Devoir de Mémoire
Ce qui s'est passé hier à notre rédaction est d'autant plus incompréhensible que nous en sommes à nous interroger sur les motivations réelles des envoyés de Serge Koffi. Lui qui prétend ne pas être au courant de ce que ses hommes ont fait à nos journalistes (Ndlr : Ce qu'il a confié à notre PDG Nana Hamilton) devrait leur rappeler que ce quotidien a fait pour son syndicat. D'abord toutes les manifestations de la FESCI sont rendues fidèlement par nos reporters. Si le fait d'écrire que des étudiants de la FESCI adhèrent à l'Udpci est un crime de lèse majesté car ''jouant politiquement contre la FESCI'', le fait d'outrepasser les lois sur la presse et la loi dans ce pays est aussi répréhensible. Lorsque Koffi Serges accusait Blé Goudé de vouloir déstabiliser la FESCI, L'Intelligent d'Abidjan a relayé avec professionnalisme ses récriminations contre le leader de l'Alliance des jeunes patriotes. Mieux le secrétaire général de la Fesci a bénéficié d'une Co Une. Ses "attaques" contre Blé Goudé, parue dans notre journal ne l'a pourtant pas amené à faire une descente dans nos locaux. Alors que chacun sait combien de personnes il draine aussi. Souvent le PDCI, le RDR et même le FPI ont leurs leaders son "attaqués" dans nos colonnes par des adversaires sans qu'ils ne provoquent de tsunami. Si les Soro Guillaume, Pickass, Djué Eugène et autres qui ne partagent parfois pas nos écrits ne nous agressent pas alors qu'ils ont aussi des ''gbonhis'' (ndlr : du monde) pourquoi la FESCI peut-elle sous Koffi Serge agir ainsi ? Lorsque les élèves policiers ont effectué une descente punitive sur le campus universitaire, le 31 Août 2006, nous avons été l'un des quotidiens à dénoncer cette attitude contraire à la loi car nul n'a le droit de se faire justice sauf dans la jungle. Koffi Serge sait pertinemment comment notre reporter ce jour a travaillé à ses côtés dans la fournaise depuis la Cité Rouge jusqu'au campus où les étudiants ont hué Mangou parce que l'accusant d'avoir fermé les yeux sur leur supplice. Oublier tous ces actes et saccager une rédaction pour un droit de réponse qu'on refuse d'assumer est tout de même surprenant. Pourquoi STT refuse t-il à chaque fois de signer les droits de réponse qui engagent la FESCI ? On ne peut créer de jurisprudence seulement pour la FESCI en matière de droit de réponse. Nous rappelons ces deux faits pour éclairer la lanterne des uns et des autres sur notre ouverture. C'est pourquoi nous prenons acte de la barbarie qui s'est passé et félicitons la FESCI pour cet exemple qu'elle donne aux générations futures. Mais, l'histoire ne nous a-t-elle pas suffisamment, ces derniers temps, enseigné que nul n'a le monopole de la violence.
La rédaction
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