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Déchets toxiques : LES TRAVAILLEURS DE LA "ZONE ROUGE" ATTENDENT TOUJOURS D`ETRE INDEMNISES

Vingt mois après leur intrusion dans l'univers abidjanais, les déchets toxiques transportés par le Probo Koala continuent de faire parler d'eux dans la capitale économique ivoirienne. Omis des listes des victimes, les travailleurs des entreprises de Vridi, point d'entrée de ces déchets, s'en vont en assemblée générale extraordinaire demain samedi pour (une fois encore) s'épancher sur le tort dont ils s'estiment victimes. Il y sera essentiellement question du dédommagement qu'ils réclament depuis la survenue du sinistre en août 2006. Alors que Vridi avait été déclarée zone rouge , les travailleurs exerçant dans les entreprises installées dans le secteur n'avaient pas été pris en compte sur les listes des victimes, cependant que les entreprises, elles, ont été indemnisées. Leurs revendications portées par la centrale syndicale Dignité avait donné lieu, en janvier dernier, à une marche de protestation violemment réprimée par la police. Au lendemain d'une audience que lui a accordée le Président de la République quelques jours plus tard, le secrétaire général de la Centrale, M. Mahan Gahé Basile, assurera ces travailleurs de ce que la justesse de leur revendication avait été perçue. Une nouvelle cellule présidentielle chargée du dédommagement des victimes des déchets toxiques devait être mise sur pied sous 48 heures et la question du dédommagement des travailleurs de la zone rouge réglée dans un délai de deux semaines, indiquera-t-il, citant le Chef de l'Etat. Depuis, constate le bureau exécutif du Collectif des travailleurs mis sur pied, c'est un mur de silence qui s'est dressé. L'assemblée générale extraordinaire de samedi a pour objectif de secouer ce mur de silence et réfléchir sur les voies et moyens à utiliser pour obtenir réparation.

ELVIS KODJO
kodjo@fratmat.info

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