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Le "Ni-Ni" de Pierre Moscovici

"En toute amitié, mais avec l'intensité liée à ce moment, je souhaite te convaincre de voter au nom d'une certaine idée du socialisme", conclut-il. Lors du vote sur les programmes politiques le 6 novembre, le texte de Bertrand Delanoë était arrivé en deuxième position derrière celui de Ségolène Royal, à quasi-égalité avec celui du maire de Lille Martine Aubry. Dès dimanche à Reims, les appels du pied se sont multipliés vers les militants et les dirigeants "delanoëistes", qui détiennent l'une des principales clés du scrutin. "Ni dévot ni critique passionné", Pierre Moscovici, proche de Bertrand Delanoë, a refusé lundi matin de prendre parti entre Ségolène Royal et Martine Aubry. "Si l'une des deux gagne, elle sera légitime et il faudra faire avec", a ajouté l'ancien ministre des Affaires européennes, candidat déclaré au poste de premier secrétaire jusqu'à son ralliement fin septembre au maire de Paris.
De leur côté, Vincent Peillon et Manuel Valls, deux des principaux lieutenants de Ségolène Royal, ont appelé les militants à élire la présidente de la région Poitou-Charentes dès le premier tour. Pour le premier, interrogé sur France 2, c'est la seule façon de "cesser de faire ricaner la droite" avec les divisions socialistes. Sur RTL, Manuel Valls a estimé que l'élection de Ségolène Royal dès jeudi permettrait "de mettre fin à cette crise de leadership et (d') accomplir cette transformation du PS dont nous avons besoin".

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