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Elections à l'UTOCI - Les éclairages du consul du Togo en Côte d'Ivoire

A la veille de l'élection du président de l'Union des Togolais de Côte-d'Ivoire (elle aura lieu le dimanche 9 septembre 2007), SEM Gassan Zarour, consul honoraire général de la République du Togo en Côte-d'Ivoire rassure ses compatriotes et se félicite de l'excellence des relations ivoiro-togolaises. Vous êtes le consul du Togo auprès de la République de Côte-d'Ivoire, sous quel signe placez-vous l'élection, dimanche prochain, du président des Togolais de Côte-d'Ivoire et que répondez-vous face aux rumeurs de fraude distillées ça et là ?
Les relations qui existent entre la Côte-d'Ivoire et le Togo sont excellentes puisque nos deux pays se respectent beaucoup entre eux. En ce qui concerne l'élection du président des Togolais de Côte-d'Ivoire, ces élections viennent après un long processus, puisque les autorités togolaises se sont déplacées elles-mêmes à deux reprises. C'est le ministre des affaires étrangères et ses collaborateurs qui ont été envoyées par le chef de l'Etat, le président Faure. Pour cela, tout a été réglé dans les meilleures conditions, puisque les élections se dérouleront sous une forme propre, sereine. Vous savez que les élections du président de l'Utoci, ce sont des élections d'une association comme toutes les autres qui existent déjà. Mais nous avons eu quand même à mettre au point, avec les autorités, un ensemble de dispositifs qui garantiront la transparence du scrutin. Le ministre des Affaires étrangères a mis en place une Commission Electorale représentée par quatre sages. Avec quatre candidats en lice. Nous venons de recevoir trois autorités qui vont superviser les élections, afin d'élire un président consensuel. Il n'y a aucun problème, tout se passe dans les meilleures conditions. Pouvez-vous évoquer l'état de la coopération bilatérale ivoiro-togolaise puisque, ces deux pays, au-delà des relations d'Etat, ont des rapports plus que fraternels ?
Le Togo et la Côte-d'Ivoire ont toujours été deux pays frères. Le Président Houphouet Boigny avait presque parrainé son fils, le général Eyadema. Et c'était une relation exemplaire de coopération, puisque pendant de longues années, le Togolais pouvait venir en Côte-d'Ivoire, vivre sereinement, sans aucune discrimination. Il n'était pas considéré comme un étranger, c'était pratiquement son pays. Aujourd'hui, depuis cinq ans que le consulat existe, nous avons toujours eu de meilleurs relations de coopération avec la Cöte-d'Ivoire. C'est fraternellement que les présidents Gbagbo et Faure Eyadema échangent. Je pense que le Togo a une place importante dans le c?ur des Ivoiriens.
A l'occasion de la Flamme de la Paix, le président togolais était présent. Et le Togo a toujours été présent aux côtés de la Côte-d'Ivoire depuis le début de cette crise avec feu le président Eyadema. Quel message pouvez-vous lancer aux Ivoiriens en faveur de l'unité et de la paix ?
Ce que je peux dire, c'est qu'il est impérieux que les Ivoiriens s'unissent parce que la Côte-d'Ivoire est un pays extraordinaire et essentiel, qui à lui seul, représente 46% du PIB de l'Afrique de l'Ouest. C'est un grand pays qui ne doit pas sombrer, dans lequel tous les Ivoiriens doivent s'entendre, absolument. On ne peut pas vivre éternellement dans un pays où il n'y a pas de sécurité. Je félicite les dirigeants de ce pays, le président Gbagbo et le premier ministre Guillaume Soro en particulier, pour la générosité qu'ils ont eue envers leur peuple. Je souhaite vivement que la paix règne dans ce pays hospitalier et que les relations ivoiro-togolaises demeurent ce qu'elles ont toujours été, c'est-à-dire cordiales.


Entretien réalisé
par Jean Simon Baar

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