Devoir de mémoire (acte I) - Gnamien Yao (membre du Bureau politique) - "Mes trois plans pour sauver Fologo"
L'homme a pris le virage à 200 km/heure. Il a tourné le dos au Président qu'il traite aujourd'hui de tous les péchés d'Israël. Abonné désormais à Gbagbo via Fologo. Les paroles s'envolent. Les écritures restent. "Le Nouveau Réveil" publie à partir d'aujourd'hui les textes de Gnamien Yao, des dérives verbales qui sûrement feront tiquer ses nouveaux alliés politiques. Lisez ces textes sur Fologo et vous en serez édifiés. Ce message remède de Gnamien Yao a été lu en février 2002 au Golf Hôtel à l'occasion du rassemblement des femmes dites sans grades?.
() Le parti démocratique de Côte d'Ivoire se trouve pour la première fois dans l'opposition, du moins depuis 1957. Il est donc en train d'expérimenter cette vie d'opposant qui n'est pas de tout repos. En sa qualité de premier parti de ce pays, il se doit de mettre fin à la démagogie en son sein. Il doit mettre hors d'état de nuire, tous ceux et toutes celles qui en font à leur tête en son sein. En réalité, "la prédominance de la démagogie et du reniement est une décadence de la démocratie". Ceci dit, le destin du PDCI-RDA est lumineux avec le Président Henri Konan Bédié. Je te dis parce que dans la vie, il y a des hauts, il y a des bas. Le plus important c'est de pouvoir se remettre des déconvenues et des chutes. En ce qui nous concerne, nous militants du PDCI-RDA, nous pouvons affirmer que contrairement à ce que certains ont cru, le coup d'Etat du 24 décembre 1999 a été plus un complot contre la Côte d'Ivoire que contre le PDCI-RDA. Il est donc important que le PDCI-RDA se remette définitivement du traumatisme afin de se mettre au service de la Côte d'Ivoire par une remobilisation véritable et sincère autour du Président Henri Konan Bédié dans le but de gagner de nouvelles victoires. Gagner de nouvelles victoires, pour qui ? Avec qui ? Pourrait-on me rétorquer ? Pour gagner, il faut être en équipe. Pour être en équipe, il faut une discipline, ciment de la solidarité. Pour qu'il y ait discipline, il faut attacher du prix à l'intérêt commun.
Or que constatons-nous ?
Nous déplorons, depuis l'annonce de la tenue du XIème Congrès ordinaire de notre parti, des déclarations, des menaces, des intimidations, de la part de notre secrétaire général, monsieur Laurent Dona-Fologo, le "donneur de pouvoir" le plus grand militant, celui à qui Félix Houphouët-Boigny, "ce cerveau politique de premier ordre" aurait nuitamment donné le PDCI-RDA en héritage, mais malheureusement entre quatre murs, sans témoin, comme si Félix Houphouët-Boigny, ce grand visionnaire, ne connaissait pas chacun de nous, comme si Félix Houphouët-Boigny ignorait l'histoire personnelle de chacun de nous
A notre avis, toute sa vie durant, Félix Houphouët-Boigny a enseigné à ses disciples dont un d'entre eux révèle que : la vraie ligne de démarcation entre les hommes, ce n'est ni la race, ni la couleur de la peau, ni l'ethnie, ni la religion, c'est tout simplement la dignité. Cette dignité permet de se regarder dans une glace sans honte, d'écouter la voix de sa conscience sans remords, de rester fidèle à ses convictions et à ses choix sans reniement, de s'assumer sans alibi, bref d'être responsable et libre". En vérité, face à cette attitude de notre secrétaire général, les militants du PDCI-RDA se doivent de comprendre que dans un parti politique, comme le leur, tout homme, toute femme, tout jeune, en un mot, tout militant qui fait exactement ce qui lui plaît, selon ses désirs de l'instant, n'est pas un homme heureux, c'est tout simplement une âme en peine, à plaindre et à sauver.
