Gouvernorat de la BCEAO - Au coeur des dernières tractations
Le poste assuré par un intérimaire depuis 2005 après la démission de M. Charles Konan Banny pourrait être enfin pourvu. Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA qui s'ouvre très bientôt au Burkina remettra certainement les choses dans l'ordre.
Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) se tient le 17 janvier prochain à Ouagadougou, au Burkina Faso. Mais déjà le conseil des ministres de l'Union est au labo pour préparer cet important rendez-vous. Tous les regards sont tournés vers la capitale burkinabé. Beaucoup attendent impatiemment la nomination du nouveau gouverneur de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest). Mais l'on apprend de sources concordantes que le dossier sur le gouvernorat de la BCEAO pourrait ne pas figurer à l'ordre du jour qui sera soumis à l'approbation des chefs d'Etat et de gouvernement. Cela ne signifie toutefois pas que la question ne sera pas débattue. Les tractations se poursuivront jusqu'au dernier jour du sommet. Le premier ministre Soro Guillaume a déjà effectué le déplacement. Le chef de l'Etat ivoirien, le président Laurent Gbagbo qui est annoncé pour mercredi prochain se rendra finalement, un peu plus tôt que prévu, aujourd'hui même dans la capitale burkinabé. Il est attendu, note-t-on, sous le coup de 16 heures à l'aéroport de Ouagadougou. Ce changement de calendrier du Président Gbagbo lui permettra, à en croire les indiscrétions, de peaufiner les derniers réglages avec le chef d'Etat burkinabé, SEM. Blaise Compaoré, le président en exercice de l'UEMOA. C'est dire que rien n'est totalement acquis d'avance, même si les chefs d'Etat dans l'ensemble semblent accorder leurs violons avec la Côte d'Ivoire, qui milite pour conserver le poste de gouverneur. La Côte d'Ivoire est d'ailleurs consciente et a décidé d'engager une démarche élégante et responsable auprès des 7 autres pays membres de l'UEMOA. Elle a privilégié la voix de la négociation. Il n'est donc nullement question pour le pays d'imposer un quelconque diktat comme certains tentent maladroitement de le faire croire. D'ailleurs tenir de tels propos n'a aucun sens, surtout que la Côte d'Ivoire poursuit les discussions. Il est vrai que le chef de l'Etat a indiqué que le poste revient à la Côte d'Ivoire. Mais il n'a jamais été question d'imposer le ministre Bohoun Bouabré, le candidat proposé aux chefs d'Etat qui assument leurs choix, en toute responsabilité. Voilà qui est clair. Soulignons qu'un sommet des pays membres de la CEDEAO et la réunion du comité de suivi des accords de Ouagadougou signé dans le cadre du retour de la paix en Côte d'Ivoire sont aussi prévus. Le retour de la BAD (Banque africaine de développement), à Abidjan, cette année même pourrait aussi figurer sur le calendrier des chefs d'Etat et de gouvernement africains.
Vincent Kouassi
Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) se tient le 17 janvier prochain à Ouagadougou, au Burkina Faso. Mais déjà le conseil des ministres de l'Union est au labo pour préparer cet important rendez-vous. Tous les regards sont tournés vers la capitale burkinabé. Beaucoup attendent impatiemment la nomination du nouveau gouverneur de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest). Mais l'on apprend de sources concordantes que le dossier sur le gouvernorat de la BCEAO pourrait ne pas figurer à l'ordre du jour qui sera soumis à l'approbation des chefs d'Etat et de gouvernement. Cela ne signifie toutefois pas que la question ne sera pas débattue. Les tractations se poursuivront jusqu'au dernier jour du sommet. Le premier ministre Soro Guillaume a déjà effectué le déplacement. Le chef de l'Etat ivoirien, le président Laurent Gbagbo qui est annoncé pour mercredi prochain se rendra finalement, un peu plus tôt que prévu, aujourd'hui même dans la capitale burkinabé. Il est attendu, note-t-on, sous le coup de 16 heures à l'aéroport de Ouagadougou. Ce changement de calendrier du Président Gbagbo lui permettra, à en croire les indiscrétions, de peaufiner les derniers réglages avec le chef d'Etat burkinabé, SEM. Blaise Compaoré, le président en exercice de l'UEMOA. C'est dire que rien n'est totalement acquis d'avance, même si les chefs d'Etat dans l'ensemble semblent accorder leurs violons avec la Côte d'Ivoire, qui milite pour conserver le poste de gouverneur. La Côte d'Ivoire est d'ailleurs consciente et a décidé d'engager une démarche élégante et responsable auprès des 7 autres pays membres de l'UEMOA. Elle a privilégié la voix de la négociation. Il n'est donc nullement question pour le pays d'imposer un quelconque diktat comme certains tentent maladroitement de le faire croire. D'ailleurs tenir de tels propos n'a aucun sens, surtout que la Côte d'Ivoire poursuit les discussions. Il est vrai que le chef de l'Etat a indiqué que le poste revient à la Côte d'Ivoire. Mais il n'a jamais été question d'imposer le ministre Bohoun Bouabré, le candidat proposé aux chefs d'Etat qui assument leurs choix, en toute responsabilité. Voilà qui est clair. Soulignons qu'un sommet des pays membres de la CEDEAO et la réunion du comité de suivi des accords de Ouagadougou signé dans le cadre du retour de la paix en Côte d'Ivoire sont aussi prévus. Le retour de la BAD (Banque africaine de développement), à Abidjan, cette année même pourrait aussi figurer sur le calendrier des chefs d'Etat et de gouvernement africains.
Vincent Kouassi