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Le processus électoral à la traîne

Les élections, cela est su, constituent la pierre angulaire du processus de sortie de crise. Mais malheureusement celui-ci connaît une lenteur due certainement à la polémique autour du fétichisme des dates. Le premier ministre Guillaume Soro refuse de se prendre au piège des dates, par les effets d'annonce qu'il estime peut-être être à l'origine de la chute de ses prédécesseurs. Si la prudence du locataire de la primature peut s'expliquer, il ne demeure pas moins vrai que le prolongement de la crise militaire et politique a fini par exaspérer les populations ivoiriennes. L'Accord de paix de Ouagadougou signé le 04 Mars 2007 avait donné un délai de 10 mois pour l'organisation des élections. Près de six mois après la signature de cette paix des braves, le processus électoral n'a pas encore démarré. Les signataires dudit accord, conscients de ce retard enregistré, ont du reporter les joutes électorales au premier trimestre de 2008. Certes plusieurs symboles dont la suppression de la zone de confiance, la mise en place du Centre de Commandement Intégré (Cci) et la Flamme de la Paix, ont permis la décrispation politique et fait tomber le mur de la méfiance. Mais l'organisation pratique et technique des élections reste encore au point zéro. L'opération des audiences foraines qui doit conduire à une identification générale des populations et l'établissement d'un listing électoral demeure toujours au stade de projet. C'est seulement la semaine dernière que la Commission Electorale Indépendante (Cei) a remis le fichier électoral de 2000 aux partis politiques
Hervey Gobou

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