Aller au contenu

Grand-Lahou : élus et cadres marchent pour soutenir la République

Le département de Grand-Lahou, dans toute sa composante a effectué, récemment, une marche de soutien à la République et ses institutions. Objectif, démontrer à la nation que les actes de vandalisme perpétrés lors de la marche des 14 et 17 décembre dernier n'étaient pas le fait des filles et fils de Grand-Lahou.
"Ceux qui ont marché les 14 et 17 et cassé tout sur leur passage, ne sont pas les dignes fils de Grand-Lahou ; car ici la terre appartient aux Avikam et Dida", a dit en substance le député de Grand-Lahou, M. Lakpa Amessan. La marche d'il y a quelques jours, qui a failli avorter à cause de nombreuses menaces a pu se dérouler grâce à un important cordon de sécurité venu d'Abidjan. Partis du stade Henri Konan Bédié, les marcheurs ont parcouru 1 km jusqu'à la résidence du Préfet. Sur leurs pancartes, on pouvait lire, entre autres, "Grand-Lahou demande pardon à l'Etat", "nous soutenons le préfet et le député, nous sommes prêts à donner notre poitrine pour la République" etc. La marche s'est terminée par un meeting devant la résidence du préfet. Comme pour congédier les mauvais présages, la cérémonie a commencé par une prière officiée par un pasteur suivie d'une libation par le chef coutumier. Le porte-parole des chefs de village de la région, M. Kpangni Aboulé Emmanuel, a redéfini la fonction et le rôle du préfet dans un département: " il est le garant des institutions, le représentant du Chef de l'Etat, les filles et fils de Grand-Lahou ne se reconnaissent pas en ces actes de vandalisme perpétrés par des esprits égarés. Les Avikam et les Dida, les autochtones de cette terre, condamnent avec la dernière énergie ces actes, cette barbarie indigne de notre époque", a-t-il indiqué. Quant au conseiller municipal, M. Antoine Ségui, il a accusé le Conseil général mis au devant de l'organisation des obsèques d'Usher Assouan de ne pas pouvoir limiter les dégâts. Le maire intérimaire, Mme Aoto Céline, a rappelé à tous, l'esprit du défunt Usher Assouan, homme de paix et de réconciliation avant de proclamer qu'elle reste aux côtés de ceux qui se battent pour restaurer l'autorité de l'Etat. Quant au député Lakpa Ames San, il a demandé pardon à l'Etat au nom des populations de Grand-Lahou non sans tancer les marcheurs-casseurs. Au moment où le pays aspire à la paix, a-t-il dit, ce n'est pas Grand-Lahou qui va créer sa guerre. C'est pourquoi nous exigeons que ces actes de vandalisme ne restent pas impunis. Nous disons non à toutes formes de rébellion dans notre cité, la rébellion est morte avec l'Accord de Ouaga", a-t-il souligné. Le préfet René Agaud Edmond a remercié le peuple de Grand-Lahou pour son attitude républicaine avant de fustiger le camp des marcheurs, casseurs. "Ce sont des lâches, parce que dans la vie, ceux qui procèdent à la violence à bien vérifier n'ont souvent pas de dossier propre", a-t-il révélé avant d'appeler les uns et les autres au calme et à la retenue. Pour clore la cérémonie, une motion de soutien des cadres, filles et fils de la région au préfet et au Chef de l'Etat a été lue. Il est à signaler que de nombreux cadres, au nombre desquels se trouvait Mme Kadio Morokro, conseiller général, étaient présents.



Gueu Edison
Correspondant local

Dans cet article