Anci/Après Ali Kéita - Comment Béchio a été imposé à Zémogo
A l'Alliance pour une nouvelle Côte d`Ivoire (ANCI), il y a aujourd`hui une sorte de tension larvée. Pour être précis, c'est la création d'un deuxième cabinet au sein de la direction de ce parti qui crée problème.. Et depuis, c`est la confusion. Mais pour mieux comprendre cette situation qui s`apparente à une insubordination à l`autorité de Zémogo Fofana, revenons sur le mobile du choix de Jean-Jacques Béchio en tant que n°2 de l`ANCI.
L`Alliance pour une nouvelle Côte d`Ivoire (ANCI), on le sait, est sortie du Rassemblement des républicains (RDR). Selon ses fondateurs, plus que le RDR, ce parti devrait être considéré comme le miroir de toutes les obédiences. Mieux, un parti qui, quoique d`obédience libérale, est plus ouvert. Un réel challenge, parce que c`en est un, exige une ligne politique à la mesure de ses ambitions. Cette lourde responsabilité revient d`ailleurs à son premier responsable qui, au regard des statuts, en a la compétence. A l`ANCI, c`est le président Zémogo Fofana qui est le premier responsable politique et également de l`administration de ce parti. C`est à ce titre qu`il délègue certains de ses pouvoirs au secrétaire général et au directeur de cabinet. Le premier qui se trouve être Jean-Jacques Béchio a le devoir, selon les textes qui régissent ce parti, de ne s`occuper exclusivement que de l`animation politique. Quand le directeur de cabinet, lui, gère l`administration et le siège de l`ANCI. Cependant, dans ses charges et fonction, le président du parti au regard de ses prérogatives s`entoure de collaborateurs tels que les conseillers. Lorsque le secrétaire général est secondé par des secrétaires généraux adjoints. Toute cette organisation a été mise en place après la présentation officielle de l`ANCI à Abidjan le 16 juillet 2007. Zémogo Fofana voulait donc d`une équipe de commandos politiques, pour traduire les ambitions de son parti, en actes. Mais d`après les informations qui nous sont parvenues, Jean-Jacques Béchio et Ali Kéita n`auraient pas été cooptés par le ministre Zémogo. C`est en effet quelques mois avant la sortie officielle de l`ANCI qu`un membre du cabinet de l`ex-ministre aurait au cours d`une réunion évoqué les noms de ces deux personnalités.
Selon ce membre très influent de l`entourage de l`ancien secrétaire général adjoint du RDR, en convainquant Ali Kéita et Béchio alors en exil,l`ANCI en récolterait des ``fruits`` politiques. Surtout que ces derniers n`étaient pas en de bons termes avec leurs anciens camarades.
On avait même accusé le RDR à l`époque de les avoir abandonnés malgré le martyr dont ils ont souffert. L`un avait été battu comme un pleutre à l`avènement du régime de la refondation au point même de toujours ressentir la douleur au niveau de ses jambes. L`autre, c`est-à-dire Béchio, avait été accusé d`atteinte à la sûreté de l`Etat avec le complot de la cabine téléphonique. Les deux donc étaient dans l`?il du cyclone. Ce sont donc ces arguments-là qui ont convaincu le patron de l`ANCI et certains de ses collaborateurs présents à cette réunion. Ali et Béchio étaient donc pour ce membre influent très proche de Zémogo, des ``trophées`` politiques que l`ANCI pouvait brandir contre le RDR. C`est comme cela que l`ancien ministre de la Fonction Publique a été imposé à Zémogo. Malgré ce fait, Béchio ne mettra pas assez de temps pour mettre mal à l`aise le secrétariat général et le président du parti.
En effet, afin de mieux maîtriser ses hommes, le président de l`ANCI n`a pas voulu de deux cabinets au sommet du parti. Zémogo ne voulait pas que son secrétaire général constitue un autre cabinet de direction. Selon nos sources, étant donné que c`est lui le premier responsable politique et administratif de l`ANCI, il est de ce fait le seul qui a la latitude de composer un cabinet. Ce que n`aurait pas apprécié Béchio. Qui aux dires de nos informateurs, aurait composé un autre cabinet de direction parallèle. C`est le début d`une insubordination au c?ur même de l`instance dirigeante de l`ANCI. Et depuis, c`est la suspicion entre le secrétaire général et ses proches collaborateurs.
