Deux jours après la flamme de la paix - Etat des lieux de l`application de Ouaga
Si le chronogramme de mise en ?uvre de l'Accord de Ouagadougou avait été respecté, le pays en serait aujourd'hui à la phase d'enrôlement pour le service civique. L'accord de paix de Ouagadougou signé le 4 mars 2007 avait pour mission précise, de conduire la Nation ivoirienne à une situation de normalité avec au finish l'organisation des élections. Quatre mois après sa signature, très peu de choses ont été accomplies. L'identification générale des populations, premier grand point de cet accord qui comprend l'opération des audiences foraines et l'identification des populations, connaît un retard. Le chronogramme prévoyait le démarrage des audiences foraines, deux semaines après la formation du gouvernement, c'est-à-dire le 21 avril 2007 pour se terminer en juin courant. Mais, le constat est que beaucoup de choses coincent encore. La désignation des sous-préfets devant répondre à l'exigence des audiences foraines n'est pas encore faite. L'identification des populations des populations qui devaient en découler n'est pas encore entamée. Le chapitre II de l'accord relatif au processus électoral est aussi inachevé. Le président de la Commission électorale indépendante (CEI) a remis le vendredi 27 juillet dernier la liste électorale de 2000 aux partis politiques certes, mais il reste encore qu'elle doit être complétée par celle des Ivoiriens qui ont 18 ans. Pour le fonctionnement du centre de Commandant intégré (CCI), premier point du chapitre III qui, a entre autres missions, la sécurisation des audiences foraines et la coordination des mesures visant à garantir la protection et la libre circulation des personnes et des biens, sur toute l'étendue du territoire. Mais, force est de constater malheureusement, que même installé, le centre de commandement intégré n'est pas encore opérationnel, notamment avec la libre circulation des biens et des personnes. Le problème des grades et de quota n'a pas encore trouvé de modus vivendi. En somme au regard du chronogramme de mise en ?uvre de l'Accord de paix, nous pouvons avancer que l'identification générale des populations qui doit produire la liste électorale définitive, permettant d'aller aux élections, la nouvelle armée qui doit accompagner la restauration de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire, mais aussi, qui doivent sécuriser les élections, accusent des retards dans leur mise en ?uvre concrète. Cependant, il ne faut pas perdre de vue, certains pas significatifs posés par le gouvernement Soro. Notamment la suppression de la zone de confiance, qui rompt de façon symbolique la ligne artificielle qui divisait les deux parties de la Côte d'Ivoire. A côté de cet acte majeur qui a engendré la réunification du pays, par la flamme de la paix, il faut noter le début de l'opération de démantèlement des milices, a à l'Ouest, redéploiement de l'administration, la réhabilitation de certaines infrastructures et édifices, les réunions des partis politiques notamment le Pdci et le Fpi, les sorties des patriotes, les émissions radio télévisées et les sillons de la paix des artistes en zone Forces nouvelles..
Serge Zamblé
Serge Zamblé