Monsieur Laurent Dona-Fologo, secrétaire général du PDCI-RDA, qui sait et qui enseigne à nous autres, que nul ne peut être au-dessus du parti, même pas le président fondateur, est-il devenu anarchiste, au point de vouloir ignorer royalement les fondements du PDCI-RDA que sont la discipline, la cohésion à tout prix. L'unité, la tolérance, la fraternité, la paix, le dialogue et l'Amour, par beau temps comme par mauvais temps ? Comment peut-on comprendre que celui-là même, qui a éduqué des générations d'hommes, à la pratique de la fidélité et de la gratitude par des propos du genre :
-"Si Bédié descend dans un trou, je descends derrière lui" (7/10/96)
-"La démocratie n'est pas la chasse aux anciens" (3/04/96)
-"Un seul ne peut plus décider pour tout le monde" (23/10/1996)
-"Bédié n'a pas jugé comme une faute grave le fait d'écrire dans un journal de l'opposition contre le président du parti" (25/07/97)
-"Monsieur le président, vous avez sauvé le PDCI" (31/10/97)
-"Halte à l'indiscipline" (31/10/96)
-"HKB, le bon produit" (10/10/95)
-"Je suis indétectable de Bédié quoiqu'il advienne et quoique je devienne" (10/10/96)
-"On ne peut pas tous être premier en même temps, tout le monde ne peut pas être dans le même fauteuil au même moment" (1/10/97)
-"Je serai fidèle à Bédié jusqu'à la tombe" (7/10/96)
-"Nous avons suspendu Djeni pour avoir écrit dans un journal de l'opposition contre le Président" (25/07/97), se lance dans une course effrénée faite de dénigrement et de sabotage de notre parti ? A-t-il oublié que c'est bien lui qui, pour museler les rénovateurs, affaiblir les néoclassiques, a toujours dit et nous l'avons soutenu, que le PDCI-RDA était un "bois sacré à l'image des bois sacrés du nord" et qu'il ne fallait jamais le dévoyer. Que fait-il de sa culture Sénoufo, au nom de laquelle, il nous éduquait, il nous contraignait au respect du plus grand âge.
Oui, le destin du PDCI-RDA est heureux car en vérité, même si une hirondelle annonce le printemps, elle ne saurait faire à elle toute seule le printemps. En clair, notre secrétaire général, monsieur Laurent Dona-Fologo, en refusant" toute médiation, toute réconciliation, tout compromis", en foulant au pied la discipline au nom de laquelle, il a lui-même brisé des talents, s'exclut du PDCI-RDA. Oui, je pèse mes mots, pendant toute sa carrière politique dont la fin n'est pas loin, le secrétaire général de notre parti a montré qu'il pouvait être un homme d'Etat. Il appelait chaque fois, nos militants, au sursaut c'est-à-dire privilégier le dialogue et l'oubli de l'offense pour ne voir que l'intérêt du parti. Aujourd'hui avec un peu de recul, il donne raison au Président Félix Houphouët-Boigny pour dire qu'en vérité, en politique", il faut toujours juger à l'arrivée". Pendant toute sa carrière, il a fait de la discipline, une épée qui coupait les ambitions. Aujourd'hui, nous constatons avec regret, qu'il est incapable de suivre la politique qu'il lui-même prônée. Dans ces conditions.
-Peut-on objectivement admettre que le n°2 de notre parti s'attaque à son président, au mépris du respect de la légalité, du respect de l'autorité, et du plus grand âge ?
-Peut-on rester indifférent face à de telles actions aux conséquences désastreuses pour le parti qu'il n'a créé ?
-Peut-on accepter que le secrétaire général du PDCI-RDA, lui qui a tout eu de ce parti et de ses dirigeants, lui dont les différents succès sont la résultante de compromis et de consensus, puisse ériger la trahison, la diffamation, le nihilisme et le repli sur soi en règle de conduite dans le parti.
