Courriers et mandats : Le secteur échappe à la Poste
Les crises successives qui ont secoué la Poste de Côte d'Ivoire et le développement des préjugés ont favorisé l'émergence d'autres acteurs illégaux?. La Poste de Côte d'Ivoire subit
désespérément la rude concurrence des opérateurs économiques privés du secteur
dont elle a le monopole. C'est une société déficitaire ces dernières années de
25 milliards de Fcfa qui se dépouille, comme peau de chagrin, de ses activités
traditionnelles que sont le courrier et le mandat express. La situation est
telle que le Directeur général parle de chaos indescriptible''. En effet, la Poste de Côte
d'Ivoire va mal. Elle souffre d'un mal héréditaire. Sa génitrice, la Société de
la poste et de l'épargne (SIPE) créée en mai 1991 et scindée en deux structures
notamment la Poste de Côte d'Ivoire et la Caisse d'épargne et de chèques
postaux (CECP) en décembre 1998, avait,
elle-même, un déficit budgétaire de 21 milliards de Fcfa. La SIPE est issue de l'Office
national de la Poste (ONP) créé après la disparition des Postes et Télécommunications (PTT) qui a donné l'ONP et Citelcom (aujourd'hui Côte
d'Ivoire Telecom). Les difficultés de la Poste de Côte d'Ivoire viennent donc d'une succession de problèmes financiers et de cessation de paiement. A ce propos, le directeur général de la SIPE
d'alors, André Logbo, déclarait dans une interview en 1995 que la dévaluation avait aggravé la situation de la société. Elle a multiplié par 2 les comptes du mandat avec l'extérieur notamment la France. Nous étions, après avoir respecté l'échéancier, à l'équivalent de presque 3 milliards de
Fcfa, quand la dévaluation est intervenue. Donc, il fallait maintenant payer 6
milliards. Les timbres que nous fabriquons à l'extérieur et dont les factures
n'avaient pas été payées, nous coûtent le double. A ce niveau, nous étions à
200 millions et donc nous avons payé 400 millions, a-t-il indiqué. La faillite de la SIPE est venue
de la baisse des revenus d'exploitation et de la hausse des charges surtout de
la masse salariale. Qui est passée du simple au double de 1990 avec 4,277
milliards à 8,633 milliards de Fcfa en 1994. Certains responsables de la Poste
comme N'Dri K. Christophe, receveur d'un bureau de Poste des Deux-
Plateaux, déplore le fait que la société a été de sa vocation d'épargne confiée à sa jumelle la CECP. Aujourd'hui, la Poste de Côte d'Ivoire doit 3, 2 milliards à la Poste du Burkina Faso, près de
850 millions à celle du Bénin, 1, 2 milliard à celle du Sénégal, pour ne citer
que ces pays-là. En outre, les mandats émis dans la période de 6 mois de crise
interne n'ont pas été payés. Ils s'élèvent entre 82 et 90 millions de Fcfa. L'un des plus gros
soucis des dirigeants, en plus du redressement de la société, est d'apurer les
arriérés de salaires des employés qui de 5 mois ont été réduits à 2 mois. Le président du conseil
d'administration, Diakité Coty, est préoccupé par la situation. Il a expliqué,
lors de la cérémonie de présentation de v?ux au ministre des NTIC, que l'année écoulée a été difficile pour la société: En plus des effets de la crise déclenchée en 2002 qui a
occasionné la fermeture de 72 bureaux postaux et 3 milliards de perte chaque année,
la récente crise sociale a provoqué une baisse du chiffre d'affaires d'environ
60 % de février à mai 2007. Ainsi, les activités tournent au ralenti dans les
bureaux de poste.
Les clients se font rares.
L'avènement des nouvelles technologies de la communication et de l'information
et la globalisation des marchés ont engendré une floraison de structures
privées plus performantes et efficaces qui ont récupéré les activités de
collecte, d'acheminement et de distribution du courrier. Dans le domaine du mandat express
également, la Poste est à la traîne. Elle a des difficultés de trésorerie. Les entreprises et coopératives d'épargne et de crédit ont diversifié leurs produits en faisant le transfert d'argent et
le mandat express. Même les transporteurs ont sauté sur l'occasion. Ils font
également des mandats avec paiement instantané. Dans toutes les gares routières
d'Abidjan, les compagnies ont ouvert un service courrier bien organisé. Il suffit de se rendre à un de leurs nombreux guichets répartis sur tout le territoire national, de payer pour expédier un colis, un courrier ou de l'argent pour que, dans les minutes ou les heures qui suivent, le destinateur soit en possession de ses sous ou son paquet. Le système fonctionne selon les
fréquences de départ et d'arrivée des cars.
