Haro sur les putschs !
Le 10 juillet 1978, le lieutenant-colonel Ould Mohamed Saleck accède au pouvoir, à la suite d'un putsch contre le premier président de la République, Mokhtar Ould Daddah. Le 6 avril 1979, coup de théâtre! Il est remplacé par le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif dans le Comité militaire de redressement national. Le nouvel homme fort crée le Comité militaire de salut national. Suite à un accident d'avion, il est remplacé le 2 juin 1979 par le colonel Mohamed Khouna Ould Haildalla. Divers putshs sont déjoués de justesse. Le 12 décembre 1984, Maaouiya Sid'Ahmed Taya, chef d'état-major des armées, Premier ministre (1981-1984) et ministre de la Défense, prend à son tour le pouvoir par la force. Après 21 ans de règne, il est renversé à son tour. Le 3 août 2005, Ely Ould Mohamed Vall prend le pouvoir pour, officiellement, mettre fin au régime totalitaire du président Taya et met en place de véritables institutions démocratiques?. Ce putsch a eu lieu, alors que Maaouiya Ould Taya était en déplacement à l'étranger, à Riyad. Sous la pression de la communauté international, le chef de la junte militaire au pouvoir, s'engage à rétablir l'ordre constitutionnel en organisant des élections démocratiques. C'est ce qui se fait en mars 2007. Sidi Mohamed Ould Cheick Abdallahi est élu nouveau président de la République. Le 19 avril, il prête serment. Tout le monde se dit alors que la Mauritanie a amorcé un nouveau départ. Le mercredi 6 août 2008, nouveau coup d'Etat en Mauritanie. Le général Mohamed Ould Abdel renverse le régime du président Sidi Mohamed. Il promet de résoudre tous les problèmes?.
Finalement en Mauritanie, les putschs sont devenus une tradition. Aujourd'hui X gagne, demain, il est détrôné par Y. A l'heure de la mondialisation, cette attitude est inacceptable. Haro sur les putschs !
César Ebrokié
Finalement en Mauritanie, les putschs sont devenus une tradition. Aujourd'hui X gagne, demain, il est détrôné par Y. A l'heure de la mondialisation, cette attitude est inacceptable. Haro sur les putschs !
César Ebrokié