SEM Aubrey Hooks, ambassadeur des USA, avant son départ : La paix est revenue...Mais il y aura des dérapages
Après plus de deux ans de séjour diplomatique en Côte d'Ivoire, l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique en terre Eburnéenne, son excellence Aubrey Hooks quitte définitivement notre pays. Trois jours auparavant, le diplomate américain a bien voulu se prêter aux questions des journalistes. Excellence, vous annoncez votre départ définitif de la Côte d'Ivoire, un pays où vous venez de passer un bon séjour diplomatique. Quel sentiment vous anime pour votre séparation avec ce peuple qui vous aime tant ?
Au moment où je quitte la Côte d'Ivoire, c'est un sentiment de satisfaction qui m'anime parce que les choses commencent à aller dans le sens souhaité. La cérémonie du lundi dernier à Bouaké est un symbole fort pour la réunification puisque depuis 2002, le Président de la République n'était plus allé dans cette ville. C'est donc un sentiment d'optimisme pour une sortie véritable de crise qui pourra déboucher sur des élections. Et pourtant, certains observateurs ont estimé que tout reste à refaire dans la mesure, selon eux, où la cérémonie de Bouaké n'est qu'un symbole.
Effectivement, c'est un symbole. Mais les symboles sont très importants surtout en Afrique. Je sais qu'il y a beaucoup de choses à faire maintenant. Mais la cérémonie de Bouaké rassure les gens que le président de la République et le Premier ministre travaillent bien la main dans la main. C'est donc un terrain préparé pour relancer le processus de désarmement, d'identification, enfin tout ce que vous voulez. Excellence, vous répondiez en février dernier que la politique américaine actuelle en Côte d'Ivoire, c'est l'instauration de la paix. Selon vous, la paix est-elle revenue ?
Oui, la paix est revenue, la paix est revenue certes, mais il y aura sans doute des dérapages de temps en temps, ce qui est évident. Mais l'essentiel, c'est que la tendance maintenant est vers la paix et vers la réconciliation et c'est ce qui m'encourage beaucoup.
Le peuple ivoirien reconnaît en vous, un diplomate qui a su aimer et rester aux côtés des Ivoiriens pendant les moments les plus difficiles. Cela justifie quoi et pourquoi ce peuple tient tant à vous ?
C'est une question que je pose et je n'ai jamais très bien compris pourquoi la population en général m'a adopté. C'est quelque chose que j'apprécie beaucoup et cela m'a profondément touché. Partout où je passe, les gens me saluent amicalement. Peut-être pour moi, c'est grâce à une diplomatie de proximité que j'ai essayé de mettre en pratique. Cela veut dire qu'il faut servir de pont entre le gouvernement américain et le gouvernement ivoirien mais également entre le peuple américain et le peuple ivoirien.
Revenons un peu sur la crise, vous avez passé trois années en Côte d'Ivoire, vous avez vécu auprès des Ivoiriens. Selon vous, comment peut-on expliquer la crise ivoirienne ? Le fait que les Ivoiriens aient pu s'entretuer ?
Il y a beaucoup de raisons qui ont fait que la Côte d'Ivoire ait connu cette crise. Et je pense que les racines de cette crise remontent dans l'histoire jusqu'aux années 80 si vous le voulez. Je pense à la transition, c'est-à-dire l'après Houphouët-Boigny qui a été difficile et c'est cela qui a provoqué la crise. La question d'Ivoirité, le coup d'Etat de 99 et les élections contestées qui ont donné la crise de 2002. Ce sont là bien des éléments qui ont contribué à l'éclatement de cette crise. C'est bien de faire une analyse de cette crise parce qu'elle compte pour l'histoire. Mais l'essentiel c'est d'aller de l'avant car ce fut une expérience très difficile pour les Ivoiriens. Nous, aux Etats-Unis, avions vécu une guerre civile qui a duré quatre ans et qui a été l'une des plus sanglantes de l'histoire. Si nous avons pu surmonter cela, je pense que pour la Côte d'Ivoire, c'est tout à fait possible. Est-ce que vous avez réellement le sentiment qu'il y avait une opposition entre les Ivoiriens du nord et ceux du sud ou entre musulmans et chrétiens comme certains le soutiennent ?