Dans un passé récent, des
personnes se présentaient à la gare routière, aux heures de départ des
véhicules, pour confier leurs colis à des voyageurs Parmi ces voyageurs, les
indélicats disparaissaient avec les objets. Cela a donné une idée aux
transporteurs qui ont pris la relève depuis quelques années en instituant des
frais d'expédition de façon informelle. Ils prélèvent 10% de la valeur de
l'objet à convoyer. Le même taux est appliqué aux mandats et aux colis.
Concernant le courrier, le prix d'expédition est fixé selon le poids et la
couleur des plis. Les enveloppes kaki ont un coût plus élevé que les
ordinaires. Ainsi, pour un mandat de 50.000 Fcfa, le client débourse 5.000
alors que la Poste propose moins,
c'est-à-dire 2.600 Fcfa. La Poste pratique des tarifs moins élevés. Malheureusement, le manque d'information ou de confiance
détourne les clients au profit des compagnies de transport. En effet, au niveau
des mandats express nationaux, la Poste prélève 1.500 Fcfa pour mandat dont le
montant est compris entre 7.000
et 25.000; 2.600 pour un
mandat de plus de 25 000; 100.000; 45.000 de 1 à 2 millions. Au plan international, les frais
d'expédition sont fixés à 8.000 pour les montants inférieurs à 60.000 et 65.000
de 1 à 1,300 million de Fcfa. A la gare d'Adjamé où est basée une compagnie de
transport de San Pedro, les clients trouvés sur le site ont exprimé leur
satisfaction de ce circuit d'expédition de courriers à l'intérieur du pays. Ils
estiment que c'est avantageux à tous points de vue. Fian Joseph, musicien qui
venait d'envoyer un colis d'emballages photos à San Pedro, en a l'habitude. Il a payé 1.500 pour un matériel d'une valeur de 15.000. Kouadio Kouassi Eric également utilise
régulièrement le circuit. Il a envoyé ce jour-là des chemises et de l'argent à
sa mère à Soubré. Pour lui, le circuit est intéressant parce que c'est rapide
et sécurisé. Diomandé Saman, chef du service
courrier a, quant à lui, tenu à rassurer les usagers: pour des raisons
d'insécurité, l'argent ne voyage pas. Il y a effectivement énormément de
risques à embarquer les fonds au même titre que les voyageurs. La compagnie
fait des transferts de fonds instantanés. Le client dépose le montant qu'il
veut transférer à la compagnie qui lui donne un code de sécurité. Il suffit de
communiquer ce code secret au correspondant pour qu'il aille se faire servir au
guichet de la localité. Les risques de détournement de fonds et de colis sont
donc maîtrisés et le système permet d'éviter les coupeurs de route et autres
bandits de grand chemin. Outre les individus, des
entreprises publiques et privées utilisent les compagnies de transport routier
pour acheminer des plis urgents ou des salaires à leurs représentations de
l'intérieur du pays. Les exemples sont légion. Compte tenu de l'importance du
trafic, certains transporteurs souhaitent un partenariat officiel avec la Poste
et les maisons d'édition. Ils proposent par exemple de transporter les journaux
dans toutes les localités de la Côte d'Ivoire qu'ils desservent. Ce système
permet une distribution rapide des produits. En tout état de cause, la
création de l'activité d'acheminement et de distribution de courriers et de
colis par certaines structures revêt un caractère social. Aujourd'hui, nombreux
sont les jeunes diplômés qui travaillent dans ce secteur. Un partenariat avec
la Poste peut ainsi contribuer à la formation de ces jeunes gens pour offrir un
service de qualité à la population. Cela fait partie d'ailleurs des projets de
la Poste de Côte d'Ivoire qui a la technicité et le personnel qui souhaite
collaborer avec les opérateurs du secteur. En attendant cette collaboration,
les premiers responsables notamment le PCA et le directeur général s'organisent
pour maintenir l'institution dans ce secteur très compétitif.
