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Notre Voie
· 2 min de lecture

Toumodi - Affrontements entre élèves : 3 blessés dont 1 policier, la famille du proviseur séquestrée

Le lycée moderne de Toumodi a été hier le théâtre d'affrontements entre les élèves de cet établissement. Débutés au lycée, ces affrontements se sont poursuivis en ville. On dénombre trois blessés, dont un policier. Les deux élèves sont N'Guessan Kouadio Georges en classe de Terminale et Trazié N'Guessan. L'agent de police, lui, se nomme Sikéli Yves Alain. Trazié N'Guessan et le policier ont été blessés à la tête.
Reçus ce mercredi 2 avril dans les services du chirurgien-chef N'Goran Adolphe, ils ont été libérés le même jour après avoir reçu des soins. Par contre, N'Guessan Kouadio Georges, qui a été admis la veille, a besoin d'examens plus approfondis.
Tout a commencé le jeudi 27 mars dernier. Ce jour-là, les élèves du lycée moderne devaient subir les épreuves des examens blancs, BEPC et BAC. Alors que tout semblait baigner dans l'huile, à peine les premières épreuves commencées, un coup de sifflet strident retentit. D'autres coups de sifflets suivent. Il s'en suit un attroupement qui conduit à l'arrêt des examens. Ceux-ci sont reportés sine die.
On en était là quand, le mardi 1er avril dernier, l'auteur du coup de sifflet fatidique, l'élève N'guessan Kouadio Georges, est pris à partie par ceux des élèves favorables à la tenue des examens blancs. Roué de coups, c'est dans un état comateux qu'il est transporté à l'hôpital. Interrogé sur son lit d'hôpital, N'Guessan reconnaît être l'auteur du coup de sifflet. Il dit être opposé aux examens blancs parce qu'ils diminuent les moyennes des élèves. Les examens blancs ne nous arrangent pas. En plus, il n'y a pas assez de temps pour finir le programme?, a-t-il justifié.
A propos de ses agresseurs, il accuse les responsables de la FESCI.
Pour les élèves opposés à la tenue des examens blancs, le proviseur du lycée, M. Firmin Yao Yao est à la base de la mésaventure de leur camarade. C'est le proviseur qui aurait tout manigancé, parce que de connivence avec les responsables de la FESCI favorables à la tenue des examens blancs. Ce que le proviseur rejette en bloc.
Toujours est-il que, hier mercredi 2 avril, la résidence du proviseur a été prise pour cible. Lui-même ne s'y trouvait pas, mais sa famille a été séquestrée durant plusieurs heures. Il a fallu l'intervention énergique de la police pour faire sortir les enfants, après avoir usé de bombes lacrymogènes. Vu les nombreux caillous qui jonchaient la cour, on peut aisément déviner la violence dont ont usé les aissaillants. D'ailleurs, les affrontements entre les groupes rivaux se sont poursuivis à travers les rues de la ville. C'est dans cette confusion que l'agent de police et l'élève Trazié ont reçu des projectiles à la tête.
Il faut également signaler que la voiture de commandement du commissaire de police Taï Marcellin a eu sa vitre arrière brisée.
Au moment où nous mettions sous presse, le calme était revenu. Les cours, par contre, sont suspendus jusqu'à nouvel ordre.




Pierre Djessane Gervais djessane@yahoo.fr


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