Aller au contenu

Télécommunications / Hamed Bakayoko : Pas de spéculation dans le secteur

A l'occasion de la cérémonie de présentation des v?ux des patrons des entreprises de télécommunications réunis au sein de l'Union nationale des entreprises de télécommunications (UNETEL) au ministre des Nouvelles technologies de l'information et de la communication, les questions du cadre juridique et réglementaire et de la parafiscalité ont été au c?ur des échanges entre la tutelle et les opérateurs. M. Loukou Kouadio Michel, PCA de l'UNETEL, s'interrogera et interrogera le ministre Hamed Bakayoko sur la pertinence de certaines taxes parafiscales telles la contribution acquittée par certains opérateurs sectoriels au titre de la formation et de la normalisation (), la nouvelle contribution que l'annexe fiscale 2008 impose aux seuls opérateurs du secteur au profit de la culture. La pertinence de la fixité d'un taux de contribution aux fins de désenclavement des zones dites rurales, alors que le taux de couverture et l'assiette sur laquelle elle est assise ne cessent de croître. Pour le ministre des NTIC, s'il est avéré que le secteur est l'un des plus dynamiques dans le PIB de par les investissements opérés par les opérateurs et contribue à la réduction de la pauvreté et à la résorption du chômage, l'Etat se doit d'être plus incitatif et souple au plan fiscal. Toutefois, Hamed Bakayoko s'insurge contre l'entrée dans le secteur des non professionnels qui n'y ont pas leur place et qui ne prennent pas solidement pied dans le pays. Aussi, la tutelle reconnaît-elle l'impérieuse urgence de reformater le cadre légal aux fins de protéger le secteur des parasites. Etant entendu, à l'en croire, que le secteur ne doit pas être spéculatif. Car, pour Hamed Bakayoko, le régulateur, au-delà des contraintes parlemen-taires, ne devrait pas se contenter des projets technologiques.

Rémi Coulibaly

Dans cet article