Réparation totale de la côtière - Gbagbo évalue le projet à 30 milliards Fcfa
Le Chef de l'Etat a pris part hier, mardi aux festivités commémoratives du 35 ème anniversaire du port autonome de San-Pédro. Il a encore fait de grandes promesses.
La réhabilitation intégrale de la côtière nécessite la bagatelle de 30 milliards Fcfa, a révélé mardi à San-Pédro (350km à l'Ouest d'Abidjan) le chef de l'Etat à l'occasion de la célébration des 35 ans du port de la ville."Pour la réparation totale de la côtière, il faut 30 milliards de Fca", a dit Laurent Gbagbo, précisant l'engagement de son gouvernement à rechercher partout où il en sera besoin les financements nécessaires à ce projet. Avant la crise, en effet, les travaux avaient été engagés mais faute de ressources financières, ils avaient été interrompus, ruinant les espoirs des opérateurs économiques déprimés par les difficultés d'accès à leurs zones d'opération. Mais grâce au concours de l'Union européenne qui a débloqué 3,5 milliards Fcfa, le tronçon Sassandra-San-Pédro, long de quelques 70 kilomètres a pu être remis en état. Si les routes d'accès à la capitale du Bas-Sassandra connaissent un début d'attention, ce n'est pas le cas de la voirie intérieure en état de dégradation avancée. Là encore la caisse commune des Européens a consenti à mettre à la disposition des autorités, l'argent nécessaire au financement de 3,5 kilomètres sur les 10 en projet. Comme la semaine dernière dans les localités du grand Nord où il a inondé les populations de promesses, M. Gbagb a mis San-Pédro et sa région en chantier. Il a annoncé de gigantesques travaux notamment la construction d'une voie bitumée reliant San-Pédro à Taï qui entérinera la connexion avec la ville guinéenne de Kankan avec en prime le bitumage de la voie Boundiali-Tengrela. L'objectif, dit-il, est d'aller à la conquête des marchés libériens et guinéens. Dans le même ordre d'idées, a-t-il ajouté, un chemin de fer partira de San-Pédro pour atteindre la ville de Touba au Nord-Ouest du pays près de la frontière guinéenne. "L'élan de San-Pédro repartira. San-Pédro ne doit pas être un demi port. Il ne sera pas un complément à celui d'Abidjan. Si San-Pédro devient grand, c'est la Côte d'Ivoire qui s'en sortira", a-t-il insisté, annonçant également la construction d'un port sec à Korhogo. Avant lui, le Directeur général du Port de San Pedro Désiré Dallot a rappelé les efforts réalisés par son établissement. Dans le livre blanc remis au chef de l'Etat, en effet, le port de San-Pédro a réalisé un investissement cumulé de 13 milliards Fcfa essentiellement dans des projets d'infrastructures routières. Une gare mobile sera bientôt mise en service pour améliorer la cadence des navires. Toutefois, il a exigé une plus grande implication de l'Etat dans sa politique de développement. "La principale recommandation, c'est la nécessité d'obtenir de l'Etat de faire du port de San-Pédro, un pôle économique important pour la Côte d'Ivoire", a expliqué M.Dallot. Plusieurs opérateurs ont été décorés pour leur participation à l'éclosion de la région. Le président Laurent Gbagbo a procédé à l'inauguration de la Société d'usinage et de conditionnement du cacao (Susco), une unité de transformation de fèves de cacao mise en route par des capitaux nationaux. Le Directeur général de l'usine Marcel Yacé a insisté sur les difficultés d'accès au financement. "Le financement d'un projet est difficile en Afrique. Les conditions sont draconiennes. Pourtant les capacités sont là", a-t-il regretté.
Lanciné Bakayoko, envoyé spécial à San-Pédro
La réhabilitation intégrale de la côtière nécessite la bagatelle de 30 milliards Fcfa, a révélé mardi à San-Pédro (350km à l'Ouest d'Abidjan) le chef de l'Etat à l'occasion de la célébration des 35 ans du port de la ville."Pour la réparation totale de la côtière, il faut 30 milliards de Fca", a dit Laurent Gbagbo, précisant l'engagement de son gouvernement à rechercher partout où il en sera besoin les financements nécessaires à ce projet. Avant la crise, en effet, les travaux avaient été engagés mais faute de ressources financières, ils avaient été interrompus, ruinant les espoirs des opérateurs économiques déprimés par les difficultés d'accès à leurs zones d'opération. Mais grâce au concours de l'Union européenne qui a débloqué 3,5 milliards Fcfa, le tronçon Sassandra-San-Pédro, long de quelques 70 kilomètres a pu être remis en état. Si les routes d'accès à la capitale du Bas-Sassandra connaissent un début d'attention, ce n'est pas le cas de la voirie intérieure en état de dégradation avancée. Là encore la caisse commune des Européens a consenti à mettre à la disposition des autorités, l'argent nécessaire au financement de 3,5 kilomètres sur les 10 en projet. Comme la semaine dernière dans les localités du grand Nord où il a inondé les populations de promesses, M. Gbagb a mis San-Pédro et sa région en chantier. Il a annoncé de gigantesques travaux notamment la construction d'une voie bitumée reliant San-Pédro à Taï qui entérinera la connexion avec la ville guinéenne de Kankan avec en prime le bitumage de la voie Boundiali-Tengrela. L'objectif, dit-il, est d'aller à la conquête des marchés libériens et guinéens. Dans le même ordre d'idées, a-t-il ajouté, un chemin de fer partira de San-Pédro pour atteindre la ville de Touba au Nord-Ouest du pays près de la frontière guinéenne. "L'élan de San-Pédro repartira. San-Pédro ne doit pas être un demi port. Il ne sera pas un complément à celui d'Abidjan. Si San-Pédro devient grand, c'est la Côte d'Ivoire qui s'en sortira", a-t-il insisté, annonçant également la construction d'un port sec à Korhogo. Avant lui, le Directeur général du Port de San Pedro Désiré Dallot a rappelé les efforts réalisés par son établissement. Dans le livre blanc remis au chef de l'Etat, en effet, le port de San-Pédro a réalisé un investissement cumulé de 13 milliards Fcfa essentiellement dans des projets d'infrastructures routières. Une gare mobile sera bientôt mise en service pour améliorer la cadence des navires. Toutefois, il a exigé une plus grande implication de l'Etat dans sa politique de développement. "La principale recommandation, c'est la nécessité d'obtenir de l'Etat de faire du port de San-Pédro, un pôle économique important pour la Côte d'Ivoire", a expliqué M.Dallot. Plusieurs opérateurs ont été décorés pour leur participation à l'éclosion de la région. Le président Laurent Gbagbo a procédé à l'inauguration de la Société d'usinage et de conditionnement du cacao (Susco), une unité de transformation de fèves de cacao mise en route par des capitaux nationaux. Le Directeur général de l'usine Marcel Yacé a insisté sur les difficultés d'accès au financement. "Le financement d'un projet est difficile en Afrique. Les conditions sont draconiennes. Pourtant les capacités sont là", a-t-il regretté.
Lanciné Bakayoko, envoyé spécial à San-Pédro