Suspicion au sommet de l`Etat
Guillaume Soro a-t-il mesuré l`ampleur de ses propos? En tout cas, le Premier ministre ne s`est pas embarrassé de fioritures pour lâcher le morceau. Il a dit tout haut ce qui se murmure au sommet de l`Etat et dans les deux camps. Mais que personne n`osait dire. Devant les membres du gouvernement, la communauté nationale et internationale, les femmes et tous ceux qui ont effectué le déplacement dans la ville de Gagnoa, à l`occasion de la journée internationale de la femme samedi dernier, le chef du gouvernement a mis le pied dans le plat. Une belle façon pour lui de dire à Gbagbo qu`il "voit le dos du nageur". Ces révélations faites par Soro prouvent bien, si besoin en était encore, que le ver est dans le fruit. Et que les commentaires et analyses faisant état de ce que le torchon brûle entre les deux personnalités sont loin d`être faux. Mais surtout, ils prouvent que le Chef de l`Etat et son Premier ministre baignent dans une ambiance bien malsaine entretenue par leurs courtisans. Ambiance faite des rapports et de ragots.
A chaque fois qu`ils en ont l`occasion, Gbagbo et Soro n`hésitent pas à se dire ce qu`ils pensent véritablement l`un de l`autre. C`est le Premier ministre qui, à Korhogo, a déclaré que le débat sur l`organisation des élections avant ou après le désarmement "est un débat idiot". Propos confirmé et repris par Laurent Gbagbo dans une interview accordée à Onuci-Fm, dans laquelle il déclarait ceci : "Ça, c`est un faux débat, c`est un faux débat. (). Je me souviens que quelqu`un a dit que ce débat était idiot et il n`avait pas tort.". Avant-hier le Premier ministre a, dans son allocution, dévoilé des plans d`assassinat en préparation dans chaque camp rapporté par des "courtisans" qu`il a qualifiés de "zélés". Une véritable passe d`armes entre les deux. Des propos qui ont été tenus dans la ville natale du Chef de l`Etat. Devant ces "courtisans zélés" à qui Soro faisait allusion dans sa déclaration. Ces propos n`ont pas été tenus à Bouaké, ni à Abidjan. Mais bien à Gagnoa, sur les terres de Gbagbo lui-même. Donc devant ses parents. C`est tout dire.
YMA
A chaque fois qu`ils en ont l`occasion, Gbagbo et Soro n`hésitent pas à se dire ce qu`ils pensent véritablement l`un de l`autre. C`est le Premier ministre qui, à Korhogo, a déclaré que le débat sur l`organisation des élections avant ou après le désarmement "est un débat idiot". Propos confirmé et repris par Laurent Gbagbo dans une interview accordée à Onuci-Fm, dans laquelle il déclarait ceci : "Ça, c`est un faux débat, c`est un faux débat. (). Je me souviens que quelqu`un a dit que ce débat était idiot et il n`avait pas tort.". Avant-hier le Premier ministre a, dans son allocution, dévoilé des plans d`assassinat en préparation dans chaque camp rapporté par des "courtisans" qu`il a qualifiés de "zélés". Une véritable passe d`armes entre les deux. Des propos qui ont été tenus dans la ville natale du Chef de l`Etat. Devant ces "courtisans zélés" à qui Soro faisait allusion dans sa déclaration. Ces propos n`ont pas été tenus à Bouaké, ni à Abidjan. Mais bien à Gagnoa, sur les terres de Gbagbo lui-même. Donc devant ses parents. C`est tout dire.
YMA