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Notre Voie
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De la mort

Le destin de la SIR s'est joué sur un coup de dé. On se rappelle qu'afin de se conformer aux recommandations de la Banque mondiale, le gouvernement Duncan lance en juin 1999 un appel d'offres pour la cession de 37% des actions de la SIR sur les 47% que possède l'État. En septembre, trois candidats sont préqualifiés : TotalFina-Elf associé à l'homme d'affaires ivoirien François Bakou, l'homme d'affaires nigérian Mike Adenuga en partenariat avec la société américaine Chevron, et le groupe pétrolier malaisien Petronas allié au sud-africain Engen. C'est le consortium nigérian qui fait la meilleure offre. Le gouvernement Duncan est prêt à céder les parts de l'Etat au groupe de Adenuga quand le consortium nigérian désiste au dernier moment, visiblement gêné par le considérable écart entre sa proposition et celle de ses concurrents (111 milliards FCFA contre 37 milliards). Selon certaines indiscrétions, il aurait proposé de se retirer en échange de 5% du consortium TotalFina-Elf-Bakou.
La volonté de brader la SIR ne s'est pas arrêtée à ce fait. Quand la junte militaire prend le pouvoir, la situation financière de l'Etat est de plus en plus catastrophique du fait du retrait de la communauté financière internationale. Le Conseil national du salut public qui a besoin d'argent pour gérer les affaires de l'Etat, lorgne du côté de la SIR. Les militaires remettent le couvert. Et la SIR est proposée, cette fois, à un franc symbolique. Cette fois encore le destin joue en faveur de la Côte d'Ivoire.

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.