Aller au contenu

Affaire Me Assi Emmanuel liquidateur : Raymond Tchimou, procureur de la République : "Le parquet poursuit le liquidateur et non l`avocat"

Le procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan, Raymond Tchimou, est entré, hier, dans le fond, lors d'une conférence de presse, du conflit qui oppose le parquet et les avocats à travers l'avocat Assi Emmanuel.
Ce qui m'intéresse c'est d'amener le liquidateur Assi Emmanuel à réunir le matériel qu'il a disséminé à travers Abidjan?. Ça a été la préoccupation majeure exprimée hier lors d'une conférence de presse au tribunal d'Abidjan (Plateau) par le procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan. Dans la salle de délibération jouxtant la salle des pas perdus prise d'assaut par la presse nationale et internationale, Raymond Tchimou s'est voulu d'entrée très clair quant au conflit qui oppose depuis quelques jours le parquet et les avocats suite aux pressions judiciaires exercées sur l'ex-bâtionnier Me Assi Emmanuel dans une affaire où l'homme s'est retrouvé liquidateur d'une société. L'exécution de la décision de justice s'est faite uniquement à l'encontre d'un liquidateur de société et non d'un avocat, d'où l'objet de notre sincère indignation face à l'attitude et au comportement inexcusable de ce jeune bâtonnier Maîtenon qui a tenu des propos outrageants à l'endroit du chef du parquet d'Abidjan et donc à l'endroit de toute la famille judiciaire?, a expliqué amer, le conférencier qui a le soutien total de tout le parquet. Mettant à profit la présence massive des journalistes, Raymond Tchimou est entré dans les moindres détails du problème à l'origine du conflit relatif à un détournement de biens meubles d'une valeur de 2 milliards de FCFA appartenant à l'Etat de Côte d'Ivoire, par le liquidateur de la société Inter Oil Integrated logistic services dite ILS?. Selon le procureur de la République, c'est depuis le 22 octobre 1999 que la Petroci holdind a signé avec la société Ils, un contrat de partenariat relatif au développement et à la gérance technique de la base de Vridi. Au point 5-1 de ce contrat de partenariat, il a été décidé que les parties conviennent que les biens meubles et immeubles de la base de Vridi, achetés sur financement d'Interoil et d'Intels sont, dès leur acquisition propriété de Petroci exploration Production S.A. Etant entendu que Intels et Interoil prendront un nantissement sur les biens concernés jusqu'à la fin des remboursements financiers relatifs à ces biens. Ce contrat n'a jamais été remis en cause et constituait ainsi la loi des deux parties?. C'est à cause de ces informations du reste connues du liquidateur que s'indigne le procureur de la République. Faisant fi du statut de la Petroci qui est une société d'Etat qui ne pouvait en aucun cas faire l'objet d'une exécution forcée, avec l'assistance de la force publique, ce liquidateur avec ses huissiers et commissaire priseur ont enlevé de force tout le matériel qui se trouvait dans le bureau de la société la située dans l'enceinte de la société Petroci. Malgré tous les efforts faits par le DG de la Petroci pour leur faire entendre raison, les biens meubles appartenant à la Petroci conformément au contrat de partenariat existant entre les deux parties, ont tous été emportés? a vertement dénoncé le conférencier. Qui est revenu sur la procédure du parquet qui devrait obliger le liquidateur à montrer du doigt les endroits où il a caché les biens enlevés. Ce liquidateur Assi Emmanuel de la société ILS n'a pas daigné jusqu'à ce jour restituer les biens de l'Etat. Dans la journée du lundi 10 novembre 2008, il s'est rappelé, dans le but de se soustraire à la loi, qu'il fut bâtonnier de l'ordre des avocats, appelant ainsi ses confrères à venir à son secours en prétextant avoir été enlevé et séquestré dans son cabinet de liquidation par les forces de l'ordre, ce qui était une contre-vérité puisqu'à la demande du procureur général les forces de l'ordre, qui se trouvaient en face de son cabinet et non dans l'enceinte de celui-ci, se sont retirés?, s'est-il voulu explicite.
Raymond Tchimou, qui affirme que la loi sera appliqué dans toute sa rigueur, a révélé toutefois que la battue organisée à travers Abidjan commence à être fructueuse. Dans la mesure où celle-ci a permis de dénicher 4 grues de plus de 30 kgs chacune et de fourchettes dans la zone industrielle de Yopougon au cours des 48 dernières heures.


Félix Teha Dessrait dessrait@yahoo.fr

Dans cet article

Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.