(par Brahima Gollé)
L`Alliance pour une nouvelle Côte d`Ivoire (ANCI), on le sait, est sortie du Rassemblement des républicains (RDR). Selon ses fondateurs, plus que le RDR, ce parti devrait être considéré comme le miroir de toutes les obédiences. Mieux, un parti qui, quoique d`obédience libérale, est plus ouvert. Un réel challenge, parce que c`en est un, exige une ligne politique à la mesure de ses ambitions. Cette lourde responsabilité revient d`ailleurs à son premier responsable qui, au regard des statuts, en a la compétence. A l`ANCI, c`est le président Zémogo Fofana qui est le premier responsable politique et également de l`administration de ce parti. C`est à ce titre qu`il délègue certains de ses pouvoirs au secrétaire général et au directeur de cabinet. Le premier qui se trouve être Jean-Jacques Béchio a le devoir, selon les textes qui régissent ce parti, de ne s`occuper exclusivement que de l`animation politique. Quand le directeur de cabinet, lui, gère l`administration et le siège de l`ANCI. Cependant, dans ses charges et fonction, le président du parti au regard de ses prérogatives s`entoure de collaborateurs tels que les conseillers. Lorsque le secrétaire général est secondé par des secrétaires généraux adjoints. Toute cette organisation a été mise en place après la présentation officielle de l`ANCI à Abidjan le 16 juillet 2007. Zémogo Fofana voulait donc d`une équipe de commandos politiques, pour traduire les ambitions de son parti, en actes. Mais d`après les informations qui nous sont parvenues, Jean-Jacques Béchio et Ali Kéita n`auraient pas été cooptés par le ministre Zémogo. C`est en effet quelques mois avant la sortie officielle de l`ANCI qu`un membre du cabinet de l`ex-ministre aurait au cours d`une réunion évoqué les noms de ces deux personnalités.
Selon ce membre très influent de l`entourage de l`ancien secrétaire général adjoint du RDR, en convainquant Ali Kéita et Béchio alors en exil,l`ANCI en récolterait des ``fruits`` politiques. Surtout que ces derniers n`étaient pas en de bons termes avec leurs anciens camarades.
On avait même accusé le RDR à l`époque de les avoir abandonnés malgré le martyr dont ils ont souffert. L`un avait été battu comme un pleutre à l`avènement du régime de la refondation au point même de toujours ressentir la douleur au niveau de ses jambes. L`autre, c`est-à-dire Béchio, avait été accusé d`atteinte à la sûreté de l`Etat avec le complot de la cabine téléphonique. Les deux donc étaient dans l`?il du cyclone. Ce sont donc ces arguments-là qui ont convaincu le patron de l`ANCI et certains de ses collaborateurs présents à cette réunion. Ali et Béchio étaient donc pour ce membre influent très proche de Zémogo, des ``trophées`` politiques que l`ANCI pouvait brandir contre le RDR. C`est comme cela que l`ancien ministre de la Fonction Publique a été imposé à Zémogo. Malgré ce fait, Béchio ne mettra pas assez de temps pour mettre mal à l`aise le secrétariat général et le président du parti.
En effet, afin de mieux maîtriser ses hommes, le président de l`ANCI n`a pas voulu de deux cabinets au sommet du parti. Zémogo ne voulait pas que son secrétaire général constitue un autre cabinet de direction. Selon nos sources, étant donné que c`est lui le premier responsable politique et administratif de l`ANCI, il est de ce fait le seul qui a la latitude de composer un cabinet. Ce que n`aurait pas apprécié Béchio. Qui aux dires de nos informateurs, aurait composé un autre cabinet de direction parallèle. C`est le début d`une insubordination au c?ur même de l`instance dirigeante de l`ANCI. Et depuis, c`est la suspicion entre le secrétaire général et ses proches collaborateurs.
(par Brahima Gollé)