Crise au quotidien Le courrier d'abidjan?- Le CECOS bat Allan Aliali sur ordre de Sylvestre Konin
La crise que vit le quotidien, Le Courrier d'Abidjan depuis le mardi 13 novembre 2007 a pris une autre dimension. Allan Aliali, co-gérant de cette entreprise de presse, a été battu, séquestré, violenté après avoir été mis presque nu par les membres de l'équipage CECOS n°01 et N°08 ,dans la nuit du vendredi 23 novembre dernier, au siège du Courrier d'Abidjan, à la Riviera Bonoumin. "Je me rendais à mon bureau le vendredi nuit (ndlr, 23 novembre 2007) quand je suis tombé sur des membres de l'équipage Cecos N°01 et N°08 dans les 4x4 pick-up armés jusqu'aux dents. A peine ont-ils garé leur véhicule que Sylvestre Konin a crié : Le voilà", me désignant. Alors sans autre forme de procès, ils se sont jetés sur moi pour me battre avec des ceintures et des morceaux de bois. Ensuite, ils m'ont mis presque nu avant de me conduire manu militari à l'école de gendarmerie où j'ai encore été roué de coups", a expliqué Allan Aliali hier à la presse, au maquis l'Impeccable, aux Deux Plateaux 7ème Tranche.
Mais, a poursuivi le co-gérant du Courrier d'Abidjan, la barbarie de ses bourreaux ne s'est pas limitée à lui. Les journalistes qu'ils ont trouvés devant le journal ainsi que ses amis qui l'accompagnaient ont tous subi le même traitement avant d'être relâchés dans la même soirée.
"Face à cette barbarie qui ne dit pas son nom, j'ai décidé de porter plainte contre les membre de l'équipage Cecos N°01 et n°08. Mais avant tout, je tiens à interpeller vivement le général Guiai Bi Poin, commandant du Cecos dont les éléments ont agit comme si nous étions dans un état de non-droit. Heureusement pour nous, toute cette barbarie a été filmée. Et donc je vais saisir le commissaire du gouvernement, le colonel Ange Kessi, pour que justice soit rendue", a confié Allan Aliali.
Par ailleurs, le conférencier s'est adressé à Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale qui, selon le député Williams Attéby, serait impliqué dans ces événements malheureux qu'il a vécus.
"Lorsque nous nous sommes retrouvés au commissariat du 18ème arrondissement, toujours dans le cadre de cette crise, j'ai noté la présence du député Williams Attéby. Alors je lui ai demandé ce qu'il faisait dans cette affaire qui oppose deux associés. Il a répondu que c'est le président Mamadou Koulibaly qui l'a appelé pour qu'il apporte son soutien à Sylvestre Konin. C'est pourquoi je voudrais inviter le président de l'Assemblée nationale à se prononcer sur la question. Parce que je ne peux pas comprendre qu'une telle personnalité pour qui nous , les jeunes, avons une grande admiration, puisse soutenir Sylvestre Konin, un fossoyeur de la République qui paye des jeunes ivoiriens depuis 4 ans au noir, sans bulletin de salaire ni de couverture médicale et sociale", a-t-il dévoilé.
Avant de clore son intervention, il a rappelé la situation actuelle du journal. "Pour l'heure, le journal est fermé. Sylvestre Konin exige qu'on lui paye 200 millions FCFA pour se retirer du journal. Nous lui avons dit que c'était un peu trop. Et que cela mettrait à la rue les 58 travailleurs de l'entreprise.
D'autant plus qu'il a provoqué par sa gestion approximative un trou de près 84 millions FCFA. Alors comme solution, il veut la liquidation. Nous disons ok. et dans le même temps, nous tenons à rassurer tous les travailleurs, que leurs salaires de novembre seront payés et leur emplois seront garantis malgré tout", a annoncé Allan Aliali. Il représente Narcisse Koffi qui détient 50% des actions de l'entreprise au même titre que Sylvestre Konin.
Serikpa Benson
Mais, a poursuivi le co-gérant du Courrier d'Abidjan, la barbarie de ses bourreaux ne s'est pas limitée à lui. Les journalistes qu'ils ont trouvés devant le journal ainsi que ses amis qui l'accompagnaient ont tous subi le même traitement avant d'être relâchés dans la même soirée.
"Face à cette barbarie qui ne dit pas son nom, j'ai décidé de porter plainte contre les membre de l'équipage Cecos N°01 et n°08. Mais avant tout, je tiens à interpeller vivement le général Guiai Bi Poin, commandant du Cecos dont les éléments ont agit comme si nous étions dans un état de non-droit. Heureusement pour nous, toute cette barbarie a été filmée. Et donc je vais saisir le commissaire du gouvernement, le colonel Ange Kessi, pour que justice soit rendue", a confié Allan Aliali.
Par ailleurs, le conférencier s'est adressé à Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale qui, selon le député Williams Attéby, serait impliqué dans ces événements malheureux qu'il a vécus.
"Lorsque nous nous sommes retrouvés au commissariat du 18ème arrondissement, toujours dans le cadre de cette crise, j'ai noté la présence du député Williams Attéby. Alors je lui ai demandé ce qu'il faisait dans cette affaire qui oppose deux associés. Il a répondu que c'est le président Mamadou Koulibaly qui l'a appelé pour qu'il apporte son soutien à Sylvestre Konin. C'est pourquoi je voudrais inviter le président de l'Assemblée nationale à se prononcer sur la question. Parce que je ne peux pas comprendre qu'une telle personnalité pour qui nous , les jeunes, avons une grande admiration, puisse soutenir Sylvestre Konin, un fossoyeur de la République qui paye des jeunes ivoiriens depuis 4 ans au noir, sans bulletin de salaire ni de couverture médicale et sociale", a-t-il dévoilé.
Avant de clore son intervention, il a rappelé la situation actuelle du journal. "Pour l'heure, le journal est fermé. Sylvestre Konin exige qu'on lui paye 200 millions FCFA pour se retirer du journal. Nous lui avons dit que c'était un peu trop. Et que cela mettrait à la rue les 58 travailleurs de l'entreprise.
D'autant plus qu'il a provoqué par sa gestion approximative un trou de près 84 millions FCFA. Alors comme solution, il veut la liquidation. Nous disons ok. et dans le même temps, nous tenons à rassurer tous les travailleurs, que leurs salaires de novembre seront payés et leur emplois seront garantis malgré tout", a annoncé Allan Aliali. Il représente Narcisse Koffi qui détient 50% des actions de l'entreprise au même titre que Sylvestre Konin.
Serikpa Benson