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Simple avis A César

Lentement mais sûrement, une révolution se fait au niveau de la gestion des associations sportives en Côte d'Ivoire. Ou si vous préférez, au niveau des hommes qui ont en charge le destin des associations sportives. Désormais, les athlètes sportifs et autres amateurs font appel à des hommes du métier. C'est-à-dire ceux qui pratiquent leur discipline ou qui ont une longue expérience après avoir appris auprès des aînés. En tout cas, les fédérations sportives qui l'ont compris sont en train de récolter les fruits de cette bonne option. L'exemple est venu d'abord du football. Le président actuel de la Fédération ivoirienne de football, son Excellence Monsieur Jacques Bernard Anouma, n'est pas arrivé là comme un cheveu sur la soupe. Même si on ne lui connaissait pas une carrière de footballeur, on sait que celui qui a offert à la Côte d'Ivoire sa première participation à la coupe monde a appris à se forger. Membre dans un comité directeur d'un club de la place, il a atterri par la suite à la Fédération ivoirienne de football au temps de Dieng Ousseynou avant de solliciter la présidence après le départ de celui-ci. La patience et le temps lui ont permis de se faire une idée des réalités sur le terrain avant de se donner une orientation. Aujourd'hui, les résultats sont là et parlent d'eux-mêmes. Cette option de confier la maison sportive aux hommes de métier a fait école. La Fédération de taekwondo et celle de judo en font l'expérience et sont aujourd'hui parmi celles qui donnent satisfaction. Me Siaka Coulibaly est un pur produit du taekwondo ivoirien. A ce titre, il a su insuffler un sang nouveau à cette discipline qui est en train de retrouver ses lettres de noblesse. Le grand Maître Kim n'a pas manqué de le souligner lors de son séjour à Abidjan. Il en est de même pour le judo ivoirien confié depuis peu à l'ancien champion d'Afrique, Angbo Isaac, qui malgré les maigres moyens, est en train de donner une belle image de cette discipline sportive. Avec ces exemples évoqués ci-dessus, il est temps de rendre à César ce qui appartient à César pour que disparaissent ces présidents opportunistes qui promettent monts et merveilles mais une fois à la tête des fédérations se servent d'elles au lieu de les servir. Les animateurs de la boxe ivoirienne doivent tirer les leçons du mandat N'datchi avec le scandale de fonds, dit-on, détournés. Il est peut-être temps de faire comme le judo et le taekwondo en confiant le destin du noble art ivoirien samedi prochain à un homme rompu au métier et pourquoi pas à un boxeur. Ce sera peut-être la bonne solution pour sortir de ce tourbillon de conflits interminables qui empoisonnent la boxe ivoirienne depuis plus d'une décennie.
Par De Bouaffo

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