-Peut-on être réellement disciple de Félix Houphouët-Boigny et fermer la porte au compromis, au dialogue et à l'oubli de l'offense, en un mot, au pardon ?
-Y'a-t-il meilleure façon de tuer le PDCI-RDA que de propager des tensions artificiellement entretenues pour semer la confusion dans l'esprit de ses militants tant en Côte d'Ivoire qu'à l'étranger, au nom d'une seule ambition ?
-En vérité, Mesdames, messieurs
-Qu'est-ce qui peut bien justifier une telle attitude de notre secrétaire général, bien aimé, celui qui nous a enseigné que le parti était une école de civisme ?
-Quelle dette a-t-il bien pu contracter et auprès de qui ? Au point de se renier, au point de se rendre méconnaissable en s'attaquant aux racines mêmes de ce qu'il a contribué à créer et à faire accepter de gré ou de force par des générations d'hommes et de femmes ? En vérité, en acceptant de venir échanger avec vous ce matin, mon souhait n'est pas de m'attaquer d'une manière ou d'une autre à celui que j'appelle affectueusement" mon père". Ce dont il est question, c'est de trouver avec vous les voies et moyens pour ramener notre secrétaire général à la raison. En ce qui me concerne, je propose comme solutions de sortie de crise un programme d'ajustement politique et de réarmement moral en trois plans.
1/ Un plan d'ajustement spirituel qui consiste à organiser des prières dans les mosquées, dans les églises, etc. afin que notre secrétaire général mette de l'eau dans son vin et retrouve l'équilibre spirituel pour ne plus dévoyer le bois sacré
2/ Un plan d'ajustement moral en souhaitant que tous les militants se remobilisent pour dédouaner notre secrétaire général par la mise en commun de toutes les ressources du parti
3/ Un plan d'ajustement disciplinaire en rappelant à notre secrétaire général, que tout homme politique qui n'arrive pas à observer les règles de discipline de son organisation pour des intérêts personnels doit démissionner. Dans cette quête de la paix et de l'union dans le PDCI-RDA, notre point d'appui s'appelle le Président Henri Konan Bédié. Nous lui demandons de toujours faire un savant dosage de la spontanéité des jeunes et de la sagesse dans le but de ramener la paix et la cohésion en notre sein. Quant à nous autres, nous avons le devoir d'expliquer à nos militants, qu'un parti politique est porteur d'idéal. Il est donc pourvoyeur de modèle d'action. Nous devons donc rester fidèles à notre modèle d'action en étant respectueux de l'ordre, partisans de la non violence et de la liberté. Face aux enjeux actuels, il nous faut puiser dans notre tradition pour comprendre selon la pensée du Président Félix Houphouët-Boigny qu'à l'esprit de compétition sournoise qui engendre les suspicions, les jalousies, doivent succéder les dévouements, la conviction et la camaraderie retrouvée. Pour renforcer notre cohésion, il faut absolument faire bloc autour du Président Henri Konan Bédié. Car un chef n'est pas chef seulement quand tout va bien. Il l'est pour le meilleur et pour le pire.
Mesdames, Messieurs
Nous voulons la paix dans notre parti comme la paix est le fruit de la justice et de l'équité, il n'y a que dans le respect mutuel que le rassemblement est possible. Le PDCI-RDA, parti de rassemblement, c'est possible. Le PDCI-RDA, parti de conquête, c'est possible. Le PDCI-RDA, parti de la victoire, c'est possible. En vérité, "le rassemblement est pour nous un combat fondé sur des principes de liberté, de tolérance et de la solidarité".
