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Le Front
· 3 min de lecture

Les propos du chef d'état-major des Fafn et du ministre de la Justice

Le ministre de la justice a rencontré les grands commandements des FDS-FN mardi au secrétariat général des Forces nouvelles en présence du général Soumaïla Bakayoko, pour mieux leur expliquer les accords de Ouagadougou. Avant le début de la séance d'explication, le général Soumaïla Bakayoko et le ministre Koné Mamadou ont situé le cadre de cette rencontre d'information. Nous vous proposons l'intégralité de leurs propos.


Général Soumaila Bakayoko : C'est pour mieux nous approprier l'accord de Ouaga
Messieurs du grand commandement, messieurs les commandants de zones, messieurs les sous-chefs, chefs de division, et directeurs de l'état-major, messieurs les préfets de police, commissaires, commandants de compagnies de gendarmerie, messieurs les officiers, les sous-officiers, les militaires du rang. Je voudrais, au nom de l'ensemble des Forces de défense et de sécurité des Forces nouvelles, remercier la délégation que vous conduisez, monsieur le ministre à cette séance que nous avons sollicitée.
Nous voudrions avant tout saluer la promptitude avec laquelle le Premier ministre, Secrétaire général des Forces nouvelles, a réagi en vous désignant, lorsque nous lui avons exprimé ici, notre désir de voir des membres du gouvernement qui ont participé au dialogue de Ouagadougou, venir nous expliquer davantage l'accord de Ouagadougou.
C'est pour mieux nous approprier cet accord ; c'est pour mieux le comprendre en vue d'envisager toutes les dispositions pratiques à son application que nous avons souhaité vous voir pour nous expliquer dans tous les détails, et répondre à toutes nos préoccupations en ce qui concerne l'accord de Ouagadougou.
Non seulement l'accord nous intéresse dans sa globalité, mais il va de soi que le chapitre 3 qui s'adresse particulièrement aux Forces de défense et de sécurité nous concerne au premier chef.
Pour tout vous dire, nous avons envisagé un séminaire, messieurs les ministres, pour justement mieux nous approprier l'accord de Ouagadougou afin de voir réellement quelles sont ses attentes vis-à-vis des Forces armées des Forces nouvelles mais mieux, vis- à ? vis des Forces de défense et de sécurité des Forces nouvelles.
Ce séminaire commence demain (aujourd'hui) par une série d'exposés. Mais votre calendrier très chargé qui fait qu'il y a un conseil de gouvernement auquel vous devriez prendre part demain, a fait qu'aujourd'hui, vous êtes venu précipitamment montrer encore une fois de plus votre grande disponibilité à vous intéresser à la chose militaire et mieux, à vous intéresser à la zone des Forces nouvelles. Ce séminaire pourra être alors enrichi des explications que vous allez donner ce matin aux responsables qui sont rassemblés ici.
Nous attendons beaucoup de cet entretien. En tout cas, une fois de plus, merci d'être venu et nous sommes à votre écoute ; merci.
Le ministre de la justice Koné Mamadou : Que l'accord de Ouaga soit bien compris par les Fafn
Mesdames et messieurs, je vous prie, en vos grades, rangs, qualités et fonctions, je voudrais vous dire la joie que nous éprouvons de nous trouver ici. C'est d'ailleurs une joie renouvelée et vous ne devez pas être surpris chaque fois que nous sommes sollicités. C'est avec plaisir que nous viendrons à cette invitation.
Nous avons effectivement eu l'honneur d'être choisi pour participer au dialogue direct de Ouagadougou dont les effets commencent à se voir sur le terrain. Que les Forces de défense et de sécurité des Forces nouvelles décident d'organiser un séminaire pour s'approprier l'accord de Ouagadougou, c'est une initiative heureuse qu'on ne peut que saluer et féliciter. En même temps, c'est une initiative que nous devons soutenir.
Nous pensons que nous qui étions à Ouagadougou, sommes les personnes les mieux placées pour soutenir cette initiative afin que le message que nous avons fait inscrire dans cet accord de Ouagadougou, soit bien compris et bien perçu par les uns et les autres. C'est donc un agréable devoir pour nous d'être ici, parmi vous ce matin.
Nous souhaiterions vraiment que cette séance de travail soit la plus utile possible. Nous sommes à votre entière disposition pour vous apporter tous les éléments qui vous seront nécessaires pour diriger le séminaire qui va se tenir demain (Ndlr : aujourd'hui). Je voudrais vous assurer de notre détermination à faire de notre mieux pour que l'accord de Ouagadougou soit bien compris et mieux approprié par les Forces de défense et de sécurité des Forces nouvelles. Je vous remercie.

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Article publié par Le Front et référencé par 225.ci.