FPI, RDR, PDCI, UDPCI en pré-campagne - Soro face à la pression des partis
Ils sont désormais passés à la vitesse supérieure. Les partis politiques ivoiriens sont actuellement sur le front électoral pour mobiliser leurs troupes. De Paris à Daoukro, en passant par Abidjan et banlieues, le RDR, le FPI, l'UDPCI, le PDCI semblent être en période de pré-campagne. Une pression énorme pour le Premier ministre Guillaume Soro, chargé de faire aboutir l'accord de Ouaga, sur des élections transparentes.
Le Premier ministre Guillaume Soro veut prendre tout son temps dans l'application de l'accord politique de Ouagadougou qu'il a signé le 4 mars dernier, dans la capitale burkinabé, avec l'autre belligérant de la crise ivoirienne, le président Laurent Gbagbo.
Cela, il l'a fait savoir le dimanche 29 juin dernier lors d'une interview accordée à la télévision ivoirienne.
Je ne rentre pas dans le fétichisme des dates.
J'ai mon rythme que je suis , avait-il lancé.
Cependant, les partis politiques ivoiriens veulent-ils laisser le Premier ministre conduire à sa guise l'application de l'accord de Ouagadougou ? Pas sûr.
En effet, pour presser le patron de la Primature à accélérer le processus de mise en ?uvre de l'accord de Ouaga qui doit conduire à l'organisation des élections prochaines, le RDR, le FPI, le PIT, le PDCI sont passés à l'offensive.
Et la scène politique est entrée en ébullition.
ADO, le président du RDR, lui, a choisi Paris pour mettre ses militants en éveil pour les élections.
Je serai candidat en 2008 et je gagnerai , a-t-il rassuré le nombreux public qui a pris d'assaut le palais des congrès de Montreuil, le samedi dernier, pour l'écouter.
Le président des Républicains, comme toujours, a réclamé des élections justes, transparentes et équitables qui, selon lui, doivent passer par les étapes des audiences foraines, de l'identification et autres recensement électoral.
Pendant ce temps, le président du FPI, Pascal Affi N'Guessan, était en action sur la terre natale du président du PDCI-RDA.
A Daoukro, Affi N'Guessan s'est auto-proclamé nouveau patron de la région du N'Zi Comoé, tout en déclarant la mort du PDCI et la fin du président Henri Konan Bédié.
Subtilement, le président du FPI a invité les militants des autres partis à rallier sa formation politique pour assurer la victoire du président Laurent Gbagbo dans une élection vite, vite, vite .
Le même jour, le PIT de Francis Wodié qui avait déjà ouvert récemment sa pré-campagne à Koun-Fao tenait un séminaire de formation au Plateau pour renforcer les capacités de ses candidats aux futures élections.
Et le président du PDCI, M.
Henri Konan Bédié, s'apprête à se rendre à Dabou pour certainement demander à ses hommes de se tenir prêts pour la bataille électorale.
L'UDPCI et le MFA ne sont pas en reste de ce réveil subit des partis politiques.
Les présidents Mabri Toikeusse et Anaky Kobenan étaient à une date récente en tournée à l'Ouest et à l'Est.
C'est évident, les partis politiques sont pressés de se frotter aux suffrages des Ivoiriens.
Bien que l'accord politique de Ouagadougou n'a pas encore abordé de façon concrète les questions des audiences foraines et de l'identification, clé de voûte des élections à venir.
La démarche des partis politiques s'apparente fort bien à un message lancé au Premier ministre.
Les responsables politiques semblent dire à Guillaume Soro vite nous sommes pressés .
Surtout que malgré les retards accusés dans l'application de l'accord de Ouagadougou, le chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, a choisi de mettre le gouvernement en vacances.
Lesquelles qui bloquent l'avancement des dossiers sur la table du gouvernement.
La pression est donc réelle.
La classe politique veut ainsi pousser Soro à appuyer sur l'accélérateur pour offrir aux Ivoiriens ces élections tant attendues.
Entre temps, la vigilance n'échappe pas au Rhdp.
Les Houphouétistes tout en réclamant des élections jurent ne pas servir de faire-valoir à un hold-up électoral.
Ce qui les a amenés à poser des garde-fous autour des élections prochaines, et à avoir à des échanges avec le Premier ministre et le président de la CEI, Beugré Mambé, sur l'organisation des élections.
Nous réclamons des élections consensuelles , avait déclaré le président du Directoire, M.
Alphonse Djédjé Mady, à sa sortie d'audience avec les membres de la CEI.