La rançon des conflits permanents
La Poste de Côte d'Ivoire est
victime des préjugés, des conflits permanents et du manque d'ouverture. Sinon,
comment comprendre qu'une société qui pratique des prix défiant toute concurrence peut souffrir de la sorte? C'est d'ailleurs pour cela que le ministre de tutelle, Hamed Bakayoko, s'est adressé à ses collaborateurs lors de la cérémonie de présentation des v?ux, le
28 janvier dernier, en disant: la Poste a beaucoup d'atouts. Elle est enviée
dans tous les pays et vous devez capitaliser cet aspect. Il a donc interpellé
les responsables pour bien conduire le plan de restructuration en cours pour
redresser la société. Pour sa part, il a annoncé: En ce qui nous
concerne, nous nous sommes battus au niveau de la conférence budgétaire pour
que la Poste soit assistée. Je ne vais pas dire le montant, mais, c'est un
appui important. Une bouffée d'oxygène pour les postiers pour éviter la
faillite et la menace de licenciement économiques. Après les moments de
turbulences, le travail a repris et il faut reconstituer les acquis. Au niveau
des mandats nationaux et internationaux, le DG appelle à la bonne gouvernance.
La Poste a l'une des meilleures tarifications et il faut nécessairement envisager des actions d'information et de sensibilisation des clients qui ne veulent plus se laisser gruger par des
employés indélicats. La distribution du courrier à domicile expérimentée aux
Deux- Plateaux va s'étendre à toutes les communes et les localités pour
rapprocher davantage la Poste de la population. Le projet intéresse de plus en
plus les Ivoiriens. L'opération coûte chaque mois 27.100 Fcfa au client, soit 15.000 de plus à ajouter au prix de la boîte postale ordinaire pour recevoir le facteur à domicile. Les boîtes postales demeurent l'une des activités privilégiées de la Poste de Côte d'Ivoire et la demande est en hausse. L'abonnement pour les particuliers est passé
successivement de 7.000 à 9.100 et 12.030 Fcfa.
Les clients des professions libérales paient 86.080 et les sociétés anonymes 125.160.
Bernadette Bah
désespérément la rude concurrence des opérateurs économiques privés du secteur
dont elle a le monopole. C'est une société déficitaire ces dernières années de
25 milliards de Fcfa qui se dépouille, comme peau de chagrin, de ses activités
traditionnelles que sont le courrier et le mandat express. La situation est
telle que le Directeur général parle de chaos indescriptible''. En effet, la Poste de Côte
d'Ivoire va mal. Elle souffre d'un mal héréditaire. Sa génitrice, la Société de
la poste et de l'épargne (SIPE) créée en mai 1991 et scindée en deux structures
notamment la Poste de Côte d'Ivoire et la Caisse d'épargne et de chèques
postaux (CECP) en décembre 1998, avait,
elle-même, un déficit budgétaire de 21 milliards de Fcfa. La SIPE est issue de l'Office
national de la Poste (ONP) créé après la disparition des Postes et Télécommunications (PTT) qui a donné l'ONP et Citelcom (aujourd'hui Côte
d'Ivoire Telecom). Les difficultés de la Poste de Côte d'Ivoire viennent donc d'une succession de problèmes financiers et de cessation de paiement. A ce propos, le directeur général de la SIPE
d'alors, André Logbo, déclarait dans une interview en 1995 que la dévaluation avait aggravé la situation de la société. Elle a multiplié par 2 les comptes du mandat avec l'extérieur notamment la France. Nous étions, après avoir respecté l'échéancier, à l'équivalent de presque 3 milliards de
Fcfa, quand la dévaluation est intervenue. Donc, il fallait maintenant payer 6
milliards. Les timbres que nous fabriquons à l'extérieur et dont les factures
n'avaient pas été payées, nous coûtent le double. A ce niveau, nous étions à
200 millions et donc nous avons payé 400 millions, a-t-il indiqué. La faillite de la SIPE est venue
de la baisse des revenus d'exploitation et de la hausse des charges surtout de
la masse salariale. Qui est passée du simple au double de 1990 avec 4,277
milliards à 8,633 milliards de Fcfa en 1994. Certains responsables de la Poste
comme N'Dri K. Christophe, receveur d'un bureau de Poste des Deux-