Mesdames, messieurs
Comme le disent ses compagnons, ce que nous partageons "par tempérament, par conviction, par expérience, Henri Konan Bédié est un rassembleur. Il est donc le garant de l'unité et de la cohésion du PDCI-RDA". Il nous faut donc nous mobiliser autour de lui pour rebondir et glaner d'autres victoires. "Il nous faut reconquérir l'opinion, c'est-à-dire faire partager notre projet politique au plus grand nombre de nos concitoyens. "Nous le ferons d'autant mieux, si nous retrouvons l'idéal premier du PDCI-RDA, fait de confiance réciproque, de dévouement et d'abnégation" ().
Je vous remercie !
() Le parti démocratique de Côte d'Ivoire se trouve pour la première fois dans l'opposition, du moins depuis 1957. Il est donc en train d'expérimenter cette vie d'opposant qui n'est pas de tout repos. En sa qualité de premier parti de ce pays, il se doit de mettre fin à la démagogie en son sein. Il doit mettre hors d'état de nuire, tous ceux et toutes celles qui en font à leur tête en son sein. En réalité, "la prédominance de la démagogie et du reniement est une décadence de la démocratie". Ceci dit, le destin du PDCI-RDA est lumineux avec le Président Henri Konan Bédié. Je te dis parce que dans la vie, il y a des hauts, il y a des bas. Le plus important c'est de pouvoir se remettre des déconvenues et des chutes. En ce qui nous concerne, nous militants du PDCI-RDA, nous pouvons affirmer que contrairement à ce que certains ont cru, le coup d'Etat du 24 décembre 1999 a été plus un complot contre la Côte d'Ivoire que contre le PDCI-RDA. Il est donc important que le PDCI-RDA se remette définitivement du traumatisme afin de se mettre au service de la Côte d'Ivoire par une remobilisation véritable et sincère autour du Président Henri Konan Bédié dans le but de gagner de nouvelles victoires. Gagner de nouvelles victoires, pour qui ? Avec qui ? Pourrait-on me rétorquer ? Pour gagner, il faut être en équipe. Pour être en équipe, il faut une discipline, ciment de la solidarité. Pour qu'il y ait discipline, il faut attacher du prix à l'intérêt commun.
Or que constatons-nous ?
Nous déplorons, depuis l'annonce de la tenue du XIème Congrès ordinaire de notre parti, des déclarations, des menaces, des intimidations, de la part de notre secrétaire général, monsieur Laurent Dona-Fologo, le "donneur de pouvoir" le plus grand militant, celui à qui Félix Houphouët-Boigny, "ce cerveau politique de premier ordre" aurait nuitamment donné le PDCI-RDA en héritage, mais malheureusement entre quatre murs, sans témoin, comme si Félix Houphouët-Boigny, ce grand visionnaire, ne connaissait pas chacun de nous, comme si Félix Houphouët-Boigny ignorait l'histoire personnelle de chacun de nous
A notre avis, toute sa vie durant, Félix Houphouët-Boigny a enseigné à ses disciples dont un d'entre eux révèle que : la vraie ligne de démarcation entre les hommes, ce n'est ni la race, ni la couleur de la peau, ni l'ethnie, ni la religion, c'est tout simplement la dignité. Cette dignité permet de se regarder dans une glace sans honte, d'écouter la voix de sa conscience sans remords, de rester fidèle à ses convictions et à ses choix sans reniement, de s'assumer sans alibi, bref d'être responsable et libre". En vérité, face à cette attitude de notre secrétaire général, les militants du PDCI-RDA se doivent de comprendre que dans un parti politique, comme le leur, tout homme, toute femme, tout jeune, en un mot, tout militant qui fait exactement ce qui lui plaît, selon ses désirs de l'instant, n'est pas un homme heureux, c'est tout simplement une âme en peine, à plaindre et à sauver.
