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Notre Voie
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Bollo Aké Augustin, vice président du collectif des chefs du département de Divo : La vente de terre est une grosse plaie

Les conflits fonciers sont la majeure partie des affaires que nous réglons dans nos villages à longueur de journée. Je demande aux propriétaires terriens de mettre leur terre en location. Au lieu de la vendre. Et de ne pas se confier immédiatement à la justice ou la sous-préfecture. C'est nous qu'il faut saisir d'abord, parce que c'est nous les chefs qui connaissons le droit coutumier. La terre ne suffit plus chez nous ici. A cause de la fertilité de notre terre, de nombreuses personnes sont venues chez nous. On leur a vendu les terres et aujourd'hui, nous avons des problèmes. Dans les années 80, une vingtaine de jeunes déscolarisés venus de la ville n'avaient pas de terre pour cultiver. J'ai plaidé auprès de la société Palm ci et on les a aidés à créer des plantations villageoises de palmiers à huile. La vente des terres en pays dida-godié est une réelle plaie. Je demande aux propriétaires terriens de cadastrer leur terre, avant de les céder aux acquéreurs pour éviter les problèmes liés aux limites entre les voisins et qui engendrent de graves conflits dans nos villages?.







Propos recueillis par Ibo Ccheick Oumar

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.