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Notre Voie
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Soutien à l'Accord de Ouagadougou - Les populations de Danané et de Zouan-Hounien reconnaissantes à Gbagbo

L'ambiance était à l'émotion, à la joie des retrouvailles et surtout à la fête populaire, le samedi 28 juillet dernier, à l'école primaire publique de Zouan-Hounien. Les populations de Danané, Zouan-Hounien et Bin-Houyé, qui voient en l'Accord de Ouaga leur seul salut pour sortir leurs régions de la misère, des souffrances et du retard du fait de la guerre, sont sorties massivement pour exprimer leur soutien à son initiateur, le président Laurent Gbagbo. Mais, au-delà de cet espoir de voir leurs régions amorcer son développement, les populations entendaient, à travers cette mobilisation exceptionnelles exprimer leur reconnaissance au président de la République pour avoir érigé la sous-préfecture de Zouan-Hounien en département. Et, comme l'a si bien fait remarquer Nando Frédéric le président du comité d'organisation, le peuple a décidé de prendre son destin en main et lutter pour son développement.
A travers ce déplacement massif, les chefs coutumiers, les chefs de village, les jeunes et les femmes ont voulu démontrer qu'il y a un seul leader désormais, c'est Noutoua Youdé?. Position entièrement partagée par les chefs centraux de Danané et Zouan-Hounien. Nous nous tenons à la disposition de Noutoua ! Tu as le pouvoir aujourd'hui et, demain, ne le fuis pas?, diront respectivement Dan Auguste et Toha Simon.
Au nom des cadres de la région, Mme Loan Odette Daleba a dit toute sa reconnaissance au président Laurent Gbagbo l'initiateur du dialogue direct qui a engendré l'Accord de Ouagadougou.
Il faut, selon elle, soutenir fermement cet accord qui met fin à une situation catastrophique pour les populations. C'est un remède efficace issu d'un diagnostic juste. Pour mieux l'accepter et le soutenir, ayons le courage de regarder l'hideux visage de notre région issue de cinq années de guerre?, a fait remarquer Mme Daleba. Cette dernière a dénoncé l'effritement social, le manque de nourriture, d'écoles et d'hôpitaux et l'univers balafré du fait de la crise. Initiateur de cette manifestation, M. Noutoua Youdé, le président du conseil général de Danané, s'est dit disposé afin que tous les fils de la région s'engagent dans la voie du développement pour lequel il a été élu. Le président du conseil général de Danané a demandé aux populations de soutenir le président Laurent Gbagbo pour avoir mis fin à la crise à travers le dialogue direct qu'il a conçu et initié, et qui a accouché l'Accord de Ouaga.
Le ministre de Fonction publique et de l'Emploi le professeur Hubert Oulaye, a exhorté le peuple dan à mettre fin aux illusions de ceux qui veulent détruire le pays et à suivre la nouvelle voie de développement tracée par le président Noutoua Youdé. Puis il a annoncé pour bientôt l'organisation d'une cérémonie de réconciliation entre les peuples dan et wê.
Quant au ministre Bleu Lainé, il a rappelé aux uns et aux autres que les divisions internes ne sont pas de nature à développer la région, avant d'interpeller le ministre Mabri Toikeusse. Je demande à Mabri de soutenir le président Laurent Gbagbo?, a-t-il exhorté.
Pour la réhabilitation des infrastructures scolaires, le ministre de l'Education nationale a effectué le déplacement avec une équipe technique forte de dix personnes en vue de faire l'état des lieux.
Impressionné par la forte mobilisation dont ont fait preuve les populations, le président du Conseil économique et social Laurent Dona Fologo a dit que le rassemblement du jour, initié par le président du conseil général, est un succès. Suivez Noutoua Youdé, car, comme le disait le président Houphouet-Boigny, seuls les imbéciles ne changent pas?, a conseillé le président du CES.
Une fois de plus, Fologo a rappelé qu'il n'y a pas de guerre ethnique ni religieuse en Côte d'Ivoire. Mais, en vérité, il s'agit d'une campagne d'intoxication orchestrée par une certaine classe politique qui estime que l'avènement du président Laurent Gbagbo met à mal leurs intérêts.
Il a fustigé le comportement de ceux, qui après plus de trente ans d'exercice de pouvoir, souhaitent la recolonisation de la Côte d'Ivoire. Il en veut pour preuve les plaintes formulées par le RHDP qui parle d'erreur de l'ONU après la suppression du poste de son Haut représentant pour les élections en Côte d'Ivoire.
Le président Fologo a demandé aux Ivoiriens de faire confiance aux institutions du pays, notamment à l'INS et à la CEI, et aux magistrats. Pour lui, si des pays comme le Sénégal, le Mali, le Nigeria et la RDC ont organisé eux-mêmes les élections, la Côte d'Ivoire a aussi les moyens et les hommes pour le faire.
Il a loué le courage et l'intelligence du président Laurent Gbagbo, qui a eu le nez creux en initiant le dialogue direct.
Il a marqué son étonnement de constater que certains pays font, aujourd'hui, la queue pour se rendre en Libye, alors qu'ils taxaient le président Mouammar Kadhafi d'infréquentable.
Son intervention a été suivie de la présentation du préfet de la région des Montagnes, Amani Michel, du tout nouveau préfet de Zouan-Hounien, Salomon Agnimel, et de celui de Danané, Sékou Konaté, par le ministre d'Etat Paul Antoine Bohoun Bouabré.
Avant de prendre congé de ses hôtes, le président du conseil économique et social leur a offert la somme de 1.500.000 FCFA.









Vincent Deh (envoyé spécial)

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