Monsieur Laurent Dona-Fologo, secrétaire général du PDCI-RDA, qui sait et qui enseigne à nous autres, que nul ne peut être au-dessus du parti, même pas le président fondateur, est-il devenu anarchiste, au point de vouloir ignorer royalement les fondements du PDCI-RDA que sont la discipline, la cohésion à tout prix. L'unité, la tolérance, la fraternité, la paix, le dialogue et l'Amour, par beau temps comme par mauvais temps ? Comment peut-on comprendre que celui-là même, qui a éduqué des générations d'hommes, à la pratique de la fidélité et de la gratitude par des propos du genre :
-"Si Bédié descend dans un trou, je descends derrière lui" (7/10/96)
-"La démocratie n'est pas la chasse aux anciens" (3/04/96)
-"Un seul ne peut plus décider pour tout le monde" (23/10/1996)
-"Bédié n'a pas jugé comme une faute grave le fait d'écrire dans un journal de l'opposition contre le président du parti" (25/07/97)
-"Monsieur le président, vous avez sauvé le PDCI" (31/10/97)
-"Halte à l'indiscipline" (31/10/96)
-"HKB, le bon produit" (10/10/95)
-"Je suis indétectable de Bédié quoiqu'il advienne et quoique je devienne" (10/10/96)
-"On ne peut pas tous être premier en même temps, tout le monde ne peut pas être dans le même fauteuil au même moment" (1/10/97)
-"Je serai fidèle à Bédié jusqu'à la tombe" (7/10/96)
-"Nous avons suspendu Djeni pour avoir écrit dans un journal de l'opposition contre le Président" (25/07/97), se lance dans une course effrénée faite de dénigrement et de sabotage de notre parti ? A-t-il oublié que c'est bien lui qui, pour museler les rénovateurs, affaiblir les néoclassiques, a toujours dit et nous l'avons soutenu, que le PDCI-RDA était un "bois sacré à l'image des bois sacrés du nord" et qu'il ne fallait jamais le dévoyer. Que fait-il de sa culture Sénoufo, au nom de laquelle, il nous éduquait, il nous contraignait au respect du plus grand âge.
Oui, le destin du PDCI-RDA est heureux car en vérité, même si une hirondelle annonce le printemps, elle ne saurait faire à elle toute seule le printemps. En clair, notre secrétaire général, monsieur Laurent Dona-Fologo, en refusant" toute médiation, toute réconciliation, tout compromis", en foulant au pied la discipline au nom de laquelle, il a lui-même brisé des talents, s'exclut du PDCI-RDA. Oui, je pèse mes mots, pendant toute sa carrière politique dont la fin n'est pas loin, le secrétaire général de notre parti a montré qu'il pouvait être un homme d'Etat. Il appelait chaque fois, nos militants, au sursaut c'est-à-dire privilégier le dialogue et l'oubli de l'offense pour ne voir que l'intérêt du parti. Aujourd'hui avec un peu de recul, il donne raison au Président Félix Houphouët-Boigny pour dire qu'en vérité, en politique", il faut toujours juger à l'arrivée". Pendant toute sa carrière, il a fait de la discipline, une épée qui coupait les ambitions. Aujourd'hui, nous constatons avec regret, qu'il est incapable de suivre la politique qu'il lui-même prônée. Dans ces conditions.
-Peut-on objectivement admettre que le n°2 de notre parti s'attaque à son président, au mépris du respect de la légalité, du respect de l'autorité, et du plus grand âge ?
-Peut-on rester indifférent face à de telles actions aux conséquences désastreuses pour le parti qu'il n'a créé ?
-Peut-on accepter que le secrétaire général du PDCI-RDA, lui qui a tout eu de ce parti et de ses dirigeants, lui dont les différents succès sont la résultante de compromis et de consensus, puisse ériger la trahison, la diffamation, le nihilisme et le repli sur soi en règle de conduite dans le parti.
-Peut-on être réellement disciple de Félix Houphouët-Boigny et fermer la porte au compromis, au dialogue et à l'oubli de l'offense, en un mot, au pardon ?
-Y'a-t-il meilleure façon de tuer le PDCI-RDA que de propager des tensions artificiellement entretenues pour semer la confusion dans l'esprit de ses militants tant en Côte d'Ivoire qu'à l'étranger, au nom d'une seule ambition ?
