C'était prévisible
Il ne faut pas se voiler la face. La crise qui secoue actuellement le Rdr était prévisible. La première brèche dans l'édifice aura été la houleuse réunion convoquée l'année dernière à l'hôtel du Golf par Alassane Dramane Ouattara lui-même. Au lendemain de son retour d'exil, le mentor du parti républicain avait, en effet, réuni ses militants pour une rencontre dite de vérité à la Riviera.
Ce jour-là, les militants, sans faux-fuyant, ont dénoncé vertement et courageusement la clanisation du parti et sa prise en otage par une dizaine de personnes. Malheureusement, l'ex-DGA de Fmi, connu et reconnu pour son courage et la force de ses opinions, est resté de marbre. Conséquence : les républicains ont commencé à boycotter les manifestations de leur parti. Mais, cela n'a, semble-t-il, pas ému Ado. A la formation du nouveau gouvernement, la base s'attendait à ce que d'autres cadres du parti, tels que Guédé Guina, Houga Bi, Kouamé, Adjé Dominique fassent leur entrée. Mais là encore, la déception fut totale. Les mêmes ministres ont été reconduits, à la grande stupéfaction des républicains. C'est donc l'accumulation des frustrations qui provoque, aujourd'hui, l'ire des Adama Bictogo, Fofana Zemogo et autres Ali Kéïta et Jean-Jacques Béchio. Mais comme d'habitude, au lieu d'appeler les ?'dissidents'' à une table de négociation, le parti a préféré brandir le bâton. En témoigne d'ailleurs, la sortie musclée du n° 3 du Rdr, Amadou Gon Coulibaly, qui menace de régler les comptes à ceux qu'ils qualifient de déstabilisateurs . Pourtant, la réalité et l'objectivité obligent à reconnaître que le Rdr est vraiment à la croisée des chemins. Le parti ne mobilise plus et ses militants sont de plus en plus gagnés par le doute et le scepticisme. Dans ces conditions, il aurait été plus sage de laver le linge sale en famille, plutôt que de brandir l'arme de la menace
JJ
Ce jour-là, les militants, sans faux-fuyant, ont dénoncé vertement et courageusement la clanisation du parti et sa prise en otage par une dizaine de personnes. Malheureusement, l'ex-DGA de Fmi, connu et reconnu pour son courage et la force de ses opinions, est resté de marbre. Conséquence : les républicains ont commencé à boycotter les manifestations de leur parti. Mais, cela n'a, semble-t-il, pas ému Ado. A la formation du nouveau gouvernement, la base s'attendait à ce que d'autres cadres du parti, tels que Guédé Guina, Houga Bi, Kouamé, Adjé Dominique fassent leur entrée. Mais là encore, la déception fut totale. Les mêmes ministres ont été reconduits, à la grande stupéfaction des républicains. C'est donc l'accumulation des frustrations qui provoque, aujourd'hui, l'ire des Adama Bictogo, Fofana Zemogo et autres Ali Kéïta et Jean-Jacques Béchio. Mais comme d'habitude, au lieu d'appeler les ?'dissidents'' à une table de négociation, le parti a préféré brandir le bâton. En témoigne d'ailleurs, la sortie musclée du n° 3 du Rdr, Amadou Gon Coulibaly, qui menace de régler les comptes à ceux qu'ils qualifient de déstabilisateurs . Pourtant, la réalité et l'objectivité obligent à reconnaître que le Rdr est vraiment à la croisée des chemins. Le parti ne mobilise plus et ses militants sont de plus en plus gagnés par le doute et le scepticisme. Dans ces conditions, il aurait été plus sage de laver le linge sale en famille, plutôt que de brandir l'arme de la menace
JJ