Face à cette pression des partis, que fait le chef du gouvernement ? A-t-il mis ses vacances à profit afin que ses engagements soient matérialisés ? Autant d'interrogation que seul son propre agenda pourra permettre de répondre avec précision.
L.O
Le Premier ministre Guillaume Soro veut prendre tout son temps dans l'application de l'accord politique de Ouagadougou qu'il a signé le 4 mars dernier, dans la capitale burkinabé, avec l'autre belligérant de la crise ivoirienne, le président Laurent Gbagbo.
Cela, il l'a fait savoir le dimanche 29 juin dernier lors d'une interview accordée à la télévision ivoirienne.
Je ne rentre pas dans le fétichisme des dates.
J'ai mon rythme que je suis , avait-il lancé.
Cependant, les partis politiques ivoiriens veulent-ils laisser le Premier ministre conduire à sa guise l'application de l'accord de Ouagadougou ? Pas sûr.
En effet, pour presser le patron de la Primature à accélérer le processus de mise en ?uvre de l'accord de Ouaga qui doit conduire à l'organisation des élections prochaines, le RDR, le FPI, le PIT, le PDCI sont passés à l'offensive.
Et la scène politique est entrée en ébullition.
ADO, le président du RDR, lui, a choisi Paris pour mettre ses militants en éveil pour les élections.
Je serai candidat en 2008 et je gagnerai , a-t-il rassuré le nombreux public qui a pris d'assaut le palais des congrès de Montreuil, le samedi dernier, pour l'écouter.
Le président des Républicains, comme toujours, a réclamé des élections justes, transparentes et équitables qui, selon lui, doivent passer par les étapes des audiences foraines, de l'identification et autres recensement électoral.
Pendant ce temps, le président du FPI, Pascal Affi N'Guessan, était en action sur la terre natale du président du PDCI-RDA.
A Daoukro, Affi N'Guessan s'est auto-proclamé nouveau patron de la région du N'Zi Comoé, tout en déclarant la mort du PDCI et la fin du président Henri Konan Bédié.
Subtilement, le président du FPI a invité les militants des autres partis à rallier sa formation politique pour assurer la victoire du président Laurent Gbagbo dans une élection vite, vite, vite .
Le même jour, le PIT de Francis Wodié qui avait déjà ouvert récemment sa pré-campagne à Koun-Fao tenait un séminaire de formation au Plateau pour renforcer les capacités de ses candidats aux futures élections.
Et le président du PDCI, M.
Henri Konan Bédié, s'apprête à se rendre à Dabou pour certainement demander à ses hommes de se tenir prêts pour la bataille électorale.
L'UDPCI et le MFA ne sont pas en reste de ce réveil subit des partis politiques.
Les présidents Mabri Toikeusse et Anaky Kobenan étaient à une date récente en tournée à l'Ouest et à l'Est.
C'est évident, les partis politiques sont pressés de se frotter aux suffrages des Ivoiriens.
Bien que l'accord politique de Ouagadougou n'a pas encore abordé de façon concrète les questions des audiences foraines et de l'identification, clé de voûte des élections à venir.
La démarche des partis politiques s'apparente fort bien à un message lancé au Premier ministre.
Les responsables politiques semblent dire à Guillaume Soro vite nous sommes pressés .
Surtout que malgré les retards accusés dans l'application de l'accord de Ouagadougou, le chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, a choisi de mettre le gouvernement en vacances.
Lesquelles qui bloquent l'avancement des dossiers sur la table du gouvernement.
La pression est donc réelle.
La classe politique veut ainsi pousser Soro à appuyer sur l'accélérateur pour offrir aux Ivoiriens ces élections tant attendues.
Entre temps, la vigilance n'échappe pas au Rhdp.
Les Houphouétistes tout en réclamant des élections jurent ne pas servir de faire-valoir à un hold-up électoral.
Ce qui les a amenés à poser des garde-fous autour des élections prochaines, et à avoir à des échanges avec le Premier ministre et le président de la CEI, Beugré Mambé, sur l'organisation des élections.
Nous réclamons des élections consensuelles , avait déclaré le président du Directoire, M.
Alphonse Djédjé Mady, à sa sortie d'audience avec les membres de la CEI.
Face à cette pression des partis, que fait le chef du gouvernement ? A-t-il mis ses vacances à profit afin que ses engagements soient matérialisés ? Autant d'interrogation que seul son propre agenda pourra permettre de répondre avec précision.
L.O