Banque mondiale - Vers la reprise des prêts et crédits à la Côte d'Ivoire
La Côte d'Ivoire renoue avec la Banque mondiale. C'est ce qui ressort de la dernière visite de la délégation ivoirienne au pays de l'Oncle Sam. En effet, La Banque mondiale et le gouvernement de la Côte d'Ivoire viennent de trouver un accord qui pourrait faciliter une reprise des prêts et crédits de l'institution à la Côte d'Ivoire. A en croire le récent communiqué de l'institution, l'accord est intervenu le 16 avril 2007 à Washington DC, en marge des Assemblées de Printemps de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International, suite à des discussions avec la délégation ivoirienne, conduite par le ministre de l'Economie et des Finances, M. Charles Diby Koffi. Selon l'accord, les prochaines étapes du processus comprendraient, pour ce qui concerne la Banque mondiale, la préparation d'un don de pré-apurement des arriérés pour financer la démobilisation et la réintégration des ex-combattants, la réhabilitation communautaire et la consolidation de la paix. Ce don est estimé à 100 millions de dollars. Cependant, avant l'octroi du don, le gouvernement ivoirien s'est engagé à commencer le paiement de son service de la dette. Parallèlement à tout cela, la Côte d'Ivoire va travailler avec la Banque mondiale sur les moyens d'apurement total des arriérés d'ici fin 2007 ou début 2008. L'apurement total des arriérés permettrait alors à la Banque mondiale de reprendre un programme d'assistance entier qui rouvrirait la possibilité pour la Côte d'Ivoire de rechercher et d'obtenir des prêts et crédits auprès de l'institution. Rappelons que la Banque mondiale a suspendu ses décaissements et tout nouveau prêt à la Côte d'Ivoire en novembre 2004 du fait de non paiement des arriérés de dettes estimés à 422 millions de dollars à fin mars 2007. Précisons que malgré cette suspension, la Banque mondiale est restée engagée dans le pays, non seulement à travers un dialogue permanent avec le gouvernement, mais aussi à travers le financement de certains projets sociaux, comme la réhabilitation communautaire et la réintégration d'enfants soldats. Et cela, grâce à des dons acquis sur Fonds Post-conflit et la planification post-conflit ainsi que la gouvernance. Par le biais d'un financement dénommé Fonds pour Pays à Faibles Revenus en Difficulté (Low Income Countries Under Stress - LICUS, en anglais). Comme on le constate, la délégation ivoirienne qui était également composée du ministre d'Etat, ministre du Plan et du Développement, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, a été très fructueuse et augure des lendemains meilleurs pour la Côte d'Ivoire.
Jean Eric ADINGRA
Jean Eric ADINGRA