Rapports difficiles maires ? FN : Le Premier ministre promet ses bons offices
Le Premier ministre Soro Kigbafori Guillaume a fait droit hier, au cours d'une audience dans les locaux de Versus Bank, à la requête des maires qui depuis le 23 octobre 2007 avaient émis le souhait de le rencontrer. Une audience qui, selon le président de l'Union des communes et villes de Côte d'Ivoire, François Albert Amichia, au-delà d'une séance d'échanges et d'informations, est une véritable opportunité visant à redonner vie à travers les Maires, à l'ensemble des collectivités municipales, durement affaiblies et éprouvées par cinq années de crise sans précédent dans l'histoire. Le président de l'Uvicoci n'a pas manqué l'occasion d'instruire le Premier ministre et de réitérer avec autant d'instances et d'espoirs nouveaux, toutes les requêtes des maires qui portent sur trois points majeurs. Il a évoqué la situation des maires déplacés des zones centre, nord et ouest (CNO), la situation catastrophique des trésoreries municipales et la question des indemnités des maires ; les projets de textes issus des Etats généraux sur la décentralisation tenus en janvier 2007 et l'ordonnance du 4 octobre 2007 relative à la suppression des compétences des élus locaux en matière de salubrité.
Pour sa part, le Premier ministre a jaugé et a compris que la tâche était ardue. Cependant, il n'a pas fait de fuite en avant. Il a tenu aux maires le langage de la vérité tout en recentrant leur rôle dans le processus de paix et sur l'échiquier politique national. Il a pris l'engagement dans un comité restreint qu'il présiderait avec à ses côtés les ministres de l'Intérieur, de la Ville et de la Salubrité urbaine et de l'Economie et des Finances, d'avoir dans les prochains jours des séances de travail avec le bureau de l'UVICOCI pour analyser de façon méthodique chacune des requêtes des élus municipaux. Il a, pour assurer le succès de la sortie de crise, demandé l'implication de tous et beaucoup de patience et de compréhension aux Ivoiriens. Avant d'indiquer aux maires que la trésorerie de l'Etat est sous perfusion et qu'il faut beaucoup d'ingéniosité au gouvernement pour faire fonctionner le pays. Toutefois, M. Soro s'est engagé à conduire sa mission avec détermination jusqu'à sa fin. Il a rappelé les grands axes de son action à la tête du gouvernement depuis sa formation le 7 avril 2007. Les bailleurs de fonds marquent toujours le pas et pourtant ils sont aptes à juger le processus de paix. Mais le temps n'est plus aux jérémiades. Et de relever l'effort qu'a fait l'Etat de Côte d'Ivoire, pour sur fonds propres, lancer les 25 premières équipes pour le début de l'opération des audiences foraines. Ces équipes passeront à 111 dans les prochains jours et chacune d'elle aura trois mois pour achever sa mission. Le Premier ministre a promis de se pencher sur les rapports difficiles entre les maires et les Forces nouvelles. Comme les préfets et sous-préfets ont réussi à s'adapter, il entend avec persuasion et dans le dialogue, faire comprendre à tous qu'il est urgent pour la Côte d'Ivoire de reprendre le processus de son développement. Une des voies indiquées est le service civique, qui va booster le désarmement et donner un peu plus de dignité à des jeunes qui ont appris à survivre par le jeu des armes. . Le ministre de la Ville et de la Salubrité urbaine, M. Mel Eg Théodore, visiblement pas en odeur de sainteté avec les maires, a joué de plus d'un tour pour essayer de justifier l'ordonnance du 4 octobre et d'apaiser les élus municipaux. En affirmant que ce sont les hommes qui légifèrent et qui se succèdent dans la chaîne des générations. Mais cette ouverture ne lui a pas évité le mauvais rôle de l'avocat du diable. Le ministre de l'Economie et des Finances, M. Charles Koffi Diby, a annoncé que les efforts seront poursuivis pour le redéploiement des services financiers et des régies financières dans la zone nord et que d'ici à fin novembre, les maires pourraient recevoir une dotation minimale pour redémarrer leurs activités. Les propos de l'argentier de l'Etat n'ont malheureusement pas réussi à dérider complètement les visages des maires.
Franck A. Zagbayou
Pour sa part, le Premier ministre a jaugé et a compris que la tâche était ardue. Cependant, il n'a pas fait de fuite en avant. Il a tenu aux maires le langage de la vérité tout en recentrant leur rôle dans le processus de paix et sur l'échiquier politique national. Il a pris l'engagement dans un comité restreint qu'il présiderait avec à ses côtés les ministres de l'Intérieur, de la Ville et de la Salubrité urbaine et de l'Economie et des Finances, d'avoir dans les prochains jours des séances de travail avec le bureau de l'UVICOCI pour analyser de façon méthodique chacune des requêtes des élus municipaux. Il a, pour assurer le succès de la sortie de crise, demandé l'implication de tous et beaucoup de patience et de compréhension aux Ivoiriens. Avant d'indiquer aux maires que la trésorerie de l'Etat est sous perfusion et qu'il faut beaucoup d'ingéniosité au gouvernement pour faire fonctionner le pays. Toutefois, M. Soro s'est engagé à conduire sa mission avec détermination jusqu'à sa fin. Il a rappelé les grands axes de son action à la tête du gouvernement depuis sa formation le 7 avril 2007. Les bailleurs de fonds marquent toujours le pas et pourtant ils sont aptes à juger le processus de paix. Mais le temps n'est plus aux jérémiades. Et de relever l'effort qu'a fait l'Etat de Côte d'Ivoire, pour sur fonds propres, lancer les 25 premières équipes pour le début de l'opération des audiences foraines. Ces équipes passeront à 111 dans les prochains jours et chacune d'elle aura trois mois pour achever sa mission. Le Premier ministre a promis de se pencher sur les rapports difficiles entre les maires et les Forces nouvelles. Comme les préfets et sous-préfets ont réussi à s'adapter, il entend avec persuasion et dans le dialogue, faire comprendre à tous qu'il est urgent pour la Côte d'Ivoire de reprendre le processus de son développement. Une des voies indiquées est le service civique, qui va booster le désarmement et donner un peu plus de dignité à des jeunes qui ont appris à survivre par le jeu des armes. . Le ministre de la Ville et de la Salubrité urbaine, M. Mel Eg Théodore, visiblement pas en odeur de sainteté avec les maires, a joué de plus d'un tour pour essayer de justifier l'ordonnance du 4 octobre et d'apaiser les élus municipaux. En affirmant que ce sont les hommes qui légifèrent et qui se succèdent dans la chaîne des générations. Mais cette ouverture ne lui a pas évité le mauvais rôle de l'avocat du diable. Le ministre de l'Economie et des Finances, M. Charles Koffi Diby, a annoncé que les efforts seront poursuivis pour le redéploiement des services financiers et des régies financières dans la zone nord et que d'ici à fin novembre, les maires pourraient recevoir une dotation minimale pour redémarrer leurs activités. Les propos de l'argentier de l'Etat n'ont malheureusement pas réussi à dérider complètement les visages des maires.
Franck A. Zagbayou