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Enseignement technique et professionnel : Le ministre Dosso Moussa fait l`état des lieux de ses structures

Dans le souci de s'imprégner de l'état des lieux des établissements sous sa tutelle, le ministre de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle Dosso Moussa entreprend depuis le 15 mai une tournée dans les structures sous sa coupole. Le mercredi dernier, trois établissements ont été successivement visités par le ministre Dosso Moussa et ses plus proches collaborateurs ; le collège d'enseignement technique et de commerce de Treichville (CETC) a été le premier point de chute du ministre de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. En ces lieux, le ministre a pu lui-même se faire une idée de l'Etat des lieux, attestant les dires de Mme Bailly directrice du CETC. Cent cinquante neuf élèves (159) dont 143 sont en fin de cycle. Ce qui signifie qu'à l'année scolaire 2007-2008, seuls 16 élèves seront dans ledit établissement pour 30 professeurs. Ce qui soulève le problème de manque criant d'élèves. Selon Mme Bailly, "si rien n'est fait l'école risque de fermer ses portes, faute d'élèves". Aussi a-t-elle poursuivi pour dire au sujet du BEP que "les élèves n'en veulent plus, les parents d'élèves le rejettent quand aux entreprises, elles préfèrent le BT". A cet effet s'est-elle interrogée : "Pourquoi devrions-nous former à un diplôme qui ne répond plus aux aspirations des bénéficiaires ?" Mme Bailly a par ailleurs soulevé la question d'une nouvelle dénomination du collège en centre d'enseignement technique commercial. Créé en 1959, les installations électriques, la plomberie, les machines de dactylo et des équipements informatiques de cet établissement, sont obsolètes, surannés et inadaptés à l'évolution technique. Au Centre de bureautique, de commerce et de gestion (CBCG) de Trechville, le ministre a eu droit à un accueil tout particulier et très chaleureux grâce aux étudiants de la FESCI du CBCG qui à travers une haie d'honneur avec des chants et de danses exprimaient leur joie de voir leur ministre. Une seule doléance tenait à c?ur le directeur Doumbia Zakaria, la finition des travaux du nouveau bâtiment bloqués depuis lors par le contrôleur financier selon certaines indiscrétions. Qu'est-ce qui bloque ? Motus total. Après quoi, le cap a été mis pour la dernière étape sur le Centre d'électronique et d'informatique appliquée (CELIA) de Treichville. Cette école qui donne fière allure est dirigée par M. Camara Mamadou. Dans cet établissement, l'inadaptation du matériel de formation a été une fois de plus soulevée. Le ministre Dosso Moussa très attentif à chacune des préoccupations soulevées a justifié le sens de la tournée qu'il entreprend depuis le 15 mai dernier. "J'ai voulu voir dans quelle condition mes collaborateurs travaillent. J'ai pu constater le dénuement dans lequel vous travaillez" a-t-il indiqué. A l'endroit de ceux-ci, il nourrira cet espoir : "Je salue le sacrifice qui est fait et je voudrais vous faire partager l'espoir que nous offre l'accord de Ouagadougou et les chances qu'il nous donne. J'ai voulu faire connaître notre mission, la mission assignée à l'ensemble des structures qui est de trouver une solution à l'emploi des jeunes. Cela est devenu une préoccupation nationale. Il nous faut y réfléchir et apporter une solution idoine" a souligné le ministre Dosso Moussa avant de rassurer : "Avec la fin de la crise, vous avez entendu parler de service civique, d'insertion des ex-combattants et des miliciens. Toutes ces questions doivent être étudiées. Quant à vos différentes préoccupations, un comité a été mis sur pied et toutes les questions seront discutées. Dans près d'un mois vous verrez les résultats".
Jean Prisca

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