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Reconstruction et réinsertion / Le ministre Hamza-Bamba : "Il faut mobiliser en priorité les ressources nationales"

Environ deux ans qu'elle tient le portefeuille du ministère de la Reconstruction et de la Réinsertion, Mme Fatoumata Hamza-Bamba a récemment fait le point du travail abattu dans un département incontournable que celui de la réconstruction post-crise.


Le ministère dirigé par Mme Hamza-Bamba est chargé de la définition, de la mise en ?uvre et du suivi de la politique du gouvernement en matière de reconstruction et de réinsertion. Conception des programmes, identification et montage des projets de réhabilitation des sites endommagés et des projets de réinsertion des personnes rendues vulnérables par la crise, mise sur pied des plates-formes de partenariat techniques, mobilisation des ressources pour la mise en ?uvre de ces projets constituent le lot quotidien des activités de son ministère. Il s'agit pour elle, de soulager les populations qui ont payé le plus lourd tribut du fait de la crise en proposant des réponses à leurs besoins urgents. Aujourd'hui, affirme-t-elle, nous pouvons dire-sans rougir, vu le niveau très avancé des procédures d'application concrète de notre politique de reconstruction et de réinsertion, que de bonnes choses ont été réalisées . Selon elle, l'élaboration d'une bonne politique de reconstruction passe nécessairement par une évaluation des besoins à partir du retour d'expérience des structures exerçant déjà sur le terrain et des visites de terrain. Et de poursuivre pour dire que, c'est ce qui a été fait à travers des travaux scientifiques, avec deux tables rondes et des visites dans les zones les plus touchées par la crise. Toutes ces activités, pour le ministre, ont contribué à l'élaboration du Plan National de Reconstruction et de Réinsertion (PNRR). Pour la mise en ?uvre de ce plan, a-t-elle indiqué, l'Agence Nationale de Réinsertion et de Reconstruction (ANARREC) a été créée par décret et adopté en Conseil des ministres. Nous venons d'engager, lance-t-elle, une série de programmes de réinsertion sur l'ensemble du territoire national, plus spécifiquement dans les zones les plus affectées par la crise . Et de dire que des actions ont été entreprises avec le concours du partenaire technique, la GTZ IS, une structure allemande qui jouit d'une longue expérience à travers le monde. Elle souligne que son ministère travaille à installer très prochainement des Comités Consultatifs Régionaux pour la Reconstruction et la Réinsertion (CCRRR) à travers tout le territoire national en vue de planifier la reconstruction et la réinsertion au niveau local et à proximité des populations. Les objectifs assignés à la tête de ce département, relève-t-elle, sont en voie d'être atteints. Cependant, la mise en ?uvre de ce plan va nécessiter d'énormes moyens qui ne peuvent pas être mobilisés par un seul pays qui, de surcroît, n'est pas totalement sorti de la crise, s'est exclamée la ministre. C'est pourquoi, une série de contacts tant intérieurs qu'extérieurs pour mobiliser les fonds nécessaires ont été entrepris. Dans cette action de mobilisation de ressources, a-t-elle annoncé, nous pensons qu'il faut donner tout son sens à l'adage qui dit aide-toi et le ciel t'aidera, a-t-elle annoncé. Ainsi, d'importantes actions citoyennes de mobilisation interne de ressources sont prévues, car cette reconstruction est avant tout une priorité nationale. Pour elle, il est capital de faire comprendre à tous les acteurs impliqués dans ce domaine, qu'il est primordial de coordonner toutes les actions afin d'être plus efficace et éviter ainsi, l'émiettement des ressources et des compétences. C'est pourquoi, une bonne communication est nécessaire. Le rôle transversal de son département, les a amenés à travailler avec tous les ministères et tous les acteurs intervenant dans les domaines de la reconstruction et de la réinsertion. Cependant, Mme Hamza-Bamba a précisé que le cadre des attributions fixé par des actions mène à trois ministères que sont le ministère d'Etat, ministère du Plan et du Développement, le ministère de l'Economie et des Finances et celui de la Solidarité et des victimes de guerre. Pour elle, la grande victime de cette guerre est la Côte d'Ivoire entière, car le pays, avec toutes ses potentialités, ne devrait pas présenter ce taux actuel de pauvreté de 43% et celui du chômage d'environ 45 %.



M.O

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