Déclaration finale
Tous les chefs ici présents étaient venus accueillir le ministre et l'écouter. Pour des raisons que nous ignorons, il n'est pas arrivé. Nous prenons acte. Ce qui nous reste à faire, c'est de rencontrer le Président Gbagbo. Le problème de nos forêts nous tient à c?ur. Nous sommes dans l'eau et nous avons soif. et ce sont des clandestins qui puisent notre eau. Nous ne pouvons bénéficier de nos terres et ce sont des personnes venues d'ailleurs qui les exploitent clandestinement avec la complicité de ceux qui étaient censés les protéger. Nos forêts sont dites classées et on constate qu'elles n'existent plus que de nom. Elles sont exploitées par des clandestins, des gens venus d'ailleurs. La SODEFOR censée protéger ces forêts ne réagit pas. Nous estimons qu'elle est complice. Tout comme sont complices les autorités administratives et judiciaires de Lakota. Quand on se plaint, on nous attrape, on nous met en prison. Nous ne pouvons plus accepter cela. Nous ne faisons pas partie de Lakota. Que les autorités de ce département frère se mettent en dehors de nos problèmes. Nous, c'est Gbagbo qu'on veut voir. On n'a pas appelé le ministre. C'est lui-même qui voulait venir ici suite à l'expression de notre colère et de nos frustrations rapportées par le quotidien Notre voie. Alors on l'attend toujours. Mais qu'il vienne ou pas nous allons continuer de mener nos démarches pour rencontrer le président Laurent Gbagbo. Lui, il n'a pas le mépris pour son peuple comme ces serviteurs de l'Etat. Nous allons le rencontrer. Comment un cabinet ministériel saisit des autorités coutumières pour dire que son patron vient. Nous marchons sous la pluie et dans la boue pour venir l'écouter. Nous tuons des moutons et des coqs pour sa réception. Et à quelques minutes de son arrivée, nous apprenons qu'il ne vient plus. On ne nous donne aucune raison de cette volte-face tardive. Nous voulons rencontrer le Chef de l'Etat car trop c'est trop. Nos enfants sont retournés à la terre et ils sont sans terre alors que nos villges sont à côté des forêts dites classées que d'autres exploitent. Nous n'exigeons pas leur départ. Nous demandons qu'on déclasse aussi des portions pour nous. Des enclaves ont été délimitées pour constituer des réserves à notre profit depuis 1956. Mais on n'a pas de décret d'attribution. Il nous faut ce décret et il nous faut des enclaves plus grandes car nos populations ont augmenté. C'est d'autant plus révoltant qu'on ne nous donne pas le décret d'attribution, et que d'autres personnes soient dans ces enclaves impunément. Il faut mettre fin à l'injustice et à la mort de nos forêts et de nos âmes?.
Fait à Adebèm , le vendredi 11 juillet 2008
Sa majesté Koudou Grah 1er chef du canton Godié Est, Chef suprême des Krou, Secrétaire exécutif de l'Association nationale des rois et chefs de Côte d'Ivoire au nom de tous les chefs de la sous-préfecture de Sago
Propos recuellirs par Dan Opéli
Fait à Adebèm , le vendredi 11 juillet 2008
Sa majesté Koudou Grah 1er chef du canton Godié Est, Chef suprême des Krou, Secrétaire exécutif de l'Association nationale des rois et chefs de Côte d'Ivoire au nom de tous les chefs de la sous-préfecture de Sago
Propos recuellirs par Dan Opéli