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Notre Voie
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A la vie

Comme l'explique le directeur général de la SIR, Joël Dervain, avant l'avènement de la Refondation, la société se trouve dans un état déplorable. Le compte d'exploitation est déficitaire de 10 milliards FCFA avec un déficit de trésorerie s'élevant à 36 milliards. Avec le pragmatisme qu'on lui connaît, le Président Laurent Gbagbo s'oppose à la privatisation de la SIR. Voici sa vision: Nous sommes heureux parce que nous nous rendons compte que nous avons fait le bon choix en 2000. En effet, en arrivant au pouvoir, les difficultés nous assaillaient de partout et la tentation a été grande de vouloir vendre la SIR au plus offrant et nous contenter d'un rôle de régulation. Mais non, nous avons choisi une voie qui semblait difficile mais qui a payé. Nous avons repris les choses en main. Nous avons gardé cet outil de travail dans le patrimoine de l'Etat. Ce n'est pas parce qu'un outil de travail est dans le patrimoine de l'Etat qu'il doit mal se comporter. Il se comporte mal quand les gens qui le gèrent se comportent mal. Que la SIR soit dans le patrimoine de l'Etat, que la SMB soit dans le patrimoine de l'Etat ou dans des patrimoines privés, si c'est gérer par des voleurs, bien entendu cela va s'écrouler. Mais si c'est gérer par des gens honnêtes, capables, servis par des ingénieurs compétents, honnêtes qui savent ce que c'est que le bien public, l'entreprise ira mieux. Et aujourd'hui, l'une des plus grandes réformes que nous avons faites, c'est de mettre des gens qu'il faut au poste qu'il faut?. Il met en confiance le ministre des Mines et de l'Energie, Léon Emmanuel Monnet, qui connaît bien la maison pour être aux affaires depuis la junte militaire. Celui-ci s'appuie sur l'expérience du président du conseil d'administration, Ottro Zirignon, qui met en place une équipe directionnelle capable d'insuffler une dynamique de réussite à cette entreprise. Au directeur général, Joël Dervain, est alors confiée la mise en ?uvre du plan de sauvetage.
Des réformes sont entreprises qui donnent aujourd'hui des résultats probants. De 2003 à 2005, la SIR réalise des chiffres d'affaires respectifs de 418,700 milliards FCFA, 676,941 FCFA, et 1.012, 184 milliards FCFA. Les résultats nets sont, respectivement, de 5,340 milliards FCFA, 31,269 milliards FCFA, et 30,545 milliards FCFA. Les dernières statistiques confirment cette embellie. Au plan technique, le taux d'utilisation est passé de 75% en 2001 à 88% en 2007 avec une amélioration des capacités de raffinage de l'ordre de 30%. Comme distinctions, la SIR a obtenu à partir de 2000 : Sécurité/Qualité/Environnement depuis 2001, Charte Intégrité Notre Engagement en mai 2004, Confirmation COFRAC en 2000, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, ISO 9001 version 2000 tous produits en juin 2003, Trophée Sécurité GESIP (Groupe d'étude de sécurité pétrolière) en 2000, 2002, Super Trophée Sécurité Progrès GESIP en 2004, Certification SIES Niveau 8 Février 2006 de DNV (Det Norske Veritas). Certifiée ISO et lauréate du Prix ivoirien de la qualité, la SIR totalise à ce jour, sept années consécutives sans accident avec arrêt de travail. Et la Banque mondiale lui a décerné récemment la mention Très honorable ?, à la faveur de l'audit qu'elle a diligenté. Cerise sur le gâteau, le directeur général a été désigné par ses pairs pour présider aux destinées de l'Association des raffineurs africains (ARA).
Sur 51 raffineries construites dans le continent, 12 ont déjà fermé. La SIR fait plus que tenir. Le Président Gbagbo a vu juste.


J-S Lia liasylve@yahoo.fr

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.