Cherté de la vie : Des raisons de mobiliser tout le monde
L'inflation des prix des produits de grande consommation, provoquée par des facteurs endogènes et exogènes, met davantage les dirigeants en difficulté. Ceux des pays en voie de développement, notamment les Africains sont les plus exposés. Pour trouver une solution durable à cette crise, les ministres de Finances de l'UEMOA se réunissent ce matin à l'Agence principale de la BCEAO d'Abidjan. POUR UNE FOIS, en Afrique, tout le monde se mobilise pour une cause commune : l'inflation des prix des produits de grande consommation. Depuis la survenue de ce phénomène mondial, il ne se passe de jour sans qu'il y ait des manifestations de rue. En Côte d'Ivoire,
les manifestations de rue ont duré 2 jours (du 1er au 2 avril 2008). La raison est que sur le marché national, les prix des produits ont grimpé de façon exponentielle.
Pire, les produits agricoles qui ne sont assujettis à aucune taxe, ont connu également cette hausse. Ce qui a valu la sortie du Président de la république ivoirien Laurent Gbagbo, puis sa rencontre avec les organisations
syndicales et associations de défense des consommateurs. Les mesures arrêtées, ont consisté en la baisse des droits de Douane et d'Impôt, pour une période de trois mois, afin d'amoindrir la souffrance de la population. Dans d'autre contrées du monde où des manifestants sont descendus dans la rue, des solutions ont été proposées. Malheureusement, elles ont une durée de vie très courte. La réalité est qu'aucun pays ne peut supporter à lui seul le poids de l'inflation. C'est un phénomène mondial dû à la flambé du cours du pétrole; à l'accroissement du nombre de la population, mais aussi à la sécheresse et aux inondations intervenues dans certains pays du monde ainsi que l'utilisation de certaines matières premières dans la fabrication du biocarburant. Tous ces éléments ont milité en faveur de cette nouvelle inflation que le président ivoirien qualifie d'inflation importée?. Malheureusement, la population affamée ne voit pas les choses sur cet angle. Au point où elle n'hésite pas à s'en prendre au régime en place. Ainsi, depuis cette crise, les accusations contre les régimes africains sont devenues légion. De peur d'être emportés, certains ont usé avec
la manière forte.
DES RESPONSABILITES
A un certain degré, les dirigeants ont une part de responsabilité. Car, depuis peu, l'on savait le changement du marché. Le cours du baril du pétrole devait
servir d'élément indicatif du danger qui guettait la société. De 30 dollars le baril en 2001, le prix s'est envolé, dépassant aujourd'hui la centaine de dollars. Le
nombre croissant de la population était aussi un élément indicateur, et qu'il fallait accroître la production agricole, notamment le riz. Aussi, en s'engageant
dans la production du biocarburant, personne ne s'est souciée du danger alimentaire. A telle enseigne que des espaces servant à la culture des produits alimentaires, ont servi à cultiver autre chose.
Honoré Kouassi
les manifestations de rue ont duré 2 jours (du 1er au 2 avril 2008). La raison est que sur le marché national, les prix des produits ont grimpé de façon exponentielle.
Pire, les produits agricoles qui ne sont assujettis à aucune taxe, ont connu également cette hausse. Ce qui a valu la sortie du Président de la république ivoirien Laurent Gbagbo, puis sa rencontre avec les organisations
syndicales et associations de défense des consommateurs. Les mesures arrêtées, ont consisté en la baisse des droits de Douane et d'Impôt, pour une période de trois mois, afin d'amoindrir la souffrance de la population. Dans d'autre contrées du monde où des manifestants sont descendus dans la rue, des solutions ont été proposées. Malheureusement, elles ont une durée de vie très courte. La réalité est qu'aucun pays ne peut supporter à lui seul le poids de l'inflation. C'est un phénomène mondial dû à la flambé du cours du pétrole; à l'accroissement du nombre de la population, mais aussi à la sécheresse et aux inondations intervenues dans certains pays du monde ainsi que l'utilisation de certaines matières premières dans la fabrication du biocarburant. Tous ces éléments ont milité en faveur de cette nouvelle inflation que le président ivoirien qualifie d'inflation importée?. Malheureusement, la population affamée ne voit pas les choses sur cet angle. Au point où elle n'hésite pas à s'en prendre au régime en place. Ainsi, depuis cette crise, les accusations contre les régimes africains sont devenues légion. De peur d'être emportés, certains ont usé avec
la manière forte.
DES RESPONSABILITES
A un certain degré, les dirigeants ont une part de responsabilité. Car, depuis peu, l'on savait le changement du marché. Le cours du baril du pétrole devait
servir d'élément indicatif du danger qui guettait la société. De 30 dollars le baril en 2001, le prix s'est envolé, dépassant aujourd'hui la centaine de dollars. Le
nombre croissant de la population était aussi un élément indicateur, et qu'il fallait accroître la production agricole, notamment le riz. Aussi, en s'engageant
dans la production du biocarburant, personne ne s'est souciée du danger alimentaire. A telle enseigne que des espaces servant à la culture des produits alimentaires, ont servi à cultiver autre chose.
Honoré Kouassi