Plateaux, déplore le fait que la société a été de sa vocation d'épargne confiée à sa jumelle la CECP. Aujourd'hui, la Poste de Côte d'Ivoire doit 3, 2 milliards à la Poste du Burkina Faso, près de
850 millions à celle du Bénin, 1, 2 milliard à celle du Sénégal, pour ne citer
que ces pays-là. En outre, les mandats émis dans la période de 6 mois de crise
interne n'ont pas été payés. Ils s'élèvent entre 82 et 90 millions de Fcfa. L'un des plus gros
soucis des dirigeants, en plus du redressement de la société, est d'apurer les
arriérés de salaires des employés qui de 5 mois ont été réduits à 2 mois. Le président du conseil
d'administration, Diakité Coty, est préoccupé par la situation. Il a expliqué,
lors de la cérémonie de présentation de v?ux au ministre des NTIC, que l'année écoulée a été difficile pour la société: En plus des effets de la crise déclenchée en 2002 qui a
occasionné la fermeture de 72 bureaux postaux et 3 milliards de perte chaque année,
la récente crise sociale a provoqué une baisse du chiffre d'affaires d'environ
60 % de février à mai 2007. Ainsi, les activités tournent au ralenti dans les
bureaux de poste.
Les clients se font rares.
L'avènement des nouvelles technologies de la communication et de l'information
et la globalisation des marchés ont engendré une floraison de structures
privées plus performantes et efficaces qui ont récupéré les activités de
collecte, d'acheminement et de distribution du courrier. Dans le domaine du mandat express
également, la Poste est à la traîne. Elle a des difficultés de trésorerie. Les entreprises et coopératives d'épargne et de crédit ont diversifié leurs produits en faisant le transfert d'argent et
le mandat express. Même les transporteurs ont sauté sur l'occasion. Ils font
également des mandats avec paiement instantané. Dans toutes les gares routières
d'Abidjan, les compagnies ont ouvert un service courrier bien organisé. Il suffit de se rendre à un de leurs nombreux guichets répartis sur tout le territoire national, de payer pour expédier un colis, un courrier ou de l'argent pour que, dans les minutes ou les heures qui suivent, le destinateur soit en possession de ses sous ou son paquet. Le système fonctionne selon les
fréquences de départ et d'arrivée des cars.
Dans un passé récent, des
personnes se présentaient à la gare routière, aux heures de départ des
véhicules, pour confier leurs colis à des voyageurs Parmi ces voyageurs, les
indélicats disparaissaient avec les objets. Cela a donné une idée aux
transporteurs qui ont pris la relève depuis quelques années en instituant des
frais d'expédition de façon informelle. Ils prélèvent 10% de la valeur de
l'objet à convoyer. Le même taux est appliqué aux mandats et aux colis.
Concernant le courrier, le prix d'expédition est fixé selon le poids et la
couleur des plis. Les enveloppes kaki ont un coût plus élevé que les
ordinaires. Ainsi, pour un mandat de 50.000 Fcfa, le client débourse 5.000
alors que la Poste propose moins,
c'est-à-dire 2.600 Fcfa. La Poste pratique des tarifs moins élevés. Malheureusement, le manque d'information ou de confiance
détourne les clients au profit des compagnies de transport. En effet, au niveau
des mandats express nationaux, la Poste prélève 1.500 Fcfa pour mandat dont le
montant est compris entre 7.000
et 25.000; 2.600 pour un
mandat de plus de 25 000; 100.000; 45.000 de 1 à 2 millions. Au plan international, les frais
d'expédition sont fixés à 8.000 pour les montants inférieurs à 60.000 et 65.000
de 1 à 1,300 million de Fcfa. A la gare d'Adjamé où est basée une compagnie de
transport de San Pedro, les clients trouvés sur le site ont exprimé leur
satisfaction de ce circuit d'expédition de courriers à l'intérieur du pays. Ils
estiment que c'est avantageux à tous points de vue. Fian Joseph, musicien qui
venait d'envoyer un colis d'emballages photos à San Pedro, en a l'habitude. Il a payé 1.500 pour un matériel d'une valeur de 15.000. Kouadio Kouassi Eric également utilise
régulièrement le circuit. Il a envoyé ce jour-là des chemises et de l'argent à
