L'imam Sékou Sylla à la veille de la 2ème conférence ordinaire du Cosim : Les imams ont besoin de moyens financiers
Du 27 au 29 avril se tiendra à la mosquée de la Riviera golf la 2ème conférence ordinaire du Cosim. Dans cette interview, l'imam Sékou Sylla, membre du comité d'organisation, développe le contenu de l'événement.
Le Conseil supérieur des imams organise du 27 au 29 avril une rencontre dénommée conférence des imams. De quoi s'agit-il exactement ?
Il s'agit de ce qu'on appelle congrès dans les autres associations. La conférence des imams, c'est tout simplement le congrès du Cosim (Ndlr : Conseil supérieur des imams de Côte d'Ivoire). Elle se tient tous les 5 ans. Nous sommes à la 2ème conférence. La première a eu lieu en 1996 avec le président, l'imam Affou Sanogo. Après, il y a eu le temps d'Anzoumana Konaté. Malheureusement avec la crise, la conférence n'a pu se tenir. Cela allait être très difficile parce que le pays était coupé en deux, alors que la rencontre concerne l'ensemble des imams du territoire national.
Comment s'articule la conférence que vous vous apprêtez à organiser ?
Plusieurs activités sont prévues. Il y aura des travaux sur les textes de l'organisation, sur la politique générale, la politique de financement. La particularité de cette conférence sera l'intronisation du Cheick Aboubacar Fofana, le nouveau président. Conformément aux textes, c'est lui qui été choisi pour remplacer le Cheick Anzoumana Konaté rappelé à Dieu. Ailleurs, on parlerait d'investiture. Le Cheick va être intronisé et officiellement présenté à la communauté musulmane, aux autorités du pays, à la communauté nationale et internationale.
Vous annoncez des travaux sur la politique financière. Quel est l'état des lieux à ce niveau ?
Les imams vivent une situation qui n'a pas évolué. Mais Dieu merci, quelques communautés prennent en charge leur guide religieux. Par exemple, sur le plan médical, on leur apporte une assistance mensuelle, mais ce n'est pas encore le cas pour la majorité des imams. Tous ces points seront abordés. Dans le cadre de l'exercice des activités du Cosim, nous avons besoin de beaucoup de moyens financiers. Aujourd'hui, il est question par exemple d'avoir des structures éducatives et sanitaires. Tout cela nécessite des moyens. Il nous faudra réfléchir à de nouvelles sources de revenus pour être suffisants sur le plan financier. Jusque là, nos moyens viennent des cotisations ou de la vente des cartes de membres. Ce qui n'est pas suffisant par rapport aux besoins.
Il y aura aussi une conférence sur la responsabilité des imams dans la reconstruction de la nation. S'agira-t-il d'un simple exposé, ou bien irez-vous au-delà en élaborant un plan d'actions concrètes pour la paix ?
Les grandes lignes de nos actions serons dégagées, et au fil du temps, nous verrons dans l'exécution ce que chaque imam est appelé à faire. Il nous appartiendra de désarmer les c?urs des uns et des autres pour que nous empruntions tous cette fois-ci un vrai train de la paix. Nous invitons les fidèles à se mobiliser surtout le dimanche 29 avril pour le clou de nos activités. Nous les attendons à la grande mosquée de la Riviera Golf pour être témoins de cet événement historique qu'est l'intronisation du Cheick Fofana. Nous demandons également leur assistance. Cette conférence va regrouper au minimum 300 imams de Côte d'Ivoire et des représentants de 28 pays du monde. Cela demande beaucoup de moyens.
Interview réalisée par Cissé Sindou
Col : Koffi Serges (Stagiaire)
Le Conseil supérieur des imams organise du 27 au 29 avril une rencontre dénommée conférence des imams. De quoi s'agit-il exactement ?
Il s'agit de ce qu'on appelle congrès dans les autres associations. La conférence des imams, c'est tout simplement le congrès du Cosim (Ndlr : Conseil supérieur des imams de Côte d'Ivoire). Elle se tient tous les 5 ans. Nous sommes à la 2ème conférence. La première a eu lieu en 1996 avec le président, l'imam Affou Sanogo. Après, il y a eu le temps d'Anzoumana Konaté. Malheureusement avec la crise, la conférence n'a pu se tenir. Cela allait être très difficile parce que le pays était coupé en deux, alors que la rencontre concerne l'ensemble des imams du territoire national.
Comment s'articule la conférence que vous vous apprêtez à organiser ?
Plusieurs activités sont prévues. Il y aura des travaux sur les textes de l'organisation, sur la politique générale, la politique de financement. La particularité de cette conférence sera l'intronisation du Cheick Aboubacar Fofana, le nouveau président. Conformément aux textes, c'est lui qui été choisi pour remplacer le Cheick Anzoumana Konaté rappelé à Dieu. Ailleurs, on parlerait d'investiture. Le Cheick va être intronisé et officiellement présenté à la communauté musulmane, aux autorités du pays, à la communauté nationale et internationale.
Vous annoncez des travaux sur la politique financière. Quel est l'état des lieux à ce niveau ?
Les imams vivent une situation qui n'a pas évolué. Mais Dieu merci, quelques communautés prennent en charge leur guide religieux. Par exemple, sur le plan médical, on leur apporte une assistance mensuelle, mais ce n'est pas encore le cas pour la majorité des imams. Tous ces points seront abordés. Dans le cadre de l'exercice des activités du Cosim, nous avons besoin de beaucoup de moyens financiers. Aujourd'hui, il est question par exemple d'avoir des structures éducatives et sanitaires. Tout cela nécessite des moyens. Il nous faudra réfléchir à de nouvelles sources de revenus pour être suffisants sur le plan financier. Jusque là, nos moyens viennent des cotisations ou de la vente des cartes de membres. Ce qui n'est pas suffisant par rapport aux besoins.
Il y aura aussi une conférence sur la responsabilité des imams dans la reconstruction de la nation. S'agira-t-il d'un simple exposé, ou bien irez-vous au-delà en élaborant un plan d'actions concrètes pour la paix ?
Les grandes lignes de nos actions serons dégagées, et au fil du temps, nous verrons dans l'exécution ce que chaque imam est appelé à faire. Il nous appartiendra de désarmer les c?urs des uns et des autres pour que nous empruntions tous cette fois-ci un vrai train de la paix. Nous invitons les fidèles à se mobiliser surtout le dimanche 29 avril pour le clou de nos activités. Nous les attendons à la grande mosquée de la Riviera Golf pour être témoins de cet événement historique qu'est l'intronisation du Cheick Fofana. Nous demandons également leur assistance. Cette conférence va regrouper au minimum 300 imams de Côte d'Ivoire et des représentants de 28 pays du monde. Cela demande beaucoup de moyens.
Interview réalisée par Cissé Sindou
Col : Koffi Serges (Stagiaire)