PDCI-RDA, RDR: Pourquoi ils doivent quitter le gouvernement
Les deux partis phares du RHDP sont-ils fondés à demeurer dans un gouvernement qu'ils critiquent publiquement. C'est en tout cas la grande équation que les ténors de l'opposition se doivent de résoudre à l'aune de la déclaration de Sidiki Konaté et avant l'ouverture de la campagne électorale qui devra donner à chacun l'occasion de présenter son bilan à ses partisans.
La Côte d'ivoire est véritablement un pays d'exception. Après une rébellion unique en son genre, les protagonistes de la crise sont engagés dans une réconciliation à l'image de la Côte d'Ivoire. Une réconciliation de façade puisque dans chaque camp, c'est en rangs dispersés que l'on a décidé de fumer le calumet de la paix avec les ennemis d'hier. Ce qui, à n'en point douter déteint sur le processus de paix dont la lenteur vient d'être dénoncée par l'ONU. Dans ce monde à part, nombreux sont les observateurs de la vie politique qui ont pensé que l'apport de l'opposition civile dans les gouvernements successifs formés depuis mars 2003 serait capitale dans l'accélération du processus de paix. Quatre années sont passées et il faut bien se résoudre à faire le constat que les espoirs placés en ces formations politiques ont été totalement déçus, ce au regard de plusieurs faits. Alors qu'ils devaient être les baromètres de l'action gouvernementale pour ne pas dire des modèles pour les ministres FPI et Forces nouvelles dont la plupart faisaient leurs classes dans les hautes sphères de l'administration, les ministres du PDCI et du RDR en sont venus à faire l'apologie ?' de la soupe commune'' que constitue une présence dans le gouvernement. Ces ministres font preuve d'une certaine faiblesse dans la conduite des affaires publiques. Leurs cabinets ne sont-ils pas truffés de sympathisants et de militants à l'instar du FPI et des Forces nouvelles qu'ils ne cessent de critiquer. Mais, non contents de festoyer avec ceux qu'ils pourfendent à longueur de journée, les ministres PDCI et RDR ferraillent en sous -marin pour déstabiliser sinon affaiblir le gouvernement dans lequel ils siègent. Cette attitude complètement machiavélique se traduit par une absence de loyauté envers le Chef de l'Etat et son Premier ministre. Avec Laurent Gbagbo, Seydou Diarra et Charles Konan Banny ont durement souffert de cet état de fait. A leur désavantage ces Premiers ministres ne savaient pas où donner de la tête car ils se sont retrouvés entre le marteau et l'enclume. Contenter et la communauté internationale et les leaders d'opposition sans omettre les partisans de Gbagbo qui veillaient au grain contre ?'toute déviation''. Prenant leurs ordres auprès de leurs chefs de partis grâce auxquels ils sont dans le gouvernement, les ministres RDR et PDCI ont érigé la défiance envers les tenants de l'exécutif en règle de conduite, reléguant aux calendes grecques le sacro saint principe de la solidarité gouvernementale. S'ils n'exposent pas plus publiquement les secrets du gouvernement à leurs militants, les ministres PDCI et RDR pratiquent un sabordage sournois de l'action gouvernementale. Dans leur double jeu, ils tiennent au même au niveau d'information leurs mandants de chefs de partis et le Premier ministre. La finalité de ce travail de sape est que les deux opposants que sont Ouattara et Bédié espionnent paisiblement, grâce à leurs ?'taupes'', Laurent Gbagbo qu'ils doivent affronter aux élections générales. Il n'est donc pas surprenant que l'opposition qui est certainement au courant de certains dossiers ?'sales'' du FPI soit en transe ces jours-ci. Dans des meetings respectifs, Bédié et Ado ont dénoncé la gabegie, les détournements et la mauvaise gouvernance du FPI et son gouvernement. Soro Guillaume, premier responsable de ce gouvernement qui a tant soit peu réussi à mettre fin à la ?' rébellion administrative'' n'est pas épargné. Sa cohabitation avec Gbagbo n'est pas du goût de l'opposition. En dépit des apparences, les patrons du RHDP en veulent à Soro parce qu'il aurait donné du répit à Gbagbo en devenant son Premier ministre. En tout cas, pour l'opposition Gbagbo et le gouvernement Soro incarnent les malheurs de la Côte d'ivoire. C'est pourquoi, l'on en vient de plus à se demander ce que cherchent encore les ministres du PDCI et du RDR dans un gouvernement accablé de tous les péchés d'Israël.
Ministres PDCI, RDR démissionnez !