Problème entre nordistes et sudistes, non ! Problème entre religieux encore non ! Ce que j'ai constaté, c'est qu'à un moment donné, la classe politique avait essayé d'exploiter la situation. Je pense que la population du nord et celle du sud, ce sont les mêmes Ivoiriens. Il y a un tel brassage qu'on ne pouvait pas parler de population du nord et population du sud. Tous formaient un seul peuple bien soudé. C'est la classe politique qui a donc essayé d'exploiter certaines différences parfois même imaginaires.
Pendant cette crise, la communauté internationale a joué un grand rôle à travers certaines actions que tous nous savons. Alors comment avez-vous apprécié le rôle de la communauté internationale dans ladite crise?
Je pense que la communauté internationale a su accompagner la Côte d'Ivoire dans cette crise surtout en ce qui concerne les institutions. A savoir la CEDEAO et l'Union africaine. Je sais bien que les Etats-Unis ont essayé de renforcer la position de la CEDEAO et de l'Union africaine dans la recherche de la paix en Côte d'Ivoire. Ce que nous avons fait, c'est une opération de maintien de la paix c'est-à-dire créer les conditions qui ont favorisé l'évolution de la situation dans le sens positif. Ce qui a permis aux Ivoiriens eux-mêmes de se donner la paix. C'est au cours d'une récente cérémonie, parlant au nom du 1er ministre, Hamed Touré disait : " Le Premier ministre m'envoie vous dire que vous ne partirez pas ". N'est-ce pas cela qui en fonde l'opinion de certaines personnes qui disent que vous travaillerez ici bientôt pour l'ONU ?
Vous savez, j'espère être bientôt à la fin de mon mandat de diplomate et je suis en train d'examiner certaines options. Quant aux spéculations, je les ai lues comme vous dans la presse. Mais pour le moment, il n'y a rien que je puisse conformer. Je pense que d'ici une semaine, deux semaines, les choses seront plus claires. Excellence, de tous les diplomates ayant séjourné en Côte d'Ivoire, vous restez celui là qui s'est le plus investi dans la culture ivoirienne. Qu'est-ce qui explique cela ? Et au moment où vous quittez notre pays, que retenez-vous de son environnement culturel ?
Je dirai d'abord que la Côte d'Ivoire est avant tout la capitale culturelle de l'Afrique, surtout de l'Afrique francophone. Deuxièmement, la culture c'est ma passion. J'aime beaucoup la musique, la culture en général. Et aux Etats-Unis, on attache beaucoup d'importance à la culture comme mécanisme pour rapprocher les peuples. Pour rappeler dans les années 70-80, il y a eu beaucoup de tensions pendant la guerre froide. Beaucoup de tensions entre les Etats-Unis et l'Union soviétique. Sur le plan culturel, il y avait beaucoup d'échanges et je pense que ces échanges ont contribué à décrisper les relations entre les deux pays. Ces échanges ont contribué à une évolution positive de la situation au point où les choses se sont améliorées comme vous le savez. Je pense donc que la culture est aussi importante dans le jeu politique. Pour toujours parler de la culture, qu'est-ce qui vous a le plus marqué dans la culture ivoirienne ?
Dans ce pays, il y a beaucoup de talents et c'est la diversité de ces talents culturels qui fait que la Côte d'Ivoire est en train de rivaliser désormais avec le Congo Kinshasa. Pendant des décennies, c'est la musique congolaise qui a dominé le continent et je pense que maintenant, c'est la musique ivoirienne qui prend le pas sur celle du Congo. Et même dans le domaine de la peinture, la Côte d'Ivoire est bien partie. Quel est donc le genre musical qui vous a le plus impressionné ?