-En vérité, Mesdames, messieurs
-Qu'est-ce qui peut bien justifier une telle attitude de notre secrétaire général, bien aimé, celui qui nous a enseigné que le parti était une école de civisme ?
-Quelle dette a-t-il bien pu contracter et auprès de qui ? Au point de se renier, au point de se rendre méconnaissable en s'attaquant aux racines mêmes de ce qu'il a contribué à créer et à faire accepter de gré ou de force par des générations d'hommes et de femmes ? En vérité, en acceptant de venir échanger avec vous ce matin, mon souhait n'est pas de m'attaquer d'une manière ou d'une autre à celui que j'appelle affectueusement" mon père". Ce dont il est question, c'est de trouver avec vous les voies et moyens pour ramener notre secrétaire général à la raison. En ce qui me concerne, je propose comme solutions de sortie de crise un programme d'ajustement politique et de réarmement moral en trois plans.
1/ Un plan d'ajustement spirituel qui consiste à organiser des prières dans les mosquées, dans les églises, etc. afin que notre secrétaire général mette de l'eau dans son vin et retrouve l'équilibre spirituel pour ne plus dévoyer le bois sacré
2/ Un plan d'ajustement moral en souhaitant que tous les militants se remobilisent pour dédouaner notre secrétaire général par la mise en commun de toutes les ressources du parti
3/ Un plan d'ajustement disciplinaire en rappelant à notre secrétaire général, que tout homme politique qui n'arrive pas à observer les règles de discipline de son organisation pour des intérêts personnels doit démissionner. Dans cette quête de la paix et de l'union dans le PDCI-RDA, notre point d'appui s'appelle le Président Henri Konan Bédié. Nous lui demandons de toujours faire un savant dosage de la spontanéité des jeunes et de la sagesse dans le but de ramener la paix et la cohésion en notre sein. Quant à nous autres, nous avons le devoir d'expliquer à nos militants, qu'un parti politique est porteur d'idéal. Il est donc pourvoyeur de modèle d'action. Nous devons donc rester fidèles à notre modèle d'action en étant respectueux de l'ordre, partisans de la non violence et de la liberté. Face aux enjeux actuels, il nous faut puiser dans notre tradition pour comprendre selon la pensée du Président Félix Houphouët-Boigny qu'à l'esprit de compétition sournoise qui engendre les suspicions, les jalousies, doivent succéder les dévouements, la conviction et la camaraderie retrouvée. Pour renforcer notre cohésion, il faut absolument faire bloc autour du Président Henri Konan Bédié. Car un chef n'est pas chef seulement quand tout va bien. Il l'est pour le meilleur et pour le pire.
Mesdames, Messieurs
Nous voulons la paix dans notre parti comme la paix est le fruit de la justice et de l'équité, il n'y a que dans le respect mutuel que le rassemblement est possible. Le PDCI-RDA, parti de rassemblement, c'est possible. Le PDCI-RDA, parti de conquête, c'est possible. Le PDCI-RDA, parti de la victoire, c'est possible. En vérité, "le rassemblement est pour nous un combat fondé sur des principes de liberté, de tolérance et de la solidarité".
Mesdames, messieurs
Comme le disent ses compagnons, ce que nous partageons "par tempérament, par conviction, par expérience, Henri Konan Bédié est un rassembleur. Il est donc le garant de l'unité et de la cohésion du PDCI-RDA". Il nous faut donc nous mobiliser autour de lui pour rebondir et glaner d'autres victoires. "Il nous faut reconquérir l'opinion, c'est-à-dire faire partager notre projet politique au plus grand nombre de nos concitoyens. "Nous le ferons d'autant mieux, si nous retrouvons l'idéal premier du PDCI-RDA, fait de confiance réciproque, de dévouement et d'abnégation" ().
Je vous remercie !