A la lumière des virulentes diatribes des leaders du PDCI et du RDR lancées contre Gbagbo et Soro, leurs ministres n'ont plus qu'une chose à faire. Démissionner du gouvernement Soro pour montrer à l'opinion nationale et internationale qu'il existe encore des ?'poches de moralité'' dans ce pays. Les ministres de l'opposition doivent rendre le tablier en ce sens qu'ils mettraient leur dignité en cage s'ils continuaient de cautionner par leur présence un gouvernement qui est vilipendé par leurs leaders. L'occasion est rêvée pour faire mentir tous ceux qui pensent que la crise ivoirienne avec ces gouvernements hétéroclites,est le terreau de rapaces politiques. Une crise prolongée artificiellement par toute la classe politique pour s'enrichir ?'mutuellement'' sans avoir à rendre de compte après. A moins d'être dans la posture de quelqu'un qui scie la branche sur laquelle il est assis, l'opposition doit avoir le courage politique de quitter prestement le gouvernement de Guillaume Soro. Parce qu'à l'arrivée, il sera difficile de faire le procès de Gbagbo et du FPI encore moins de Soro. Les Ivoiriens ne sont plus ce qu'ils étaient sous le parti unique pour leur faire prendre des vessies pour des lanternes. L'opposition pourra t-elle sincèrement faire le bilan de la gestion de Gbagbo sans faire son propre bilan. Car à la vérité peut-on véritablement dire que Laurent Gbagbo est au pouvoir depuis Septembre 2002. Comme on le dit de manière triviale ?'c'est tout le monde qui est pouvoir à l'heure là''. Cela fait quatre ans que tous les politiques gèrent le pays et personnes ne peut rejeter quoi que ce soit sur qui que ce soit. Quitter le gouvernement est de ce fait la seule alternative qui s'offre à ceux qui vouent aux gémonies le duo Gbagbo -Soro. Il faut quitter le navire Soro avant qu'il n'en éjecte certains qui siège avec lui et le critique comme les FN le lui proposent bientôt. Et puis, l'opposition croit-elle vraiment qu'on a besoin d'être à la Présidence ou à la Primature pour changer les valeurs dans un pays. La bonne gouvernance, l'Etat de droit et autres sont des valeurs qu'on peut inoculer au peuple sans se compromettre dans un gouvernement. En conclusion, il est évident qu'à défaut de se faire user par Gbagbo et Soro, le PDCI et le RDR doivent tirer les conséquences de leur attitude et démissionner.
Valery Foungbé
La Côte d'ivoire est véritablement un pays d'exception. Après une rébellion unique en son genre, les protagonistes de la crise sont engagés dans une réconciliation à l'image de la Côte d'Ivoire. Une réconciliation de façade puisque dans chaque camp, c'est en rangs dispersés que l'on a décidé de fumer le calumet de la paix avec les ennemis d'hier. Ce qui, à n'en point douter déteint sur le processus de paix dont la lenteur vient d'être dénoncée par l'ONU. Dans ce monde à part, nombreux sont les observateurs de la vie politique qui ont pensé que l'apport de l'opposition civile dans les gouvernements successifs formés depuis mars 2003 serait capitale dans l'accélération du processus de paix. Quatre années sont passées et il faut bien se résoudre à faire le constat que les espoirs placés en ces formations politiques ont été totalement déçus, ce au regard de plusieurs faits. Alors qu'ils devaient être les baromètres de l'action gouvernementale pour ne pas dire des modèles pour les ministres FPI et Forces nouvelles dont la plupart faisaient leurs classes dans les hautes sphères de l'administration, les ministres du PDCI et du RDR en sont venus à faire l'apologie ?' de la soupe commune'' que constitue une présence dans le gouvernement. Ces ministres font preuve d'une certaine faiblesse dans la conduite des affaires publiques. Leurs cabinets ne sont-ils pas truffés de sympathisants et de militants à l'instar du FPI et des Forces nouvelles qu'ils ne cessent de critiquer. Mais, non contents de festoyer avec ceux qu'ils pourfendent à longueur de journée, les ministres PDCI et RDR ferraillent en sous -marin pour déstabiliser sinon affaiblir le gouvernement dans lequel ils siègent. Cette attitude complètement machiavélique se traduit par une absence de loyauté envers le Chef de l'Etat et son Premier ministre. Avec Laurent Gbagbo, Seydou Diarra et Charles Konan Banny ont durement souffert de cet état de fait. A leur désavantage ces Premiers ministres ne savaient