Bon ! Il y a plusieurs tendances qui m'ont impressionné mais la danse qui m'a le plus marqué est "La grippe aviaire" de DJ Lewis.
Partant de l'exemple des USA où la culture a pesé de tout son poids dans la normalisation des relations entre votre pays et l'Union soviétique, avez-vous la même impression pour la crise ivoirienne ?
Dans le cas de la Côte d'Ivoire, c'est possible mais il faut commencer par le sport à travers le match de football disputé à Bouaké par les Eléphants dans le cadre des éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations. Après donc le sport, la musique a fait sa part. Car tous deux ont contribué à renforcer l'identité nationale, décrisper la situation et contribuer à la réconciliation.
Excellence, croyez-vous que cette paix est sincère et durable ?
Oui, j'y crois. Parce que je crois que la population est fatiguée de la guerre et pour cela, elle n'a d'autre choix que d'aller à la paix. Quand on sait qu'il y a des gens qui ont vécu isolés loin de leurs familles depuis le début de cette crise et qui ont besoin de les retrouver. Les acteurs politiques ont certainement compris tous ces phénomènes et donc cette paix peut être sincère et durable.
Maintenant que vous quittez notre pays, seulement dans trois jours (à partir du mercredi 01/07) quel message fort pouvez-vous adresser aux Ivoiriens et surtout aux hommes politiques ?
Il faut continuer sur le chemin de la paix et de la réconciliation qui est la réunification effective du pays. Pour des élections crédibles. Et si on continue sur ce chemin, la Côte d'Ivoire ne sera plus un pays en crise et elle va à nouveau occuper la place qui est la sienne en Afrique et dans le monde. Ce message est adressé aux politiques. Quant au peuple de Côte d'Ivoire, un peuple aussi hospitalier, je l'aime autant pour les amitiés que j'ai eues dans ce beau pays. J'ai bénéficié de beaucoup d'amitié, de beaucoup de chaleur. C'est une chose qui va me manquer et que je n'oublierai pas. En un mot, j'adore les Ivoiriens et tout le peuple de Côte d'Ivoire.
Propos recueillis par Dieusmonde Tadé
Au moment où je quitte la Côte d'Ivoire, c'est un sentiment de satisfaction qui m'anime parce que les choses commencent à aller dans le sens souhaité. La cérémonie du lundi dernier à Bouaké est un symbole fort pour la réunification puisque depuis 2002, le Président de la République n'était plus allé dans cette ville. C'est donc un sentiment d'optimisme pour une sortie véritable de crise qui pourra déboucher sur des élections. Et pourtant, certains observateurs ont estimé que tout reste à refaire dans la mesure, selon eux, où la cérémonie de Bouaké n'est qu'un symbole.
Effectivement, c'est un symbole. Mais les symboles sont très importants surtout en Afrique. Je sais qu'il y a beaucoup de choses à faire maintenant. Mais la cérémonie de Bouaké rassure les gens que le président de la République et le Premier ministre travaillent bien la main dans la main. C'est donc un terrain préparé pour relancer le processus de désarmement, d'identification, enfin tout ce que vous voulez. Excellence, vous répondiez en février dernier que la politique américaine actuelle en Côte d'Ivoire, c'est l'instauration de la paix. Selon vous, la paix est-elle revenue ?
Oui, la paix est revenue, la paix est revenue certes, mais il y aura sans doute des dérapages de temps en temps, ce qui est évident. Mais l'essentiel, c'est que la tendance maintenant est vers la paix et vers la réconciliation et c'est ce qui m'encourage beaucoup.
Le peuple ivoirien reconnaît en vous, un diplomate qui a su aimer et rester aux côtés des Ivoiriens pendant les moments les plus difficiles. Cela justifie quoi et pourquoi ce peuple tient tant à vous ?