sa mère à Soubré. Pour lui, le circuit est intéressant parce que c'est rapide
et sécurisé. Diomandé Saman, chef du service
courrier a, quant à lui, tenu à rassurer les usagers: pour des raisons
d'insécurité, l'argent ne voyage pas. Il y a effectivement énormément de
risques à embarquer les fonds au même titre que les voyageurs. La compagnie
fait des transferts de fonds instantanés. Le client dépose le montant qu'il
veut transférer à la compagnie qui lui donne un code de sécurité. Il suffit de
communiquer ce code secret au correspondant pour qu'il aille se faire servir au
guichet de la localité. Les risques de détournement de fonds et de colis sont
donc maîtrisés et le système permet d'éviter les coupeurs de route et autres
bandits de grand chemin. Outre les individus, des
entreprises publiques et privées utilisent les compagnies de transport routier
pour acheminer des plis urgents ou des salaires à leurs représentations de
l'intérieur du pays. Les exemples sont légion. Compte tenu de l'importance du
trafic, certains transporteurs souhaitent un partenariat officiel avec la Poste
et les maisons d'édition. Ils proposent par exemple de transporter les journaux
dans toutes les localités de la Côte d'Ivoire qu'ils desservent. Ce système
permet une distribution rapide des produits. En tout état de cause, la
création de l'activité d'acheminement et de distribution de courriers et de
colis par certaines structures revêt un caractère social. Aujourd'hui, nombreux
sont les jeunes diplômés qui travaillent dans ce secteur. Un partenariat avec
la Poste peut ainsi contribuer à la formation de ces jeunes gens pour offrir un
service de qualité à la population. Cela fait partie d'ailleurs des projets de
la Poste de Côte d'Ivoire qui a la technicité et le personnel qui souhaite
collaborer avec les opérateurs du secteur. En attendant cette collaboration,
les premiers responsables notamment le PCA et le directeur général s'organisent
pour maintenir l'institution dans ce secteur très compétitif.
La rançon des conflits permanents
La Poste de Côte d'Ivoire est
victime des préjugés, des conflits permanents et du manque d'ouverture. Sinon,
comment comprendre qu'une société qui pratique des prix défiant toute concurrence peut souffrir de la sorte? C'est d'ailleurs pour cela que le ministre de tutelle, Hamed Bakayoko, s'est adressé à ses collaborateurs lors de la cérémonie de présentation des v?ux, le
28 janvier dernier, en disant: la Poste a beaucoup d'atouts. Elle est enviée
dans tous les pays et vous devez capitaliser cet aspect. Il a donc interpellé
les responsables pour bien conduire le plan de restructuration en cours pour
redresser la société. Pour sa part, il a annoncé: En ce qui nous
concerne, nous nous sommes battus au niveau de la conférence budgétaire pour
que la Poste soit assistée. Je ne vais pas dire le montant, mais, c'est un
appui important. Une bouffée d'oxygène pour les postiers pour éviter la
faillite et la menace de licenciement économiques. Après les moments de
turbulences, le travail a repris et il faut reconstituer les acquis. Au niveau
des mandats nationaux et internationaux, le DG appelle à la bonne gouvernance.
La Poste a l'une des meilleures tarifications et il faut nécessairement envisager des actions d'information et de sensibilisation des clients qui ne veulent plus se laisser gruger par des
employés indélicats. La distribution du courrier à domicile expérimentée aux
Deux- Plateaux va s'étendre à toutes les communes et les localités pour
rapprocher davantage la Poste de la population. Le projet intéresse de plus en
plus les Ivoiriens. L'opération coûte chaque mois 27.100 Fcfa au client, soit 15.000 de plus à ajouter au prix de la boîte postale ordinaire pour recevoir le facteur à domicile. Les boîtes postales demeurent l'une des activités privilégiées de la Poste de Côte d'Ivoire et la demande est en hausse. L'abonnement pour les particuliers est passé
successivement de 7.000 à 9.100 et 12.030 Fcfa.
Les clients des professions libérales paient 86.080 et les sociétés anonymes 125.160.
Bernadette Bah