pas où donner de la tête car ils se sont retrouvés entre le marteau et l'enclume. Contenter et la communauté internationale et les leaders d'opposition sans omettre les partisans de Gbagbo qui veillaient au grain contre ?'toute déviation''. Prenant leurs ordres auprès de leurs chefs de partis grâce auxquels ils sont dans le gouvernement, les ministres RDR et PDCI ont érigé la défiance envers les tenants de l'exécutif en règle de conduite, reléguant aux calendes grecques le sacro saint principe de la solidarité gouvernementale. S'ils n'exposent pas plus publiquement les secrets du gouvernement à leurs militants, les ministres PDCI et RDR pratiquent un sabordage sournois de l'action gouvernementale. Dans leur double jeu, ils tiennent au même au niveau d'information leurs mandants de chefs de partis et le Premier ministre. La finalité de ce travail de sape est que les deux opposants que sont Ouattara et Bédié espionnent paisiblement, grâce à leurs ?'taupes'', Laurent Gbagbo qu'ils doivent affronter aux élections générales. Il n'est donc pas surprenant que l'opposition qui est certainement au courant de certains dossiers ?'sales'' du FPI soit en transe ces jours-ci. Dans des meetings respectifs, Bédié et Ado ont dénoncé la gabegie, les détournements et la mauvaise gouvernance du FPI et son gouvernement. Soro Guillaume, premier responsable de ce gouvernement qui a tant soit peu réussi à mettre fin à la ?' rébellion administrative'' n'est pas épargné. Sa cohabitation avec Gbagbo n'est pas du goût de l'opposition. En dépit des apparences, les patrons du RHDP en veulent à Soro parce qu'il aurait donné du répit à Gbagbo en devenant son Premier ministre. En tout cas, pour l'opposition Gbagbo et le gouvernement Soro incarnent les malheurs de la Côte d'ivoire. C'est pourquoi, l'on en vient de plus à se demander ce que cherchent encore les ministres du PDCI et du RDR dans un gouvernement accablé de tous les péchés d'Israël.
Ministres PDCI, RDR démissionnez !
A la lumière des virulentes diatribes des leaders du PDCI et du RDR lancées contre Gbagbo et Soro, leurs ministres n'ont plus qu'une chose à faire. Démissionner du gouvernement Soro pour montrer à l'opinion nationale et internationale qu'il existe encore des ?'poches de moralité'' dans ce pays. Les ministres de l'opposition doivent rendre le tablier en ce sens qu'ils mettraient leur dignité en cage s'ils continuaient de cautionner par leur présence un gouvernement qui est vilipendé par leurs leaders. L'occasion est rêvée pour faire mentir tous ceux qui pensent que la crise ivoirienne avec ces gouvernements hétéroclites,est le terreau de rapaces politiques. Une crise prolongée artificiellement par toute la classe politique pour s'enrichir ?'mutuellement'' sans avoir à rendre de compte après. A moins d'être dans la posture de quelqu'un qui scie la branche sur laquelle il est assis, l'opposition doit avoir le courage politique de quitter prestement le gouvernement de Guillaume Soro. Parce qu'à l'arrivée, il sera difficile de faire le procès de Gbagbo et du FPI encore moins de Soro. Les Ivoiriens ne sont plus ce qu'ils étaient sous le parti unique pour leur faire prendre des vessies pour des lanternes. L'opposition pourra t-elle sincèrement faire le bilan de la gestion de Gbagbo sans faire son propre bilan. Car à la vérité peut-on véritablement dire que Laurent Gbagbo est au pouvoir depuis Septembre 2002. Comme on le dit de manière triviale ?'c'est tout le monde qui est pouvoir à l'heure là''. Cela fait quatre ans que tous les politiques gèrent le pays et personnes ne peut rejeter quoi que ce soit sur qui que ce soit. Quitter le gouvernement est de ce fait la seule alternative qui s'offre à ceux qui vouent aux gémonies le duo Gbagbo -Soro. Il faut quitter le navire Soro avant qu'il n'en éjecte certains qui siège avec lui et le critique comme les FN le lui proposent bientôt. Et puis, l'opposition croit-elle vraiment qu'on a besoin d'être à la Présidence ou à la Primature pour changer les valeurs dans un pays. La bonne gouvernance, l'Etat de droit et autres sont des valeurs qu'on peut inoculer au peuple sans se compromettre dans un gouvernement. En conclusion, il est évident qu'à défaut de se faire user par Gbagbo et Soro, le PDCI et le RDR doivent tirer les conséquences de leur attitude et démissionner.
Valery Foungbé