Liban : Michel Sleimane élu président
La crise politique, que connaissait le pays depuis 18 mois, a connu, hier, un dénouement.
Le général Michel Sleimane, 59 ans, commandant en chef de l'armée depuis 1998, a été élu, hier, Président du Liban par 118 députés, sur un total de 127. Six députés ayant voté blanc et trois porté leur choix sur d'autres noms. Cette élection, qui marque la première étape de la remise en marche du pays, intervient après 18 mois de crise politique et des violences meurtrières, notent l'AFP et Reteurs. L'élection du nouveau président fait suite à la signature, le 21 mai, à Doha, d'un accord in extremis par le Qatar pour sortir de la crise le Liban sans président depuis novembre 2007. Cet accord a soulevé un vent d'optimisme au Liban. S'il désamorce les tensions, il n'apporte pas de solution aux questions de fond, comme celle de l'armement du Hezbollah. Seule milice au Liban, encore officiellement armée, le Hezbollah sort doublement gagnant, puisque la question de son armement n'a pas été évoquée à Doha. Autre remarque, l'opposition a eu gain de cause sur sa principale revendication, une minorité de blocage dans le gouvernement qui sera formé. Elle pourra, avec 11 ministres sur 30, imposer sa volonté sur des décisions graves, comme celles relatives à la sécurité de l'Etat. Même si elle ne pourra pas bloquer la marche des affaires courantes, pour lesquelles seule la majorité absolue est requise. Michel Sleimane aura, par ailleurs, la lourde tâche d'amorcer la réconciliation entre deux camps profondément divisés : la majorité antisyrienne, soutenue par les Occidentaux et l'Arabie saoudite, et l'opposition menée par le Hezbollah chiite, allié de la Syrie et de l'Iran. Le nouveau président, homme de consensus, était resté à l'écart des rivalités politiques. Il avait fait l'unanimité, depuis plusieurs mois, autour de son nom dans les deux camps.
Ernest Aka Simon
Le général Michel Sleimane, 59 ans, commandant en chef de l'armée depuis 1998, a été élu, hier, Président du Liban par 118 députés, sur un total de 127. Six députés ayant voté blanc et trois porté leur choix sur d'autres noms. Cette élection, qui marque la première étape de la remise en marche du pays, intervient après 18 mois de crise politique et des violences meurtrières, notent l'AFP et Reteurs. L'élection du nouveau président fait suite à la signature, le 21 mai, à Doha, d'un accord in extremis par le Qatar pour sortir de la crise le Liban sans président depuis novembre 2007. Cet accord a soulevé un vent d'optimisme au Liban. S'il désamorce les tensions, il n'apporte pas de solution aux questions de fond, comme celle de l'armement du Hezbollah. Seule milice au Liban, encore officiellement armée, le Hezbollah sort doublement gagnant, puisque la question de son armement n'a pas été évoquée à Doha. Autre remarque, l'opposition a eu gain de cause sur sa principale revendication, une minorité de blocage dans le gouvernement qui sera formé. Elle pourra, avec 11 ministres sur 30, imposer sa volonté sur des décisions graves, comme celles relatives à la sécurité de l'Etat. Même si elle ne pourra pas bloquer la marche des affaires courantes, pour lesquelles seule la majorité absolue est requise. Michel Sleimane aura, par ailleurs, la lourde tâche d'amorcer la réconciliation entre deux camps profondément divisés : la majorité antisyrienne, soutenue par les Occidentaux et l'Arabie saoudite, et l'opposition menée par le Hezbollah chiite, allié de la Syrie et de l'Iran. Le nouveau président, homme de consensus, était resté à l'écart des rivalités politiques. Il avait fait l'unanimité, depuis plusieurs mois, autour de son nom dans les deux camps.
Ernest Aka Simon