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La CEI doit proposer une date précise

Il faut finir avec les tergiversations et assumer son rôle. La Commission électorale indépendante (CEI) a été mise lundi dernier devant ses responsabilités par le Chef du gouvernement. Au l'issue d'une audience avec le Président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, le Premier ministre Guillaume Soro a été on ne peut plus clair : Quant à la date des élections, vous savez très bien que les rôles sont parfaitement bien établis. C'est à la Commission électorale indépendante (CEI) de fixer la date des élections. Mon gouvernement, une fois informé par la Commission électorale indépendante, prendra toutes les dispositions pour que ces élections se déroulent dans la transparence absolue . C'est un message clair à l'endroit de la CEI à assumer son rôle et toutes ses prérogatives. Avant lui d'ailleurs, le Chef de l'Etat Laurent Gbagbo n'a eu de cesse de marteler que les élections sont l'affaire de la CEI. Mi septembre dernier pourtant, son Président Robert Beugré Mambé s'était refusé à donner une date précise et claire en ce qui concerne le premier tour du scrutin présidentiel. S'enfermant dans la logique des politiques, il avait indiqué que les élections pourraient se tenir vers le mois d'octobre si les audiences foraines se déroulaient normalement. Un discours certes, pas tout à fait faux, mais tout de même emprunt d'une volonté de ne pas assumer toutes ses prérogatives de la part de la CEI. Et c'est justement à ces prérogatives que le Premier ministre renvoie cette institution. De toute façon, il n'a plus d'excuses depuis le 25 septembre dernier. Les audiences foraines ont été lancées et avancent relativement bien. L'opérateur technique pour l'opération d'identification est connu. C'est dire que la Commission électorale indépendante dès à présent peut choisir une date précise pour le premier tour du scrutin présidentiel. Cette date qui sera transmise au gouvernement de Côte d'ivoire et officialisée ensuite après adoption par un décret, aura l'avantage de mettre la pression sur tous les acteurs du processus de paix. Autrement sans ce point de mire, cette boussole, chacun irait à son rythme. Gbagbo et Soro s'en sont, à raison, lavés les mains. La balle est désormais dans le camp de Beugré Mambé et son équipe.
KIGBAFORY Inza

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.