Encore une autre intimidation
Notre quotidien souffre beaucoup ces temps ci de son professionnalisme et de son impartialité. Nous souffrons de notre ouverture d'esprit qui fait qui dérange toutes les chapelles politiques et désormais la FESCI dont l'un des responsables a pris sur lui la responsabilité de prendre notre rédaction en otage pour nous contraindre par la force à publier une note de protestation (?) qui en fait est un droit de réponse qui ne respectait ni la forme ni le fond en la matière. Que retenir de la descente des jeunes hier à L'Intelligent d'Abidjan. Simplement qu'elle entre dans la même veine des menaces reçues antérieurement par d'autres personnes dans les hautes sphères de l'Etat. Ceux qui ont pris les journalistes en otage rappellent à ceux qui attendent que nous soyons tués pour ressasser les grandes théories sur l'impunité dont bénéficient certains groupuscules en Côte d'ivoire. Les menaces de mort contre les journalistes de notre rédaction deviennent de plus en sérieuses et il faut que toute la nation soit informée des agissements de certains individus se réclamant de la FESCI. Plus rien ne les arrête et au sommet de l'Etat le mutisme est tel que la complicité est même envisageable. La FESCI n'est pas un Etat dans la Côte d'ivoire pour que malgré les explications données sur la procédure pourtant simple pour exercer un droit de réponse, elle refuse de s'y conformer. La force a ses limites et la crise que vit le pays a permis de le démontrer à tous. Brimer, séquestrer des journalistes sans défense avec en prime le vol de leurs instruments de travail sont des actes en total déphasage avec les professions de foi énumérées par Serge Koffi lors d'un séminaire. L'humiliation et brimades que nous avons subies est la preuve que la FESCI sous Serge Koffi n'a pas encore rompu avec le langage de la violence et de l'intimidation. Peut-être que la FESCI dans les jours à venir assassinera un journaliste de L'intelligent d'Abidjan. Ce ne sera pas un évènement en temps que tel mais ce sera peut-être le prix à payer pour que l'Etat se réveille enfin et ramène la FESCI et ses dirigeants à l'ordre. Hier c'était la LIDHO, l'APDH aujourd'hui c'est un Commissariat et l'Intelligent d'Abidjan qui sont attaqués par la FESCI. Personne ne réagit craignant d'avoir une ''visite de courtoisie'' chez lui où dans les rues. La FESCI ne se rendra pas compte qu'elle commence à agacer tout le monde et même ses ''parrains'' qui pour des raisons bien évidentes ferment les yeux sur les incartades des uns et des autres. Certains ''assaillants'' de notre rédaction ont dit à nos journalistes que nous sommes proches du RDR et tutti et quanti. Nous sommes loin de toutes ces accusations. C'est justement parce que nous sommes ouverts à tous que nous avons des problèmes. Nous sommes insaisissables car nous faisons du journalisme d'information. Tout simplement. Et ni les agressions physiques ni la mort ne pourrait nous intimider et faire changer notre ligne éditoriale.
La rédaction
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