Médiation impartiale
La crise kenyane est inquiétante à cause de l'ampleur des tueries (700 morts). Mais aussi parce que en pareille circonstance où se mêlent susceptibilité et intérêts partisans, si l'on n'a pas le tact et l'impartialité qu'il faut, on part au devant d'une crise plus profonde.
La médiation doit donc éviter les clichés à imposer aux protagonistes au risque de créer encore une frustration plus grande.
Elle doit surtout se garder de favoriser un camp contre l'autre au nom d'intérêts pas toujours visibles.
Il faut privilégier l'intérêt de tous les kenyan, qu'il soit kikiyu ou luo.
On annonce l'arrivée de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, comme médiateur. Cette haute personnalité africaine n'a pas toujours eu du succès dans les médiations africaines.
Déjà en 1994, il était au Rwanda pour le compte de l'ONU, au moment où un génocide sans précèdent dans l'histoire de l'Afrique a éclaté dans ce pays.
L'organisation qu'il représentait a été accusée de ne pas avoir suffisamment fait pour éviter ce drame.
L'on a noté le rôle trouble de Annan lui-même qui, après plusieurs démentis, a fini par reconnaître que la boîte noire de l'avion du président rwandais, Juvenal Habyarimana, était dans ses bureaux.
L'avion de ce président a été abattu en plein vol et cela a été l'élément qui a déclenché le génocide..
En septembre 2002, il est secrétaire général de l'ONU quand survient une grave crise en Côte d'Ivoire qui s'est muée en rébellion.
Sa gestion de ce conflit a posé problème au point où les ivoiriens ont dû recourir eux-mêmes à une autre solution qui porte aujourd'hui ses fruits.
Nous espérons que cette fois sera la bonne et que Kofi Annan, qui est désormais, on l'espère, loin des pressions des puissances et autres réseaux, pourra sortir le Kenya du gouffre.
Son organisation, Forum humanitaire mondial, qui se propose de faire reculer les frontières de la misère, aura atteint son objectif. Il aura lui-même un peu plus de crédit aux yeux de l'opinion africaine.
Serge Armand Didi sardidi@yahoo.fr
La médiation doit donc éviter les clichés à imposer aux protagonistes au risque de créer encore une frustration plus grande.
Elle doit surtout se garder de favoriser un camp contre l'autre au nom d'intérêts pas toujours visibles.
Il faut privilégier l'intérêt de tous les kenyan, qu'il soit kikiyu ou luo.
On annonce l'arrivée de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, comme médiateur. Cette haute personnalité africaine n'a pas toujours eu du succès dans les médiations africaines.
Déjà en 1994, il était au Rwanda pour le compte de l'ONU, au moment où un génocide sans précèdent dans l'histoire de l'Afrique a éclaté dans ce pays.
L'organisation qu'il représentait a été accusée de ne pas avoir suffisamment fait pour éviter ce drame.
L'on a noté le rôle trouble de Annan lui-même qui, après plusieurs démentis, a fini par reconnaître que la boîte noire de l'avion du président rwandais, Juvenal Habyarimana, était dans ses bureaux.
L'avion de ce président a été abattu en plein vol et cela a été l'élément qui a déclenché le génocide..
En septembre 2002, il est secrétaire général de l'ONU quand survient une grave crise en Côte d'Ivoire qui s'est muée en rébellion.
Sa gestion de ce conflit a posé problème au point où les ivoiriens ont dû recourir eux-mêmes à une autre solution qui porte aujourd'hui ses fruits.
Nous espérons que cette fois sera la bonne et que Kofi Annan, qui est désormais, on l'espère, loin des pressions des puissances et autres réseaux, pourra sortir le Kenya du gouffre.
Son organisation, Forum humanitaire mondial, qui se propose de faire reculer les frontières de la misère, aura atteint son objectif. Il aura lui-même un peu plus de crédit aux yeux de l'opinion africaine.
Serge Armand Didi sardidi@yahoo.fr