Envoi de 150 Casques bleus burkinabé en Côte d'Ivoire - Pourquoi le Burkina s'est rétracté
Le retrait du projet de loi à l'Assemblée nationale burkinabé, portant sur l'envoi de 150 casques bleus à Abidjan, n'est pas dû à une crise diplomatique. La mauvaise communication sur ce dossier a poussé le pouvoir du Faso à son retrait pur et simple.
Petite pince dans les nouvelles amours ivoiro-burkinabé ? L'affaire du contingent burkinabé de casques bleus annoncés à Abidjan, a créé un malaise au point où l'Assemblée nationale du Faso a décidé mardi, contre toute attente, de retirer le projet de loi sur ce dossier devenu brûlant. En quelques jours, une vraie patate chaude a été refilée au président Blaise Compaoré, obligé du haut de son rôle de facilitateur de veiller au renforcement de la cordialité des rapports entre les ex-belligérants du conflit ivoirien. Selon des sources proches de la médiation, aucune crise diplomatique n'explique ce revirement de dernière minute. Prenant à rebrousse-poil ceux qui évoquent un couac diplomatique , elles soulignent que la communication a été mal montée autour de cette opération présentée à tort comme un contingent de casques bleus, Agents 007 venus assurer la sécurité du Premier ministre Guillaume Soro. Pourtant le point 8.2 de l'Accord politique de Ouagadougou avait déjà tracé le cadre de l'envoi de troupes militaires africaines supplémentaires pour participer à la mission de paix des Forces impartiales en Côte d'Ivoire. L'objectif était d'assurer une présence militaire au facilitateur, surtout pour le suivi in situ du Centre de commandement intégré, maître d'ouvrage des opérations de démantèlement, de démobilisation et de désarmement. Le chef de l'Etat pour marquer son approbation, avait écrit au secrétaire général des Nations unies pour l'envoi de troupes africaines. Ce projet a été accéléré par l'attentat contre le Premier ministre le 29 juin à Bouaké. Cette tentative criminelle contre le leader des Forces nouvelles a remis sur le tapis le nécessaire renforcement de la sécurité du processus de paix. Tous les partenaires avaient donné leur accord pour une coloration africaine plus poussée aux troupes onusiennes, mais les Etats-Unis étaient assez réservés sur cette question. Principaux financiers de la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire, ils voyaient d'un mauvais ?il l'augmentation de l'effectif des forces impartiales présentes à Abidjan. Les tractations diplomatiques ont alors étaient engagées pour rogner sur l'effectif des pays déjà présents.
Les choses en étaient là quand l'information de l'envoi d'un contingent burkinabé en Côte d'Ivoire pour assurer la sécurité du Premier ministre a fait l'effet d'une douche froide. A Abidjan comme à Ouagadougou, elle a créé un malaise, obligeant l'Assemblée nationale burkinabé à renvoyer cette affaire aux calendes grecques. Pour le moment.
Assoumane Bamba
Petite pince dans les nouvelles amours ivoiro-burkinabé ? L'affaire du contingent burkinabé de casques bleus annoncés à Abidjan, a créé un malaise au point où l'Assemblée nationale du Faso a décidé mardi, contre toute attente, de retirer le projet de loi sur ce dossier devenu brûlant. En quelques jours, une vraie patate chaude a été refilée au président Blaise Compaoré, obligé du haut de son rôle de facilitateur de veiller au renforcement de la cordialité des rapports entre les ex-belligérants du conflit ivoirien. Selon des sources proches de la médiation, aucune crise diplomatique n'explique ce revirement de dernière minute. Prenant à rebrousse-poil ceux qui évoquent un couac diplomatique , elles soulignent que la communication a été mal montée autour de cette opération présentée à tort comme un contingent de casques bleus, Agents 007 venus assurer la sécurité du Premier ministre Guillaume Soro. Pourtant le point 8.2 de l'Accord politique de Ouagadougou avait déjà tracé le cadre de l'envoi de troupes militaires africaines supplémentaires pour participer à la mission de paix des Forces impartiales en Côte d'Ivoire. L'objectif était d'assurer une présence militaire au facilitateur, surtout pour le suivi in situ du Centre de commandement intégré, maître d'ouvrage des opérations de démantèlement, de démobilisation et de désarmement. Le chef de l'Etat pour marquer son approbation, avait écrit au secrétaire général des Nations unies pour l'envoi de troupes africaines. Ce projet a été accéléré par l'attentat contre le Premier ministre le 29 juin à Bouaké. Cette tentative criminelle contre le leader des Forces nouvelles a remis sur le tapis le nécessaire renforcement de la sécurité du processus de paix. Tous les partenaires avaient donné leur accord pour une coloration africaine plus poussée aux troupes onusiennes, mais les Etats-Unis étaient assez réservés sur cette question. Principaux financiers de la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire, ils voyaient d'un mauvais ?il l'augmentation de l'effectif des forces impartiales présentes à Abidjan. Les tractations diplomatiques ont alors étaient engagées pour rogner sur l'effectif des pays déjà présents.
Les choses en étaient là quand l'information de l'envoi d'un contingent burkinabé en Côte d'Ivoire pour assurer la sécurité du Premier ministre a fait l'effet d'une douche froide. A Abidjan comme à Ouagadougou, elle a créé un malaise, obligeant l'Assemblée nationale burkinabé à renvoyer cette affaire aux calendes grecques. Pour le moment.
Assoumane Bamba