C'est une question que je pose et je n'ai jamais très bien compris pourquoi la population en général m'a adopté. C'est quelque chose que j'apprécie beaucoup et cela m'a profondément touché. Partout où je passe, les gens me saluent amicalement. Peut-être pour moi, c'est grâce à une diplomatie de proximité que j'ai essayé de mettre en pratique. Cela veut dire qu'il faut servir de pont entre le gouvernement américain et le gouvernement ivoirien mais également entre le peuple américain et le peuple ivoirien.
Revenons un peu sur la crise, vous avez passé trois années en Côte d'Ivoire, vous avez vécu auprès des Ivoiriens. Selon vous, comment peut-on expliquer la crise ivoirienne ? Le fait que les Ivoiriens aient pu s'entretuer ?
Il y a beaucoup de raisons qui ont fait que la Côte d'Ivoire ait connu cette crise. Et je pense que les racines de cette crise remontent dans l'histoire jusqu'aux années 80 si vous le voulez. Je pense à la transition, c'est-à-dire l'après Houphouët-Boigny qui a été difficile et c'est cela qui a provoqué la crise. La question d'Ivoirité, le coup d'Etat de 99 et les élections contestées qui ont donné la crise de 2002. Ce sont là bien des éléments qui ont contribué à l'éclatement de cette crise. C'est bien de faire une analyse de cette crise parce qu'elle compte pour l'histoire. Mais l'essentiel c'est d'aller de l'avant car ce fut une expérience très difficile pour les Ivoiriens. Nous, aux Etats-Unis, avions vécu une guerre civile qui a duré quatre ans et qui a été l'une des plus sanglantes de l'histoire. Si nous avons pu surmonter cela, je pense que pour la Côte d'Ivoire, c'est tout à fait possible. Est-ce que vous avez réellement le sentiment qu'il y avait une opposition entre les Ivoiriens du nord et ceux du sud ou entre musulmans et chrétiens comme certains le soutiennent ?
Problème entre nordistes et sudistes, non ! Problème entre religieux encore non ! Ce que j'ai constaté, c'est qu'à un moment donné, la classe politique avait essayé d'exploiter la situation. Je pense que la population du nord et celle du sud, ce sont les mêmes Ivoiriens. Il y a un tel brassage qu'on ne pouvait pas parler de population du nord et population du sud. Tous formaient un seul peuple bien soudé. C'est la classe politique qui a donc essayé d'exploiter certaines différences parfois même imaginaires.
Pendant cette crise, la communauté internationale a joué un grand rôle à travers certaines actions que tous nous savons. Alors comment avez-vous apprécié le rôle de la communauté internationale dans ladite crise?
Je pense que la communauté internationale a su accompagner la Côte d'Ivoire dans cette crise surtout en ce qui concerne les institutions. A savoir la CEDEAO et l'Union africaine. Je sais bien que les Etats-Unis ont essayé de renforcer la position de la CEDEAO et de l'Union africaine dans la recherche de la paix en Côte d'Ivoire. Ce que nous avons fait, c'est une opération de maintien de la paix c'est-à-dire créer les conditions qui ont favorisé l'évolution de la situation dans le sens positif. Ce qui a permis aux Ivoiriens eux-mêmes de se donner la paix. C'est au cours d'une récente cérémonie, parlant au nom du 1er ministre, Hamed Touré disait : " Le Premier ministre m'envoie vous dire que vous ne partirez pas ". N'est-ce pas cela qui en fonde l'opinion de certaines personnes qui disent que vous travaillerez ici bientôt pour l'ONU ?
Vous savez, j'espère être bientôt à la fin de mon mandat de diplomate et je suis en train d'examiner certaines options. Quant aux spéculations, je les ai lues comme vous dans la presse. Mais pour le moment, il n'y a rien que je puisse conformer. Je pense que d'ici une semaine, deux semaines, les choses seront plus claires. Excellence, de tous les diplomates ayant séjourné en Côte d'Ivoire, vous restez celui là qui s'est le plus investi dans la culture ivoirienne. Qu'est-ce qui explique cela ? Et au moment où vous quittez notre pays, que retenez-vous de son environnement culturel ?
