Aller au contenu
Le Patriote
· 3 min de lecture

Quelques dates

2002--
- 22 sept: Premiers renforts français pour assurer la protection des étrangers, trois jours après le début du soulèvement contre le régime du Président Laurent Gbagbo.
- 25 sept: Plusieurs milliers de jeunes manifestent bruyamment devant l'ambassade de France à Abidjan notamment, pour protester contre la présence de l'opposant Alassane Ouattara à la résidence de l'ambassadeur de France.
- 2 et 3 octobre : Plusieurs milliers de personnes manifestent à Bouaké (centre), aux mains des rebelles du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), contre l'intervention française et demandent la démission du président Gbagbo.
A Abidjan, plusieurs dizaines de milliers de partisans du pouvoir réaffirment leur soutien au chef de l'Etat et fustigent l'attitude de la France.
- 8 octobre Le président Gbagbo, évoquant la montée d'un "sentiment anti-français", demande aux Ivoiriens de "laisser les Français tranquilles".
- 22 octobre Plusieurs milliers de personnes dites patriotes manifestent violemment devant la base militaire française à Abidjan (43 ème BIMA), tentant d'arracher la grille de la base. Ils sont repoussés à coups de grenades lacrymogènes et de lances à incendie par les soldats français.
--2003--
- 3 janvier: Le chef de la diplomatie française Dominique de Villepin connaît un accueil mouvementé à la résidence présidentielle où il reste bloqué près d'une heure par des manifestants hostiles.
- 21 janvier: Deux soldats français sont blessés, dont un grièvement, dans un accrochage avec une trentaine d'"éléments incontrôlés" au nord de Duékoué.
- 25-28 janvier: Manifestations anti-françaises à Abidjan pour dénoncer les accords signés le 24 du mois, à Marcoussis (France) et prévoyant un partage du pouvoir, avec un gouvernement dans lequel entrent les rebelles. Les manifestations suscitées par les "jeunes patriotes", partisans du chef de l'Etat, dégénèrent en attaques contre différents lieux symbolisant la présence française. Des ressortissants français ou occidentaux sont pris à partie par la foule.
- 3 février: Manifestation de quelques 6.000 "femmes patriotes" devant l'ambassade de France pour protester contre Marcoussis.
- 29 novembre : Heurts entre les forces françaises et des éléments de l'armée nationale qui tentaient de franchir la "zone de confiance" démilitarisée accompagnés de partisans du président.
- 2 décembre: Quelques centaines de partisans du président
Gbagbo manifestent devant la base militaire française pour exiger le départ des soldats français, avant d'en être délogés par la police.
--2004--
-18 mai: Quelques dizaines de jeunes d'un syndicat étudiant proche du régime tentent de pénétrer de force dans un lycée français d'Abidjan.
-5 juin: Un ressortissant français est agressé et molesté à un barrage dressé par une dizaine de "jeunes patriotes" à proximité de l'aéroport.
Quelques centaines de jeunes favorables au président Gbagbo manifestent violemment devant l'ambassade de France à Abidjan avant de se livrer à une "chasse au Blanc" dans le centre-ville. Plus d'une quarantaine de
Français sont agressés.
- 25 juin: Un soldat français est mortellement blessé par un soldat des forces ivoiriennes au sud Yamoussoukro (centre).
- 6 novembre: Neuf soldats français sont tués et une trentaine blessés dans un cantonnement militaire français à Bouaké (centre) lors d'une attaque aérienne des forces gouvernementales. Le président français
Jacques Chirac ordonne la destruction de tous les "moyens aériens militaires ivoiriens". La riposte française est suivie de nombreuses scènes de pillages, de destruction d'édifices scolaires et d'entreprises françaises ou considérées comme telles et de violentes manifestations anti-françaises à Abidjan.
- 12 novembre: Plusieurs dizaines de femmes blanches ont été violées lors des pillages, indique une source militaire française à Paris. Il n'y a eu aucun décès de Français lors des violences, indique le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
- Le 21 octobre 2003, le journaliste français Jean
Hélène, correspondant de Radio France Internationale
(RFI), a été tué à Abidjan d'une balle dans la tête tirée par un policier, qui sera condamné à 17 ans de prison ferme. Depuis le 16 avril 2004, le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, correspondant de La
Lettre du continent, publication confidentielle consacrée à l'Afrique, est porté disparu. Il a été vu pour la dernière fois sur le parking d'un supermarché dans la capitale économique ivoirienne en compagnie du beau-frère de l'épouse du Président Gbagbo.
Une sélection de TL

Dans cet article

Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.