Pour atténuer la déception
La jeunesse de Sago a fait jeudi et vendredi derniers bon c?ur contre mauvaise fortune. Venus des villages avec des groupes de danse, ils ont d'abord créé l'ambiance en attendant l'arrivée du ministre. Toute la nuit de jeudi à vendredi ils ont chanté et dansé jusqu'au petit matin. Et quand ils ont appris que le ministre ne venait plus ils ont pris leurs tam-tam et sont venus dans la cour de M. Gbalé Dapleu, président de la Mutuelle pour le développement d'Adebem (MUDEA), pour agrémenter le moment et atténuer un tant soit peu la déception. Et du coup, Fabrice Dibus, un ami français de M. Gbalé, est devenu l'invité spécial à l'honneur. Devant lui, les Adebèmettes, les espoirs d'Adebèm, les ch?urs d'Adebèm, les starlettes de Godjiboué ,les Rameaux de Godjiboué ainsi que les femmes d'Adebem ont rivalisé de talent en alternant les airs traditionnels et modernes. De véritables groupes de danse et de chant du terroir qui ont prouvé que la joie n'avaient pas déserté leur c?ur. Certains groupes de danses étaient essentiellement composés d'enfants qui n'ont jamais quitté Adébem mais qui peuvent rivaliser avec les groupes de danse des grandes villes du pays. D'autres groupes sont composés essentiellement de jeunes revenus au village après des études pour se consacrer au travail de la terre. Grâce au soutien de la MUDEA, ils sont propriétaires de parcelles dans des bafons où ils cultivent le riz. Ils disent avoir besoin de plus de terres pour se prendre davantage en charge. D'où leur grande mobilisation quand ils ont appris que le ministre venait.
D.O.
D.O.