Lutte contre la pollution maritime - Le CIAPOL teste son plan Pollumar
L'incident s'est produit dans la nuit du 31 janvier 2008. Sur les installations de la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR), à l'île boulay, de l'hydrocarbure est déversée accidentellement dans la mer. Tout en mettant en ?uvre son plan d'opération interne, la société de raffinage alerte le Centre Ivoirien Anti Pollution (CIAPOL). Sur la fiche de notification l'on peut lire que la pollution est due à la rupture de la manche 24 de la bouée SIR CBM, lors d'une opération de déchargement du brute. La quantité du liquide déversé est de 500m3. Ce qui constitue une pollution de grande envergure. Aussitôt, le CIAPOL organise une réunion de crise pour déclencher le plan pollumar. Ce plan porte sur les aspects juridiques, techniques et financiers en cas de pollution de grande envergure par les hydrocarbures en mer ou en lagune et dans les zones côtières de la Côte d'Ivoire. Dans un premier temps, il s'agit de limiter les dégâts, en empêchant la pollution des berges, du canal et de la lagune. Aussi, les experts du centre se rendent immédiatement sur le site en question. Ils y trouvent une équipe de la SIR en train d'écrémer l'hydrocarbure des eaux, en vue de la confiner dans un tanker flottant. Une fois confiné, le produit est récupéré au quai des produits pétroliers. C'est à travers une opération de simulation très proche de la réalité, que le CIAPOL a testé hier jeudi l'efficacité de son plan pollumar 2008. Le plan a été lancé par le directeur de cabinet du ministre de l'environnement et des eaux et forêts, M. Kouassi Kouadio Mermoz, dans les locaux du centre à Attécoubé. Parlant de l'importance de ce plan, M. Kouassi est revenu sur les catastrophes d'origine maritime survenues au cours de l'année 2006. A savoir la marée noire intervenue aux larges de la ville de Jacqueville et le déversement des déchets toxiques dans le district d'Abidjan. Les deux évènements ont permis de mettre en évidence la nécessité de mettre en place un système de détection précoce, d'alerte et d'intervention efficace contre les incidents d'ordre écologique , a-t-il soutenu. Avec le plan pollomar, la Côte d'Ivoire a-t-il indiqué, répond aux exigences des conventions internationales pertinentes et de l'initiative mondiale sur la planification d'urgence. Selon le directeur de CIAPOL, M. Doh André, la Côte d'Ivoire qui ne peut pas faire face à une pollution de 500m3, doit faire appel à l'extérieur dans le cas où elle sera confrontée à ce problème dans la réalité.
Dao Maïmouna
Dao Maïmouna