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Le Patriote
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regards - Servir son parti

Le RDR grouille. Les Républicains se retrouvent plus régulièrement que d'ordinaire. Les débats vont bon train. Des stratégies se mettent en place. Le congrès qui va se tenir est d'une importance capitale. Il est le dernier avant cette échéance électorale tant attendue. Cette formation politique qui a bataillé dur pour en arriver là, ne veut pas rater le coche. Normal ! Toute association qui se respecte et qui mesure ses chances de conquérir et d'exercer le pouvoir d'Etat, se trouverait dans un état d'esprit pareil. Le RDR veut bien faire, alors il veut se donner les moyens de mener sa barque à bon port. Au cours du congrès à venir, chacun parlera avec son tempérament, le ton et la teneur de ses propos seront fonction de ses convictions. Et vous savez qu'en politique, parfois, la passion l'emporte sur la raison. Or, en toute chose, il faut savoir raison garder. L'essentiel ici, ne sera pas de voir tel ou tel militant remplacé par tel ou tel autre à tel ou tel poste. L'essentiel ici est de faire le maximum pour tenter de faire occuper par chacun, le poste où il peut donner le meilleur de lui-même. Mais en même temps, le militant de base ne doit pas sortir de cette instance en ayant l'impression qu'il n'a pas été entendu ou du moins, que ses préoccupations n'ont pas été prises en compte. L'exercice ne sera pas facile, reconnaissons-le. Et pourtant il faut s'y soumettre. Il y va de la cohésion, de la mobilisation et de la détermination de tous les membres de la famille des Républicains. C'est vrai qu'à un congrès, le renouvellement des instances est un moment d'intenses échanges. Mais avant cela, tout ce qui se passe n'est pas inutile. Bien au contraire. L'adoption des différents bilans, la relecture des statuts et règlement intérieur sont aussi déterminants pour la vie du parti. Après ces vidanges, la machine doit pouvoir repartir avec plus de vitesse et d'efficacité. L'équipe dirigeante qui va sortir de ce congrès doit pouvoir disposer d'un cadre propice au travail. Sans que ses membres courent le risque de se marcher sur les pieds. Sinon, le temps passé à régler les conflits d'autorité ou les querelles intestines va manquer pour la campagne électorale. Qui donc avait dit qu'on pouvait servir, bien servir son pays à tous les postes ? Ce qui est valable pour un pays l'est également pour un parti politique. Pourvu que ces belles paroles ne soient pas de simples incantations. L'histoire serait triste à pleurer
Par Raphaël Lakpé

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.