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Décentralisation : Le transfert des compétences, un processus irréversible

Les maires, gouverneurs de district et présidents des conseils généraux sont en séminaire depuis lundi à Abidjan, pour s'instruire des conditions de réussite du transfert et de la répartition des compétences, aux collectivités décentralisées dont ils ont la charge. Cet autre séminaire, organisé par l'Université des collectivités, devra permettre de mesurer l'avancement du processus de la décentralisation depuis la tenue de ses Etats généraux du 15 au 18 janvier dernier. Tout comme il devra donner l'opportunité aux uns et aux autres, de mieux comprendre la loi relative au transfert des compétences, d'en identifier les dysfonctionnements ainsi que les solutions qui conviennent et de définir les conditions de son exercice. Au regard de ces différents objectifs, les responsables des collectivités décentralisées ont surtout déploré la lenteur avec laquelle les compétences leur sont transférées par certains ministères techniques ; la gestion des activités génératrices de revenu comme le transport qui leur échappe encore ; l'insuffisance des subventions allouées aux mairies par rapport à celles des conseils généraux, alors que bien souvent les communes sont appelées à exécuter des projets de même importance que ces conseils ; la tendance que ceux-ci ont de se montrer hiérarchiquement plus importants que les conseils municipaux ; la qualification et l'insuffisance du personnel des uns et des autres etc. A toutes ces préoccupations, le directeur général de la Décentralisation et de l'Administration du territoire M. Gohourou Parfait et celui du développement local M. Tahé Noël donneront des explications et feront des éclairages, pour la sine compréhensions des élus locaux. Pour l'essentiel, ils retiendront que le transfert des compétences est un processus irréversible, qui est en cours. M. Gohourou a notamment expliqué que les textes d'applications des différentes compétences transférées sont actuellement soumis à l'approbation des faîtières (UVICOCI et ADDCI) des collectivités décentralisées. Car, soutient-il, les préoccupations exprimées au cours des Etats généraux sur la décentralisation ont été prises en compte . En outre, poursuit M. Gohourou, les ministères techniques que sont par exemple la santé et l'éducation ont le souci de voir les collectivités, réussir une gestion adéquate des différents domaines d'action qui leur seront concédés. Nous sommes en train d'organiser le cadre institutionnel adéquat au transfert des compétences. De plus, il faut prévoir les possibilités de contrôles a priori et a posteriori etc , a- t-il ajouté. Le directeur général de la décentralisation a par ailleurs indiqué qu'il n'existe pas de liens hiérarchiques entre les différentes collectivités . De même qu'il a conseillé aux responsables de celles-ci, l'organisation des conférences d'harmonisation ayant l'avantage de leur éviter le choix d'un même projet, à réaliser au profit de la même population. M. Tahé a longuement expliqué les grandes articulations du transfert des compétences, tel que décidé par le législateur ainsi que l'esprit qui le sous-tend. Le séminaire prend fin demain.

Moussa Touré

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