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Donald Kaberuka, Pdt du Groupe de la BAD, à propos de la crise : "Personne ne pourra échapper aux effets de cette crise"

En marge de la conférence ministérielle africaine qui se tient les 12, 13 et 14 novembre 2008, Donald Kaberuka, président de la BAD, s'est prononcé, à l'ouverture des travaux, sur la crise financière internationale et ses conséquences sur le développement de l'Afrique.


?'Gérer un paysage économique incertain et la recherche d'une solution globale et inclusive''. Telles seront les préoccupations des différents ministres africains conviés à cette conférence. A la journée d'ouverture, le mercredi 12 novembre 2008, M. Donald Kaberuka, président du groupe de la Banque africaine de développement, a souligné la nécessité pour les Etats à se mettre ensemble pour faire face au défi de développement. Pour Donald Kaberuka, la crise financière, qui a ébranlé les marchés aux Etats-Unis et en Europe et qui s'est propagée aux marchés émergents, l'Afrique a été épargnée jusque-là par les premiers effets de la contagion. ?'Nos institutions bancaires, sous votre impulsion, sont demeurées relativement solides, et les risques à court terme restent limités pour nous. Les réformes économiques et financières engagées ces deux dernières décennies ont consolidé nos banques'', a- t-il fait remarquer. Mais, il reste prudent quant aux effets imminents de la crise sur le continent. ?'Il reste que nous ne pouvons pas ne pas être touchés. En fait, personne ne pourra échapper aux effets de cette crise. Nous constatons déjà la difficulté qu'il y a à accéder à des ressources financières. A l'évidence, le ralentissement de l'économie mondiale entraînera une contraction générale du secteur privé, et des faillites, notamment dans les secteurs tributaires de la demande internationale. Cette situation ne peut qu'affecter la santé du secteur bancaire, qui enregistrera une augmentation des défaillances'', a-t-il reconnu. Poursuivant, M. Donald Kaberuka a souligné qu'avant la crise, l'économie de l'Afrique progressait au taux moyen annuel de 6,5 %. Selon les estimations actuelles, ce taux serait maintenant ramené à 5 %, entraînant ainsi une incertitude dans les perspectives économiques. Aux dires du président du groupe de la banque africaine, la crise financière menace aujourd'hui les inducteurs externes de performance de la croissance en Afrique, créant ainsi une pression sur les indicateurs internes de la croissance et affectant l'intégration économique rapide du continent. Ce qui ne permet donc pas de remédier à la situation à court terme. C'est pourquoi, il a invité les différents ministres africains économistes à trouver des solutions pour atténuer les effets pervers de cette crise.


J.P.B

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