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Notre Voie
· 5 min de lecture

Assemblée générale de la fédération FPI de Kouibly-Victor Djéhoué, fédéral FPI - C'est le redémarrage réel de toutes de nos activités

La fédération FPI du département de Kouibly tient à Totrodrou, sa toute première assemblée en cette période post-crise. Le secrétaire général de cette structure politique, M. Victor Djéhoué, en situe les enjeux.

Notre Voie : La fédération FPI de Kouibly tient une assemblée générale ce 5 avril , la première du genre depuis l'éclatement de la crise en 2002. Peut-on dire que les conditions sécuritaires sont réunies dans cette zone ex-assiégée ?
Victoire Djéhoué : Relativement, les conditions sécuritaires permettent de tenir cette assemblée. Déjà en 2006, nous avons tenté de rentrer dans la fédération, mais notre voyage s'est arrêté à Duékoué. En juin 2007, nous avons pu faire un tour dans toute la fédération avec deux délégations, même si le séjour avait été limité à 5 jours de laissez-passez. Tout dernièrement, nous avons fait une dizaine de jours, selon notre gré, dans le département. Partant de ce fait, on peut dire que les conditions sécuritaires permettent, aujourd'hui, au FPI de redémarrer ses activités dans le département de Kouibly.

N.V. : Vous avez donc déjà effectué une mission exploratoire dans le département
D.J. : La première mission exploratoire de juin 2007 a été recommandée par la direction du parti. Mais la dernière tournée que nous avons effectuée est notre propre initiative. Cela a été possible, parce que la direction du parti nous a donné les moyens de mobilité que nous devions présenter à nos militants et surtout pour permettre à nos représentants aux audiences foraines de remplir correctement leurs tâches.

N.V. : Votre région a été durement frappée par la guerre, faisant de nombreux déplacés qui n'ont pas encore regagné leur région d'origine. Quelle est aujourd'hui leur situation ?
D.V. : Le problème des déplacés demeure dans la mesure où, sur les 19 secrétaires de section, une douzaine est encore hors de la fédération. Ce ne sont pas seulement les responsables qui sont hors de la fédération, ce sont les populations de la zone, les militants des autres partis, les populations de Kouibly dans leur ensemble. Mais, ils ne sont pas bloqués par le problème sécuritaire. Le minimum qu'il leur faut pour retourner dignement chez eux, ils ne l'ont pas.

N.V. : Le minimum pour vous, c'est quoi ?
D.V. : Nous sommes dans la période des préparatifs des champs, donc il leur faut d'abord de quoi retourner, c'est-à-dire le moyen de transport, le minimum vital, c'est-à-dire des vivres et des non-vivres pour pouvoir redémarrer la vie normale, et pourquoi pas leur donner des semences. Aujourd'hui, sur le terrain, les services de santé ont commencé à fonctionner, mais il faut le minimum pour pouvoir manger, en attendant de recréer sa plantation.

N.V. : Selon vous, qui doit s'occuper de cette situation ?
D.V. : Nous attendons, concernant la première solution, l'appui de toutes les bonnes volontés. Notre premier regard se tourne vers l'Etat, en l'occurence le ministère de la Solidarité et des Victimes de guerre à qui les autorités otn adressé un courrier dans ce sens qui jusqu'ici demeure sans suite depuis le mois de septembre 2007.

N.V. : Ne pensez-vous pas que le fait que certains de vos collaborateurs, les secrétaires de section, soient en dehors de leur zone, l'assemblée générale que vous organisez ne connaîtra pas des difficultés ?
D.V. : Bien sûr ! Nous prévoyons l'absence de quelques secrétaires de section si les doléances que nous avons formulées ne sont pas satisfaites. Par exemple, j'ai demandé à la direction du parti de nous donner un véhicule pour pouvoir amener les secrétaires de section à participer à l'assemblée fédérale. Tout dernièrement, on m'a dit que cela n'est pas possible, mais nous allons voir dans quelle mesure nous allons pallier cela.

N.V. : A l'issue de votre récente mission exploratrice, avez-vous constaté que les militants sont encore sur le terrain ?
D.V. : Les quelques secrétaires de section qui sont sur le terrain ont repris leurs activités. Les secrétaires de base surtout sont à pied d'?uvre pour la remise en selle de la fédératon. Nous avons été agréablement surpris par le travail qu'ils font sur le terrain, parce que malgré l'absence des secrétaires de sections, ils travaillent sur le terrain. C'est pourquoi notre assemblée générale sera élargie aux secrétaires de section JFPI et OFFPI, aux comités de base, aux cadres des 6 coordinations pour que tout le monde prenne la pleine mesure de la reprise des activités dans la fédération et que chacun joue sa partition.

N.V. : Y a-t-il des dispositions particulières pour l'organisation de l'assemblée générale ?
D.V. : Cette assemblée générale doit annoncer le retour de l'animation que l'honorable Soué André a, instaurée avant même que ce département ne soit érigé en fédération. Chaque assemblée fédérale, à l'époque, était une fête. Donc des dispositions particulières sont prises pour que l'animation d'avant la guerre soit relancée à cette assemblée fédérale. C'est pourquoi nous prendrons des dispositions pour transporter tous les participants et les mettre à l'aise. Tout sera mis en ?uvre avec la contribution des cadres pour que cette assemblée fédérale connaisse un succès avec la participation annoncée du secrétaire général adjoint chargé du Grand Ouest, le professeur Abouo N'dori.

N.V. : Toutes les structures du parti et la DDC sont-elles associées à cette asssemblée fédérale ?
D.V. : La direction départementale de campagne n'est qu'une structure du parti en mission auprès de la fédération. Qui parle de l'assemblée fédérale parle des responsables de cette structure locale. Le DDC lui-même est membre du comité central, donc il est membre statutaire de cette assemblée. Aucune structure qui touche de près ou de loin le fonctionnement du parti n'est exclue.

N.V. : Avez-vous une adresse particulière par rapport à cette assemblée du 5 avril ?
D.V. : J'appelle tous les militants de la fédératon Khanrohio à tout mettre en ?uvre pour être à cette première assemblée fédérale post-crise. C'est le redémarrage réel de toutes ses composantes et la mise en confiance totale de tous les militants qui hésitent à reprendre du service. Nous nous adressons spécialement aux secrétaires de section pour qu'ils puissent réintégrer leurs sections et reprendre du service.

Entretien réalisé par Félix Téha Dessrait (Coll : Bruno Kouadio)

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