Grève dans le secondaire : Serges Koffi ordonne la reprise des cours ce matin
Depuis le 17 septembre dernier, date de la rentrée scolaire, aucun établissement public de Yamoussoukro et d'autres villes de l'intérieur du pays (Daloa, San-Pedro, Abengourou, Bondoukou, etc.) n'a dispensé de cours. Les enseignants ayant décidé d'observer une grève illimitée jusqu'à satisfaction de leurs revendications. Dont la principale est le profil de carrière. Pour le secrétaire national de la FESCI, Serges Koffi, cette situation ne saurait prospérer longtemps. C'est pourquoi vendredi dernier au lycée scientifique de Yamoussoukro où il a rencontré les élèves, il en a profité pour s'adresser aux enseignants. Quand les élèves reconnaissent leur place, les maîtres doivent reconnaître la leur. Le métier d'enseignant est un métier noble. Celui qui dispense le savoir mérite respect en tout lieu et en toute circonstance. Mais d'où vient aujourd'hui ce problème en Côte d'Ivoire où ce sont les professeurs qui ont pris le flambeau des grèves? , s'est interrogé Serges Koffi. Il n'a pas manqué de souligner que cette rentrée scolaire était inopportune, en ce qu'elle n'a pas pris en compte les suggestions des acteurs du système éducatif aux fins de lever tous les obstacles susceptibles de compromettre l'année scolaire. En ce qui concerne les conditions de vie et de travail des élèves des lycées scientifiques et mixtes, le secrétaire national de la Fesci s'est insurgé contre l'occupation par les professeurs des logements des élèves. Les bâtiments du lycée scientifique sont occupés par les professeurs. Ils y habitent et les élèves sont dehors, mais on ne dit rien. Mais quand on ne dit rien, c'est parce que nous prenons en compte le rapport sacré entre le maître et l'élève?, a-t-il fait remarquer avant de demander aux enseignants de reprendre les cours dès ce matin même. Faute de quoi, la FESCI avisera. La semaine dernière déjà, dans l'optique de la reprise ordonnée par le préfet Nassa Dakouri, des échauffourées ont éclaté entre les enseignants partisans de la reprise et quelques membres de la coordination. Elles ont fait trois blessés dont un assez sérieux. Cette situation a engendré la fermeture totale de tous les établissements publics et même du privé.
N'dri Celestin
N'dri Celestin