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Notre Voie
· 1 min de lecture

Aboisso - La prison civile dans un dénuement total

La maison d'arrêt et de correction d'Aboisso (Maca) est un calvaire à la fois pour les détenus et pour le personnel chargé de veiller sur eux. De magasin de transit au départ, cette maison coloniale est devenue une dépôt de détenus qu'on transférait plus tard à Grand-Bassam, alors capitale de la Côte d'Ivoire. le bâtiment est vieux de plus de soixante (60) ans. Située au c?ur de la ville, la prison civile d'Aboisso ne présente aucune garantie de sécurité. On ne la découvre que par la présence des gardes pénitentiaires juste à l'entrée. Rien absolument rien, n'indique que ce lieu est un centre de détention. Une clôture inachevée longe le côté ouest, tandis que le côté nord est limité par une clôture moyenne qui donne sur des vendeurs d'attiéké et un ravin. Le local est très exigü, confinant le personnel dans des bureaux très étroits et mal équipés. Les agents manquent du minimum. Les chaises et bureaux sont en nombre très insuffisants. En tout cas, les conditions d'évasion sont réunies en permanence dans cette prison qui compte 346 détenus, dont des gangsters. Il urge qu'on termine la clôture, qu'on la surmonte de fils de fer et qu'on dote les agents de moyens adéquats. La démotivation, à leur niveau, est perceptible. Un nouveau local serait le bienvenu aussi bien pour les personnels que pour les détenus.

Sam Kadet

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.