Je dirai d'abord que la Côte d'Ivoire est avant tout la capitale culturelle de l'Afrique, surtout de l'Afrique francophone. Deuxièmement, la culture c'est ma passion. J'aime beaucoup la musique, la culture en général. Et aux Etats-Unis, on attache beaucoup d'importance à la culture comme mécanisme pour rapprocher les peuples. Pour rappeler dans les années 70-80, il y a eu beaucoup de tensions pendant la guerre froide. Beaucoup de tensions entre les Etats-Unis et l'Union soviétique. Sur le plan culturel, il y avait beaucoup d'échanges et je pense que ces échanges ont contribué à décrisper les relations entre les deux pays. Ces échanges ont contribué à une évolution positive de la situation au point où les choses se sont améliorées comme vous le savez. Je pense donc que la culture est aussi importante dans le jeu politique. Pour toujours parler de la culture, qu'est-ce qui vous a le plus marqué dans la culture ivoirienne ?
Dans ce pays, il y a beaucoup de talents et c'est la diversité de ces talents culturels qui fait que la Côte d'Ivoire est en train de rivaliser désormais avec le Congo Kinshasa. Pendant des décennies, c'est la musique congolaise qui a dominé le continent et je pense que maintenant, c'est la musique ivoirienne qui prend le pas sur celle du Congo. Et même dans le domaine de la peinture, la Côte d'Ivoire est bien partie. Quel est donc le genre musical qui vous a le plus impressionné ?
Bon ! Il y a plusieurs tendances qui m'ont impressionné mais la danse qui m'a le plus marqué est "La grippe aviaire" de DJ Lewis.
Partant de l'exemple des USA où la culture a pesé de tout son poids dans la normalisation des relations entre votre pays et l'Union soviétique, avez-vous la même impression pour la crise ivoirienne ?
Dans le cas de la Côte d'Ivoire, c'est possible mais il faut commencer par le sport à travers le match de football disputé à Bouaké par les Eléphants dans le cadre des éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations. Après donc le sport, la musique a fait sa part. Car tous deux ont contribué à renforcer l'identité nationale, décrisper la situation et contribuer à la réconciliation.
Excellence, croyez-vous que cette paix est sincère et durable ?
Oui, j'y crois. Parce que je crois que la population est fatiguée de la guerre et pour cela, elle n'a d'autre choix que d'aller à la paix. Quand on sait qu'il y a des gens qui ont vécu isolés loin de leurs familles depuis le début de cette crise et qui ont besoin de les retrouver. Les acteurs politiques ont certainement compris tous ces phénomènes et donc cette paix peut être sincère et durable.
Maintenant que vous quittez notre pays, seulement dans trois jours (à partir du mercredi 01/07) quel message fort pouvez-vous adresser aux Ivoiriens et surtout aux hommes politiques ?
Il faut continuer sur le chemin de la paix et de la réconciliation qui est la réunification effective du pays. Pour des élections crédibles. Et si on continue sur ce chemin, la Côte d'Ivoire ne sera plus un pays en crise et elle va à nouveau occuper la place qui est la sienne en Afrique et dans le monde. Ce message est adressé aux politiques. Quant au peuple de Côte d'Ivoire, un peuple aussi hospitalier, je l'aime autant pour les amitiés que j'ai eues dans ce beau pays. J'ai bénéficié de beaucoup d'amitié, de beaucoup de chaleur. C'est une chose qui va me manquer et que je n'oublierai pas. En un mot, j'adore les Ivoiriens et tout le peuple de Côte d'Ivoire.
Propos recueillis par Dieusmonde Tadé