Oui pour la vérité, non pour la compromission
200 bâches, 30.000 chaises pour plus de 50.000 militants mobilisés sous un soleil de plomb. Comme à Dabou il y a un peu plus d'un mois, le PDCI-RDA s'est livré samedi à la place Inch'Allah de Koumassi à une véritable démonstration de puissance. A cette occasion, le président de ce parti S. E Henri Konan Bédié a tenu un discours de rupture qui commence à faire grincer des dents dans les états majors politiques. Le président Bédié était très attendu à Koumassi et il a répondu présent, très présent même. Sur toutes les questions brûlantes d'actualité, il ne s'est point dérobé, il n'a non plus utilisé la langue de bois. M. Bédié a parlé clairement, publiquement et très fort parce qu'il voulait que sa position, celle du PDCI-RDA, soit connue, que cette position ne soit pas équivoque et sujette à interprétation. Le président du PDCI a ainsi rappelé que le mandat de M. Laurent Gbagbo est terminé depuis octobre 2005, que les prolongations à lui accordées successivement par les résolutions 1633, 1721 et l'accord politique de Ouagadougou sont arrivées elles aussi à expiration depuis le 1er novembre dernier. Attirant l'attention des Ivoiriens et de la Communauté internationale sur l'impasse politique qui se dessine et de ses conséquences éventuelles, le N°1 du PDCI invite l'ONU à adopter une nouvelle résolution au cours de sa séance de janvier 2008 et arrêter des mesures nouvelles susceptibles d'accélérer le processus électoral.
A cet égard, il fait observer aux Ivoiriens qu'aucun "peuple ne peut retrouver sa liberté confisquée sans sa ferme détermination à prendre en main son propre destin". En effet samedi à Koumassi, le président du PDCI n'est pas passé par quatre chemins pour dénoncer les graves retards dans la mise en ?uvre de l'accord de Ouaga. Pour lui, cet accord est en sursis pour 2 mois, après quoi il sera déclaré caduc. Bédié a aussi envoyé de petits "short message service" (SMS) au premier ministre qui a comme des démangeaisons quand on lui parle de délai et de date. "L'on ne peut pas parler de "fétichisme des dates" quand on s'est donné soi-même la mission et le délai" fait-il remarquer à Soro Guillaume. Plus loin encore, il réagit aux propos du Chef du gouvernement qui invitait, récemment à Gagnoa, les Ivoiriens à se contenter de "la petite paix" qu'ils ont pour l'heure. Parce que quand on signait l'accord de Ouaga ce n'est pas une petite paix qui avait été promise aux Ivoiriens. "Les faits sont établis, ils sont têtus" a déclaré le président du PDCI qui trouve inadmissible que l'on puisse déclarer la guerre à des gens parce qu'ils ont simplement osé critiquer les lenteurs dans la mise en ?uvre de l'accord de paix. Il trouve aussi scandaleux le chantage que l'on veut faire au PDCI en lui demandant de retirer ses ministres du gouvernement parce qu'on a critiqué les retards du processus de sortie de crise. Samedi, Bédié a répondu à tout le monde, il n'a insulté personne mais il a remis les pendules à l'heure en choisissant de jouer la carte de la vérité et non de la compromission.
Akwaba Saint Clair
A cet égard, il fait observer aux Ivoiriens qu'aucun "peuple ne peut retrouver sa liberté confisquée sans sa ferme détermination à prendre en main son propre destin". En effet samedi à Koumassi, le président du PDCI n'est pas passé par quatre chemins pour dénoncer les graves retards dans la mise en ?uvre de l'accord de Ouaga. Pour lui, cet accord est en sursis pour 2 mois, après quoi il sera déclaré caduc. Bédié a aussi envoyé de petits "short message service" (SMS) au premier ministre qui a comme des démangeaisons quand on lui parle de délai et de date. "L'on ne peut pas parler de "fétichisme des dates" quand on s'est donné soi-même la mission et le délai" fait-il remarquer à Soro Guillaume. Plus loin encore, il réagit aux propos du Chef du gouvernement qui invitait, récemment à Gagnoa, les Ivoiriens à se contenter de "la petite paix" qu'ils ont pour l'heure. Parce que quand on signait l'accord de Ouaga ce n'est pas une petite paix qui avait été promise aux Ivoiriens. "Les faits sont établis, ils sont têtus" a déclaré le président du PDCI qui trouve inadmissible que l'on puisse déclarer la guerre à des gens parce qu'ils ont simplement osé critiquer les lenteurs dans la mise en ?uvre de l'accord de paix. Il trouve aussi scandaleux le chantage que l'on veut faire au PDCI en lui demandant de retirer ses ministres du gouvernement parce qu'on a critiqué les retards du processus de sortie de crise. Samedi, Bédié a répondu à tout le monde, il n'a insulté personne mais il a remis les pendules à l'heure en choisissant de jouer la carte de la vérité et non de la compromission.
Akwaba Saint Clair